Vannes. Ludovic Durain, le premier avocat « libéré » de la sécurité sociale est Breton [video]

Une réunion du Mouvement des libérés

26/01/2016 – 08H00 Vannes (Breizh-info.com) – Maître Ludovic Durain, avocat aux barreaux de Vannes et de Tours, déclare au micro de Jean-Michel Le Bot, du Mouvement des libérés de la Sécurité Sociale, qu’il s’est lui aussi « libéré » de ces contraintes administratives françaises. Il est ainsi le premier avocat de France, à déclaré ouvertement s’être libéré du système de la sécurité sociale, et à rejoindre le mouvement fondé par Claude Reichman .  Pour le moment, l’avocat a souscrit une assurance « de son choix, comme le droit le permet, pour l’assurance maladie ». Il parle également de faire la même démarche pour l’assurance retraite. « Quand je constate que certains systèmes sont voués à l’échec, j’essaie de trouver la parade pour prévenir et garantir ma retraite, mon avenir. ».

Ludovic Durain – au départ spécialiste dans le droit immobilier – propose toutefois aide et conseils aux sympathisants du mouvement, qui vise à mettre fin au monopole de la sécurité sociale. Dans un entretien réalisé par Jean-Michel Le Bot, Maître Durain explique les raisons qui l’ont poussé à rejoindre ce mouvement.

 « Pour certains de mes confrères, la situation est très difficile. Il y a une vrai pauvreté chez des avocats de France » explique Maître Durain. De nombreux avocats de France vivent actuellement, malgré la difficile activité qu’ils exercent, sous le seuil de pauvreté. Que cela soit à Paris, mais aussi dans le reste de la France. Si certains ténors du barreau sont très médiatiques et bénéficient d’un niveau de vie confortable, ça n’est pas le lot de nombre d’entre eux.

Dans une tribune intitulée « Il faut tuer le RSI », son président, Claude Reichman, indiquait récemment : « Il y a trois millions d’entreprises en France, petites ou moyennes dans leur immense majorité. Elles sont les seules à produire de la richesse dans notre pays. Ce qui signifie que les 66 millions de Français dépendent pour leur survie de ces trois millions d’entreprises. Or le Régime social des indépendants (RSI), la sécurité sociale de ces trois millions de chefs d’entreprise, leur prend la moitié, et parfois plus, de ce qu’ils gagnent ! On n’a jamais vu dans le monde une « protection sociale » à ce prix. Et bien entendu le bilan de toutes ces entreprises s’effondre, les conduisant inexorablement à la faillite, et la France à la ruine ! ».

Evoquant le début d’une offensive contre la RAP, ce dernier écrit : « Nous décrétons aujourd’hui la mobilisation générale. L’ordre de mission est le suivant : « Il faut tuer le RSI ! ». L’offensive va commencer par une attaque massive contre la RAM. La RAM, c’est la « Réunion des assureurs maladie », qui représente 57 % des activités du RSI dans l’assurance maladie. Or la RAM agit dans la plus complète illégalité. » avant de conclure : « Tous les travailleurs indépendants et professionnels libéraux sont donc en droit de refuser de payer quelque cotisation que ce soit à la RAM et de la poursuivre devant les tribunaux. La RAM doit disparaître immédiatement. Et le RSI disparaîtra aussitôt, dans la foulée. Le travail de salut public que les politiciens ne veulent pas accomplir, nous allons le faire. La leçon que nous allons administrer à ceux qui, depuis des décennies, ont conduit notre pays à la catastrophe, sera le début du grand sursaut national.»

Le Mouvement des libérés  semble séduire un nombre croissant d’artisans, de petits entrepreneurs, de professions libérales, qui se sentent asphyxiés sous les charges et les dépenses liées à leurs professions respectives. Bien implanté en Bretagne, ce mouvement s’inscrit dans la contestation, plus large, contre le système administratif et fiscal français ; la crise agricole et la révolte d’une partie des éleveurs et producteurs, ou encore précédemment les Bonnets rouges, laissent à penser que la région pourrait être sous peu, fortement secouée par une contestation importante et virulente. L’Etat sait néanmoins sortir, quand il le faut, le chéquier afin de freiner certaines ardeurs …

Photo : DR
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  • Jacques

    Très intéressant mais bien dommage de lire en permanence l’évocation de la « France »….
    A chaque fois, les Bretons justifient leur action en se référent à la France qu’il conviendrait de sauver!
    Résultat, leur démarche ne prend pas en Bretagne et l’ensemble retombe comme un soufflé!
    L’exemple des éleveurs de porc breton est particulièrement démonstratif : 66% de la production hexagonale et ils ne parlent que de « sauver la production française » en évitant soigneusement d’évoquer la Bretagne sauf pour mettre un préservatif rose sur la tête, jouer les gros bras et gesticuler un Gwenn ha Du!
    Les Avocats Bretons vont-ils se mettre également au port crânien du préservatif pour partir sauver la France?
    Est-il possible aux Bretons d’arrêter de se justifier avec la France et d’assumer enfin leur action en tant que Breton agissant pour un avenir meilleur en Bretagne…?!
    Sinon pour en revenir au RSI/RAM, merci de nous tenir informé de l’évolution de cette démarche en Bretagne!