Rennes. Trois mineurs isolés étrangers s’en prennent aux forces de police

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26/08/2016 – 05H45 Rennes (Breizh-info.com) – Nouvel épisode concernant des mineurs isolés étrangers à Rennes. Cette fois-ci, après une tentative de cambriolage, trois d’entre eux ont attaqué des policiers. Au sein de la police, mais également de la population rennaise, la coupe est pleine. Cela est révélé par l’affrontement du mois d’août entre de jeunes rennais et ces immigrés. Beaucoup estiment qu’ils agissent en toute impunité à Rennes.

Mardi soir, 23 août, la police est alertée pour un cambriolage Avenue Henri-Fréville, dans un pavillon. Un équipage de la Bac (Brigade Anti Criminalité) se déplace et surprend en flagrant délit les trois immigrés. Alors, ces derniers agressent les policiers, qui sont obligés d’appeler des renforts. Les trois mineurs isolés étrangers finissent par être arrêtés et placés en garde à vue au commissariat, boulevard de la Tour d’Auvergne.

Les tests osseux ont confirmé la minorité de ces jeunes – pris en charge financièrement par le département d’Ille et Vilaine. Ils seront donc jugés par le tribunal des mineurs. Ils ont d’ailleurs été remis en liberté dans la foulée mercredi soir, en attendant leur convocation.

Sur Rennes, ils sont nombreux – se prétendant mineurs isolés étrangers mais certains étant majeurs – à voler, agresser, dépouiller, depuis des semaines dans les rues du centre-ville. Les informations officielles mais confidentielles que nous possédons nous permettent d’affirmer qu’une large partie d’entre eux sont la plupart du temps relâchés après avoir commis leurs méfaits. La police de Rennes, mais aussi de toute l’Ille et Vilaine, les côtoie au quotidien. Elle est excédée. nombre d’entre eux nous confient – toujours sous anonymat – leur ras le bol.

« Notre boulot ne sert strictement à rien » affirme l’un d’entre eux. « Que nous les arrêtions pour un racket, pour une barrette de shit ou un cambriolage, ou pour une agression, ils ressortent, ils prennent du sursis ou un rappel à la loi, et rarement quelques mois de prison ». L’expulsion ? « Cela n’arrive absolument jamais » nous dit-il, désabusé. « Et ça n’est pas ceux qui font des promesses politiques qui vont les mettre en pratique ; c’est au sein de la justice, mais aussi du droit français, qu’il faut faire la révolution ».

Le cas de Mohamed L, né en Algérie en 1997 est d’ailleurs parfaitement révélateur. Pris en charge en tant que mineur isolé étranger en Ille et vilaine. Vol en réunion le 2 mai 2014 à Rennes (17 ans). Dégradation aggravée le 26 septembre de la même année. Vol par effraction le 27 juillet 2014. Menaces de mort en juillet 2014. (emprisonné un mois  à Orvault en août 2014). Vol par effraction fin juillet et début août 2014. (3 mois de prison). Infraction à la loi sur les stupéfiants en mars (trois fois) 2015, convoqué devant le juge pour enfant et condamné à du sursis. Exhibition sexuelle en avril 2015. Infraction à la loi sur les stupéfiants en 2016, assortie d’une simple composition pénale. Pris en charge par la police aux frontières, avec obligation de quitter le territoire (mis en rétention au CRA de Rennes).
Pourtant, le 7 avril 2016, Mohamed L était toujours à Rennes, en train de dealer à République. Il a par ailleurs été interpellé à Languidic, avec 4 autres mineurs isolés étrangers, pour un vol de véhicule.

Des cas comme celui ci, il y en a des dizaines à Rennes, des centaines en France aujourd’hui ; de quoi susciter des interrogations légitimes chez les citoyens quant au fonctionnement de la justice et du droit français …

Crédit photo : DR
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