Un réseau de prostitution démantelé à Nantes

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12/06/2017 – 08h15 Nantes (Breizh-Info.com) –  Leur port d’attache, c’était le pont du Cens. Un vallon dominé par la masse de l’église Notre-Dame de Lourdes où ces quelques prostituées blanches se détachaient assez nettement de leurs autres collègues, plutôt originaires d’Afrique Noire, et qui s’égrènent le long de la route de Rennes du Cardo à la gare, surveillées de loin en loin par leurs maquereaux.

Mardi 6 juin policiers et CRS ont débarqué dans plusieurs camps de Roms à Couëron et Saint-Herblain où ils ont arrêté trois hommes de 23, 33 et 35 ans et une femme de 26 ans, épouse de l’un des précités. Tous sont de nationalité roumaine et ont dirigé le réseau qui a exploité neuf femmes – dont deux sont les épouses des suspects – et sept autres roms. Pour venir se faire exploiter en France, certaines sont passées par l’Italie où elles étaient déjà exploitées par des proxénètes issus de la même communauté.

La prostitution Rom n’est pas une nouveauté à Nantes, ni dans le reste de la France où des réseaux sont régulièrement démantelés. A Lille, ce sont ainsi des réseaux de mineurs Roms qui ont été démantelés (comme à Grenoble, où les très jeunes prostituées étaient battues et droguées) ou qui prospèrent toujours, à Bordeaux idem avec des Roms bulgares qui prostituaient leurs enfants, et c’est le cas aussi dans certains points de Paris ou Genève.

LM

Crédit photo : DR
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  • Optimiste

    Dans cet article, il n’est pas fait mention des hommes qui paient pour utiliser sexuellement ces femmes. Ils sont pourtant la clé de voûte du système prostitueur.
    Par la loi du 6 avril 2016, il a été reconnu que c’est leur argent et leur demandes (de femmes en majorité, mais aussi d’enfants) qui attirent et enrichissent les réseaux et ils sont désormais passibles d’une amende de
    1500 euros, portée à 3750 euros en cas de récidive, et trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende si la personne prostituée est mineure.
    Décourager la demande en pénalisant l’achat d’actes sexuels est la manière la plus efficace de lutter contre les réseaux.
    Lise Tamm, procureure du Parquet international de Stockholm, a témoigné à l’assemblée nationale, devant la Commission spéciale prostitution, le 5 novembre 2013 : « Il était presque amusant d’entendre les trafiquants,
    placés sur écoute, se plaindre de la difficulté pour eux d’opérer en Suède !

    • Réaliste pragmatique

      Les études scientifiques menées sur le terrain montrent que les clients qui fréquentent ces prostituées d’origine africaine sont des Français, ce qui en soi n’est pas très étonnant. Pour ce problème comme pour d’autres, la solution crève les yeux : il faudra que les Français rentrent chez eux, et les prostituées suivront. Et on sera a nouveau peinard chez nous en Bretagne.

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