Saint-Molf (44). 150 caravanes de gens du voyage détruisent deux champs

Aire de gens du voyage Saint-Herblain Tags
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03/08/2017 – 07h15 Saint-Molf (Breizh-Info.com) – C’est une problématique récurrente dans la presqu’île guérandaise. Avec l’été, les installations illégales de gens du voyage se multiplient en Bretagne. Dernier exemple en date : l’arrivée à Saint-Molf de près de 150 caravanes. Pourtant, la mairie avait bien mis en place des moyens de protection (rochers bloquant la route d’accès notamment) mais cela n’aura pas suffi.

Des envahissements récurrents

Il faut dire que ces précautions étaient dues à l’envahissement estival régulier de gens du voyage dans cette petite commune. Le 9 mars 2016, L’Écho de la presqu’île interrogeait le nouveau maire à ce sujet : « Je compte bien remettre le sujet sur la table. Pour moi, ce sera la loi, rien que la loi, toute la loi. Nous proposerons un terrain pour accueillir les passages, mais en contrepartie, j’ai le droit au recours de la force publique. Et je compte bien frapper fort sur le préfet pour que les interventions de l’État, si nécessaires, soient plus rapides. » Il faut dire que la commune est trop petite pour avoir une aire d’accueil classique.

Déjà, en novembre 2016, il admettait ne rien pouvoir faire contre les installations sauvages de gens du voyage : « La préfecture publie des arrêtés d’expulsion, mais ils ne sont pas suivis d’effets. Il faudrait que les gens du voyage aient des amendes à payer. Et attaquer au tribunal, ça coûte cher et le temps qu’un jugement soit rendu… les caravanes sont parties ».

Au moins 4 000 € de dégât

Pas rancunier pour autant, Hubert Delorme, maire de la commune, prenait de grandes précautions oratoires pour expliquer il y a quelques jours à Ouest-France qu’il n’était pas question de « stigmatiser une population qui est à l’image de la France, avec ses qualités et ses défauts mais de rétablir l’équité devant la loi ».

Pendant ce temps, l’éleveuse propriétaire des deux champs ravagés par les gens du voyage constatait que les dégradations lui coûteraient 4 000 €. Pas certain qu’elle partage le diagnostic de son maire sur cette population à l’image de la France…

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