Nantes Bouguenais. Le meurtrier de la jeune Marion réclame « la mort plutôt qu’un procès »

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Yannick Luende-Bothelo, condamné pour l’assassinat de la jeune Marion, violée et tuée de 69 coups de couteau dans des toilettes publiques à Bouguenais, en 2012 à côté de Nantes, voudrait être exécuté.

C’est en tout cas ce qu’il laisse entendre à ses avocats lorsqu’il écrit, depuis sa cellule, renoncer à faire appel de son jugement (la prison à « perpétuité réelle » à laquelle il avait été condamné en 2016) et réclamer « la mort plutôt qu’un procès ».

Rappelons qu’au moment des faits, Yannick Luende-Bothelo, pourtant plusieurs fois condamné par la justice, notamment pour des violences, avait brisé son bracelet électronique, peine alternative décidée par la justice, et était sous le coup d’un mandat d’arrêt.

Le procès en appel de Yannick Luende-Bothelo devait se tenir du 12 au 20 avril devant la cour d’assises du Morbihan, à Vannes. Il n’aura donc pas lieu.  L’homme devra toutefois plus tard répondre d’une tentative d’assassinat sur un joggeur, quelques heures après les premiers faits, dans un parc à Vertou.

Lors de son premier procès, Yannick Luende-Bothelo avait refusé de s’expliquer, plongeant dans un mutisme qui avait profondément choqué l’assistance.

A la suite de la réception de sa lettre demandant d’abandonner l’appel, ses avocats sont allés le voir :

« Nous sommes aussitôt allés le rencontrer et avons constaté qu’il ne changerait pas d’avis.

Il a ensuite personnellement régularisé son désistement par déclaration au greffe de l’établissement pénitentiaire.

Forcément, de notre point de vue d’avocats, nous éprouvons frustration et amertume, face à une décision qui met un terme définitif à cette procédure et qui nous apparaît contraire à son intérêt. »

La perpétuité réelle à laquelle il avait été condamné est la plus lourde peine du code pénal français, alors que ses avocats, Me Le Roux et Renard, avaient plaidé l’irresponsabilité pénale et demandé son hospitalisation sous contrainte.

Yannick Luende-Bothelo était seulement le quatrième condamné français à en faire l’objet, après Pierre Bodein dit « Pierrot le fou », Michel Fourniret et Nicolas Blondiau.

Cette volonté manifeste de mourir, se sachant de toute façon condamné à passer le restant de ses jours à l’isolement derrière des barreaux,  pose clairement la question de la légitimité, ou pas, du rétablissement dans certaines conditions de la peine de mort en France.

Aux États-Unis, si plusieurs États appliquent la peine de mort, de nombreuses polémiques existent, à la fois eu égard du nombre de procès qui ont envoyé des individus à la mort alors que leur innocence a été prouvé par la suite, mais aussi eu égard de l’attente, interminable, parfois plusieurs dizaines d’années, en prison, avant d’être exécutés. Une double peine qui fait largement débat.

Crédit photo : DR
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