Le mouvement des lycéens contre Parcoursup, la réforme du bac et le service national universel se poursuit dans les cinq départements bretons, avec son cortège de manifestations et de troubles. Un mouvement qui demeure malgré tout minoritaire.

A Nantes, cinq lycéens ont été interpellés aux abords du lycée des Bourdonnières (quartiers sud) et deux autres près du lycée Mandela ce mardi matin. Le blocus c’est poursuivi dans plusieus lycées de quartiers sensibles, notamment Camus (Bellevue) et Appert (Plaisance), ansi qu’à la Joliverie.

Des lycéens cagoulés

A Saint-Nazaire des lycéens se sont rassemblés devant le lycée Briand. A Rennes, le lycée Zola était bloqué en centre-ville, par une dizaine de lycéens cagoulés rejoints par des activistes de Rennes II, eux aussi cagoulés. D’autres lycées – Mendès France, Jaurès, Joliot-Curie, Descartes (la Poterie) étaient eux aussi bloqués.

A Brest, où 200 lycéens ont manifesté, issus des lycées Vauban, Kerichen, Iroise, Jules Lesven, Harteloire, Amiral Ronarch, une minute de silence a eu lieu place de la Liberté à genoux et mains au-dessus de la tête – pour rappeler l’interpellation de près de 150 lycéens-casseurs à Mantes-la-Jolie. A Quimper où les lycées Chaptal et Thépot ont été bloqués, des poubelles ont été incendiées et un taxi vandalisé par des lycéens.

D’autres établissements ont été bloqués ou perturbés un peu partout : Fulgence Bienvenüe à Loudéac – où les autres lycées ont été fermés – Savina à Tréguier, Kerraoul à Paimpl, Le Pointec à Lannion, Jean Guéhenno à Fougères, Laënnec à Pont l’Abbé, Lesage à Vannes… des manifestations de plusieurs centaines de lycéens ont eu lieu dans les grandes villes.

Un mouvement qui reste cependant largement minoritaire

Le mouvement reste cependant largement minoritaire tant en France qu’en Bretagne : sur la région administrative, 31 lycées sur 178 ont été bloqués selon le rectorat, dont 12 à Rennes. En France, ce sont 450 des 4302 lycées (dont 2579 publics), majoritairement publics. Par ailleurs cinq sites universitaires sont bloqués – dont le campus Villejean de Rennes II fermé administrativement, Paris-X Nanterre et Paris-Tolbiac. Certains étudiants contestent, eux, l’augmentation substantielle des frais d’inscription pour les étudiants étrangers non européens.

Louis Moulin

Photo d’illustration : Breizh-info.com
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