Entretien sur Russia Today avec Alexandre del Valle, géopoliticien, spécialiste du terrorisme.

Il était invité à réagir à l’attaque islamiste de Strasbourg, dont le principal suspect est Chérif C un franco-algérien, criminel multirécidiviste, toujours en fuite actuellement. Un homme avec 70 mentions au Traitement des antécédents judiciaires, condamné 27 fois en France, condamné en Allemagne en 2017 pour un vol avec effraction, expulsé en France après avoir purgé sa peine . Un de ses frères est également fiché S par la DGSI La police allemande en alerte. Son premier signalement date de 1999. Il avait 10 ans. Entre 2006 et 2016, il a passé 5 ans en prison. Il est signalé radicalisé depuis 10 ans et inscrit au FSTRP depuis 2016.

Alexandre del Valle est l’auteur notamment de « la stratégie de l’intimidation, du terrorisme jihadiste à l’islamiquement correct ». Un livre ainsi présenté par son éditeur :

Plus l’on tue au nom d’Allah, plus l’Occident combat « l’islamophobie » et plus on parle en bien de l’islam pour ne « pas faire l’amalgame ». Tel est le paradoxe de « l’islamiquement correct » selon lequel, loin de déclencher dans nos sociétés culpabilisées une mise à l’index des préceptes sacrés qui justifient la violence jihadiste, la médiatisation des attentats terroristes renforce en fait l’attractivité de l’islam. Alexandre del Valle montre que la violence jihadiste n’est en aucun cas un simple problème sécuritaire « étranger à l’islam » mais bien le plus efficace outil du prosélytisme islamique.

Et ceci s’explique d’abord par la lutte obsessionnelle contre « l’islamophobie » exigée par les pôles de l’islamisme mondial, qui aboutit à faire de l’islam une religion intouchable, au-dessus de toutes les autres. L’auteur décrit la stratégie de conquête des piliers mondiaux de l’islamisme sunnite (Ligue islamique mondiale, Organisation de la Coopération islamique, ISESCO, Frères musulmans, Turquie néo-ottomane d’Erdogan) qui prônent la « désassimilation » et cherchent, sous couvert de criminalisation de la critique de l’islam, à soumettre les démocraties occidentales à l’exceptionnalisme musulman. D’où l’évocation récurrente de la supposée « supériorité morale, philosophique et scientifique de l’islam » (dont témoignerait l’âge d’or d’Al-Andalus), envers lequel l’Occident serait redevable. En s’appuyant sur les meilleures recherches historiques, Del Valle dégonfle ce mythe fondateur du suprémacisme musulman. En mettant à jour la complicité entre « coupeurs de têtes » (islamo-terroristes) et « coupeurs de langues » (lobbies anti-islamophobes), Del Valle réalise une démonstration jamais produite à ce jour, et apporte la preuve que le jihadisme et l’islamiquement correct fonctionnent profondément de concert.

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