Contre toute attente, le préfet de Loire-Atlantique a refusé le concours de la force publique pour évacuer les migrants du gymnase Beauséjour à Nantes – qui seraient maintenant près de 500 –en raison de l’appel d’air que l’opération d’évacuation (et de mise à l’abri) créerait. Les riverains, confrontés à la délinquance, les trafics et même une mosquée clandestine, s’impatientent et la préfecture fait état d’une véritable invasion migratoire de Nantes.

C’est dans les colonnes de nos confrères d’Ouest-France que Serge Boulanger, le secrétaire général de la préfecture, confirme le changement de cap de l’institution, jusque là engagée dans des discussions avec l’évêché, les élus locaux et la Métropole de Nantes, pour savoir où recaser les occupants illégaux du gymnase.

11 à 14 migrants arrivent chaque jour dans la métropole de Nantes, selon la préfecture

« Aujourd’hui on nous parle de 500 occupants dans l’ex-gymnase, un chiffre impossible à vérifier d’ailleurs. D’autant que selon nos informations certaines personnes qui dorment en fait ailleurs laissent leurs affaires sur place pour bénéficier du relogement au moment de l’évacuation. On ne peut pas trouver de solutions pour 500 personnes, c’est impensable ! Il faut reprendre la main sur le site ! ».

Et d’enfoncer le clou, car l’évêché et les militants pro-migrants ont créé un appel d’air au-delà des capacités d’accueil du département : « Dans la plupart des départements français hors Paris le flux migratoire baisse sensiblement. Mais pas dans notre région où nous dénombrons toujours 5 à 600 arrivées chaque mois dont 70% pour la métropole » [de Nantes], soit 350 à 420 migrants par mois… soit 11 à 14 par jour.

Des migrants dormiraient-ils dans le Jardin des Plantes ?

Alors où sont ces migrants ? Pas dans le gymnase, pour beaucoup. « Certains sous-louent chez des compatriotes, notamment dans les quartiers ‘sensibles’ ou dans des appartements du centre-ville », relève un travailleur social nantais, « d’autres dorment là où c’est possible : espaces boisés délaissés, immeubles à l’abandon ou en attente de chantier, Jardin des Plantes, squares… ».

Un riverain du Jardin des Plantes nous confirme « entendre régulièrement des discussions animées, voire des bagarres entre migrants, très tôt le matin – généralement de 4 à 6 h du matin, au fond du parc – dans la partie la plus proche de la rue Gambetta – il n’y a pas de doute, au vu des accents, des langues employées et du fait que le Jardin des Plantes est tout à fait fermé à cette heure ».

D’autres « ne font que laisser leur demande d’asile à Nantes ou leurs affaires dans le gymnase, le préfet a raison », poursuit un travailleur social. « A Nantes, ils savent que leur demande sera examinée avec plus d’indulgence, et qu’ils auront plus d’aide qu’ailleurs – le problème, c’est que certains font croire que Nantes va aider tout le monde alors que c’est impossible ».

Une part non négligeable des migrants qui viennent à Nantes ne sont pas des Africains, mais des Nord-africains qui se font passer pour mineurs et s’adonnent à la vente de drogue place du Commerce. « Une partie d’entre eux charbonne maintenant [vend de la drogue] aussi dans les quartiers nord », relève un policier nantais.

« Ils ont d’autres façons d’améliorer leurs revenus, notamment en agressant les fêtards aux abords du Hangar à Bananes ou des bars dans le centre-ville, ou en commettant des dizaines de vols à la roulotte ». Récemment, un réseau de revente d’objets volés à la faveur de vols à la roulotte a été démantelé – les objets partaient vers le Maroc.

Hier vers 20 h, l’un de ces « mineurs non accompagnés » a insulté des policiers qui le contrôlaient, place du Commerce – tandis que ses camarades essayaient de le dégager avec force jurons en arabe et grands gestes. « Être mineur ne vous donne pas tous les droits, il y a encore des lois en France », lui lance un policier. Sans commentaire.

Louis Moulin

Crédit photo : Breizh-info.com
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