Placé en détention provisoire à l’EPM d’Orvault dans l’attente de son jugement pour une trentaine de cambriolages à Rezé et aux alentours, ce mineur multirécidiviste s’est évadé lors d’une hospitalisation en unité de soins psychiatriques à Bouguenais. Des proches du dossier parlent d’une « bombe à retardement en liberté ».

B, d’origine africaine, se dit âgé de 17 ans et est déjà défavorablement connu des forces de l’ordre. Après son incarcération à l’EPM il a « pété un plomb en pleine nuit, courant mai », se souvient un proche du dossier. « Il a fichu le feu à sa cellule, a tenté de tabasser le surveillant chef et il a fallu le sédater pour l’emmener aux urgences psychiatriques ». L’établissement, en sous-effectif la nuit. La direction a tenté en vain de rappeler, chez eux, quatre agents supplémentaires pour assurer une escorte. L’individu a enfin été emmené aux urgences du CHU de Nantes.

Placé en établissement peu sécurisé

Hospitalisé en unité psychiatrique au Centre Georges Daumezon (Bouguenais),  il s’en est enfui le samedi 29 juin alors qu’il était placé en unité fermée. Daumezon n’est en effet pas une unité du service médico-psychologique régional, comme il en existe à l’hôpital Saint-Jacques à Nantes ou à Rennes. Ses unités n’ont pas de vigiles ou de forces de l’ordre. On comprend difficilement comment un détenu connu pour sa dangerosité a pu y être placé.

Désormais, c’est aux forces de l’ordre de le retrouver. B. est inscrit au fichier des personnes recherchées (FPR) qui peut être consulté par les forces de l’ordre lors de contrôles d’identité ou routiers. S’il est rattrapé et reconnu majeur, il encourt en outre des poursuites pour évasion – jusqu’à trois ans de prison et 45.000 € d’amende.

LM

Crédit photo : Centre hospitalier Daumezon, Google Earth
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