Soyons clairs : tous les peuples du monde, en fait tous les êtres humains ont nécessairement des préjugés et des clichés sur toutes sortes de groupes humains qui leur sont étrangers, qu’il s’agisse de classes, des castes et d’ethnies (cultures, langues, religion…).

« L’idéologie raciste de notre époque est le prétendu antiracisme »

Qui pense France pense spontanément bérets basques, baguettes, gros rouge, marcels, charentaises, bonne chère, escargots et cuisses de grenouille compris, mais aussi chauvinisme et autres défauts… Quelle que soit sa propre origine ethnique, culturelle, religieuse, etc. Et ceci est vrai de tous les peuples, cultures et continents sans exception. Les clichés sont fondés sur des réalités culturelles bien réelles, souvent un peu dépassées et surtout caricaturales dès qu’on généralise. Et tous ceux qui connaissent ces clichés savent que ce sont à la fois des choses vraies et des caricatures. Celui qui est incapable de me dresser sa liste de clichés sur les Européens, les Américains, les Asiatiques, les Africains et les Moyen-Orientaux, sur les Russes, les Allemands, les Anglais, les Italiens et les Espagnols ne peut être que quelqu’un qui a vécu toute sa vie sur une île déserte sans aucun contact extérieur. Voire enfermé dans un cercueil, ou bien est fraîchement débarqué d’une autre planète.

Ce phénomène ne présuppose aucun « racisme » – ou alors tous les humains sont racistes et le terme n’a donc plus aucun sens. Or le faux « antiracisme » décrit le « racisme » comme un dérèglement fondé sur les préjugés et les clichés et donc la méconnaissance. Un dérèglement qu’il faudrait « corriger » pour apporter la paix dans le monde. Un grotesque message messianique, puéril, mensonger et criminel n’ayant aucun rapport avec les problèmes de l’époque.

Des lois condamnant clichés et préjugés, qui affectent nécessairement n’importe quel individu, permettent par contre au pouvoir de disposer d’un moyen juridique permettant de criminaliser et de condamner n’importe qui de façon discrétionnaire et arbitraire – bien entendu des ennemis réels, supposés ou fantasmés du pouvoir. Il n’y a désormais plus d’habeas corpus en France. La régression est spectaculaire. La France est aujourd’hui une dictature néo-totalitaire.

Je l’ai déjà dit : ceci est une pure manipulation. Le racisme politique est une idéologie d’État et non un « sentiment » ou une « attitude » de la population. Or l’idéologie raciste de notre époque, qui a pris le relais du racisme colonialiste et du racisme nazi, EST le prétendu « antiracisme » et rien d’autre.

Des peuples ayant des modes de vie incompatibles sont en conflits s’ils prétendent occuper le même territoire : cela n’a pas davantage à voir avec un prétendu « racisme ».

Il est un très beau film qui illustre parfaitement l’adversité dans laquelle vivent, dans le monde entier, les groupes humains ayant des modes de vie incompatibles : je parle de Danse avec les loups. Ce film met en scène un soldat blanc, homme quelque peu marginal dans sa propre société, victime d’une promotion-sanction dans un « fortin » au bout du monde – en réalité une méchante cabane à la limite des territoires indiens. Extrêmement isolé, il finit par nouer des contacts avec la tribu sioux très proche. Son intégration en tant qu’étranger est favorisée par l’ouverture d’esprit du chaman de la tribu, sa volonté d’apprendre la langue oglala facilitée par une Indienne d’origine européenne (elle-même donc à cheval sur les deux cultures, elle a gardé quelques rudiments de l’anglais de son enfance) et quelques actes salvateurs : il sauve un Indien qui avait manqué d’être écrasé par un bison et permet à ces derniers de repousser victorieusement une attaque de leurs ennemis héréditaires pawnees. Pourtant, lorsque les Indiens découvrent l’horrible massacre perpétré par un groupe de Blancs sur un troupeau de bisons, exterminés sans mesure et dépecés pour leurs seules peaux, ils partent à la recherche desdits chasseurs Blancs pour les massacrer. Sans leur ami blanc « Danse avec les loups », par délicatesse pour lui – car ils font bien la différence entre un individu et un peuple. Et d’ailleurs « Danse avec les loups » ne participe pas à leur célébration de la victoire après qu’ils ont éliminé et scalpé tous les chasseurs blancs – cela n’est d’ailleurs même pas montré mais seulement suggéré.

Cet épisode illustre parfaitement les rapports que peuvent entretenir des peuples aux modes de vie incompatibles. Lorsque ce sont des individus qui se rencontrent, tout peut parfaitement se passer à merveille, surtout si l’une des parties choisit de s’intégrer. « Danse avec les loups » ne cherche pas à imposer sa culture, mais adopte celle des Indiens et apprend leur langue. Il choisit d’ailleurs leur camp contre leurs ennemis tant Pawnees que Blancs. Les deux bords découvrent leur humanité respective – ce qui n’étonne absolument personne – et nouent des relations d’amitié et même d’amour. Mais quand un groupe de Blancs massacre un troupeau de bisons, les Indiens réagissent en massacrant à son tour les massacreurs. Pas par « haine », par « incompréhension » ou par « méconnaissance de l’autre » ! Pas par « racisme » ! Mais parce que les modes de vie sont incompatibles et que par conséquent les deux groupes doivent nécessairement vivre sur des territoires strictement séparés. Les Blancs en effet ne sont intéressés que par les peaux qu’ils vendent avec un profit d’autant plus considérable qu’ils déciment tout le troupeau. Ce faisant ils menacent de priver les Indiens de leur principale ressource vitale en exterminant les bisons. Les Sioux en effet chassent essentiellement pour se nourrir, même s’ils exploitent tout des bêtes tuées, peaux, os et abats. Mais ils prélèvent avec mesure sur le cheptel existant afin de maintenir sa démographie intacte. Les Blancs ne laissent que le vide derrière eux. On comprend l’incompatibilité des modes de vie sur un même territoire.

Aucun Européen n’est venu en Amérique pour commettre un génocide sur les Indiens

Notons – ce qui n’est pas dit dans le film mais est également intéressant – qu’aucun Européen n’est venu en Amérique pour commettre un génocide sur les Indiens ! Il n’y a pas davantage de « haine », d’« incompréhension », de « méconnaissance de l’autre », de « racisme » du côté blanc que du côté indien. Les Européens sont venus en Amérique dans l’espoir d’y trouver un monde meilleur, la liberté et la prospérité et rien d’autre. C’est au contact des Indiens que les conflits entre les deux peuples (pas nécessairement entre individus) naissent inévitablement, avec leurs guerres débouchant sur des haines et des rejets mutuels. Mais ceux-ci ne résultent pas du tout de la grotesque et mensongère logorrhée psychologisante (totalitaire et soviétisante) « antiraciste ».

Ils résultent de l’adversité résultant de l’incompatibilité de modes de vie en tous points opposés. Les Blancs sont venus vivre le « rêve américain ». Mais le « rêve américain » est nécessairement le « cauchemar indien ». Notons que ces considérations peuvent être généralisées. Par exemple l’opposition historique entre nomades et sédentaires, dont les modes de vie sont incompatibles depuis l’Antiquité la plus ancienne, continue aujourd’hui encore à rendre la coexistence d’ethnies nomades et d’ethnies sédentaires extrêmement conflictuelle voire impossible dans de nombreux pays d’Afrique et d’ailleurs, où de telles oppositions débouchent sur des massacres inouïs du fait de la modernisation des armes de guerre. On ne peut ramener ces haines à des problèmes de psychologie « raciste » ni les guérir par des thérapies !

Notons enfin que l’exemple américain prouve que toute immigration de peuplement est nécessairement un acte de guerre. Ce fait n’a rien à voir avec un prétendu « racisme ». La submersion migratoire est d’ailleurs évoquée dans une discussion entre le chaman sioux et « Danse avec les loups », qui exprime son inquiétude quant aux chances de survie à long terme de ses amis indiens. Or un grand remplacement a bel et bien eu lieu en Amérique. Le film se termine d’ailleurs sur l’évocation de l’élimination complète des Sioux deux générations seulement après l’époque du film. La question de la réalité ou non d’un « grand remplacement » n’a donc strictement rien à voir avec le « racisme », l’« extrême droite », le « complotisme » ou tout autre discours de dictature totalitaire. La seule question qui devrait se poser si nous vivions en démocratie est : est-ce que ça a lieu ou pas ? Je précise que je ne prétends nullement ici répondre à cette question qui me paraît complexe, surtout qu’il y aura nécessairement des évolutions difficilement prédictibles dans le temps et que la situation actuelle ne préjuge pas des évolutions à l’avenir – tout n’est que conjecture, hypothèses et paris. L’écroulement complet de la France peut intervenir à tout moment et changer totalement la donne. La fin du socialisme en Afrique et la généralisation du miracle éthiopien, le recul de la natalité, etc. peuvent tout changer en Afrique. La seule chose que je dis, c’est que le discours de la dictature française actuelle à l’égard de ceux qui parlent de « grand remplacement » est crapuleux et totalitaire. Défendre cette hypothèse n’est en rien « d’extrême droite » ni « raciste ». La France est une dictature totalitaire qui refuse tous les débats, interdit toute opposition et contestation. Il n’y a plus aucune liberté, aucune démocratie ni aucun humanisme en France.

Comme je l’ai déjà dit, le « racisme » a toujours été une idéologie impérialiste, suprémaciste et colonialiste. Les racismes d’hier sont morts avec la fin des empires centraux et des empires coloniaux dont l’affrontement avait provoqué les désastreuses guerres mondiales (et non le désir de liberté des peuples européens et extra-européens colonisés). Leur successeur est bel et bien désormais le vrai néo-racisme qu’est le faux « antiracisme », politiquement allié à l’islamisme. Ne pas le comprendre, c’est ne rien comprendre à l’histoire du siècle, ou y participer dans le vrai camp néonazi.

Philippe Perchirin.

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