Philippe Perchirin : « Il faut supprimer l’Éducation nationale »

A LA UNE

L’institution de l’Éducation nationale est un véritable scandale démocratique, éducatif et socio-politique.

On notera l’incroyable bourrage de crâne, qui vante outrancièrement les vertus de l’Éducation nationale, sans jamais aucun débat sur ses avantages et ses inconvénients. Le panégyrique permanent sur l’Éducation nationale est indigne d’une démocratie et une preuve de plus du caractère viscéralement totalitaire du régime.

Quelques éléments pour résumer la situation :

  • Seul l’État d’une dictature totalitaire peut prétendre éduquer les enfants de ses citoyens.
  • De fait, la mission d’instruction de l’Éducation nationale a été fortement dégradée par les pédagogues et n’est absolument pas remplie.
  • Cela est aussi dû au fait que l’Éducation nationale a accordé sa priorité au bourrage de crâne : on y enseigne le marxisme, l’étatisme, le soviétisme – une cause fondamentale de la sclérose, de la cancérisation et de l’absence de pluralisme et de perspectives du pays, ainsi que de son régime de NEP post-soviétique (et non pas « libéral », ça c’est de la falsification radicale du sens des mots soviéto-orwellienne).
  • L’Éducation nationale est une institution qui a été politiquement épurée : antidémocratique et totalitaire, elle fait obstacle au pluralisme démocratique et partisan.
  • L’Éducation nationale n’a pas de vraie vocation de formation : sa seule fonction est la reproduction des fausses « élites » par formatage (Macron), les autres étant voués au chômage et à la débrouille.
  • Elle reproduit une classe politique souvent incompétente, crasseuse, malhonnête, corrompue et dépravée…

Seul l’État d’une dictature totalitaire peut prétendre au monopole de l’éducation des enfants de ses citoyens

L’Allemagne nazie avait ses jeunesses hitlériennes, elles-mêmes imitées des jeunesses communistes. Comme je l’ai déjà dit, le communisme est LE totalitarisme de XXe siècle, dont les fascismes ne sont que la Némésis, un double inversé. La seule échappatoire ayant un sens est un libertarisme franc, antitotalitaire et identitaire – le libertarisme vrai (la liberté des peuples contre tout impérialisme et colonialisme esclavagiste).

En France, cela fait longtemps que l’État s’est arrogé le droit d’éduquer et de formater les citoyens. Cela a sans doute pour origine le développement de l’activité éducative des Jésuites dans le cadre de la reconquête catholique voulue par la Contre-Réforme.

Lorsque l’État « républicain » a remplacé l’Église (vocation théocratique et non démocratique), la Loi Falloux (1850) a commencé par confirmer le rôle éducateur de l’Église, qui a perduré sous le Second Empire et jusqu’en 1881 dans un sens de catholicisme réactionnaire.

L’Éducation nationale de Jules Ferry a eu pour vocation principale d’inculquer aux enfants le nationalisme « républicain ». Pas la liberté des peuples, mais son inverse qui est celui qui a été la cause des guerres mondiales, c’est-à-dire l’impérialisme, le suprémacisme, le racisme et le colonialisme. Pas le nationalisme des peuples, c’est-à-dire le droit de chaque peuple à la liberté, qui est strictement le contraire et constitue un droit humain inaliénable. Je renvoie à mes réflexions sur le nationalisme. L’Éducation nationale a été au contraire le fer de lance de tous les crimes contre la démocratie, les droits de l’homme et la civilisation en France, notamment l’éradication des langues minoritaires.

Le service confisqué au public

Le bourrage de crâne et le lavage de cerveaux inouï du régime de dictature français (Éducation nationale, médias de propagande…) ne cesse de dresser un portrait dithyrambique des services publics français, le tout dans une grotesque langue de bois orwellienne évoquant jusqu’à la nausée ultime les mots de « république », de « citoyen », etc. dont personne n’a jamais vu la couleur au cours des 200 dernières années.

La vérité est que TOUTES les institutions publiques ont toujours été en France confisquées, volées aux citoyens qui ont été systématiquement dépouillés de l’ensemble de leurs droits de propriété collective, de regard et de gestion par des sectes de vampires et d’escrocs (fonctionnaires, syndicats…) qui y font la pluie et le beau temps sans la moindre légitimité – l’État acceptant sans broncher cette imposture et cette atteinte inouïe à la démocratie.

Le « service public d’éducation » est le service de non-éducation confisqué au public par les pédagogues, les syndicats et autres sectes qui, en le mettant en coupe réglée à leur seul profit de Nomenklatura, en ont fait exploser le coût pour des résultats éducatifs catastrophiques.

Une scandaleuse catastrophe budgétaire, doublée d’un scandale démocratique, l’Éducation nationale ayant été politiquement épurée, en violation de tous les principes de la démocratie, des droits de l’homme et de la constitution. Une énorme menace pour la jeunesse et la démocratie, voire la culture et la civilisation…

Le service de non-éducation

L’épuration politique totalitaire de l’Éducation nationale, sa mission première de formatage politique fondé sur l’inculcation des principes du totalitarisme et du marxisme soviétisant et la confiscation de cette institution publique par des sectes religieuses et idéologiques totalitaires ont finalement eu raison de sa fonction éducative même.

L’Éducation nationale de Jules Ferry s’était fixé comme but de formater la population à la « république » (c’est-à-dire la dictature) et au nationalisme antiallemand, à l’amour de « l’Empire » (colonial), etc., mais avait gardé son but premier d’alphabétisation – des caractéristiques fondamentales qu’avaient gardées les dictatures communistes, Cuba est encore sur cette ligne….

Or, depuis les années 70, ces fondements même ont été balayés par la secte des pédagogues, qui a fait la pluie et le beau temps dans l’Éducation nationale – évidemment sans aucune légitimité démocratique, comme tout en France. Ces multiples vols, ces confiscations, ces grossières violations de tous les principes démocratiques et de la constitution ne soulèvent jamais la moindre objection en France. Parce qu’il n’y a pas de système de pouvoirs et de contre-pouvoirs équilibrés, qui sont une condition sine qua non de la démocratie, la France n’a pas plus de constitution que l’Union soviétique de Staline après 1936.

La seule activité de formation de l’Éducation nationale consiste désormais à produire des fonctionnaires : fausses « élites » formatées jusqu’à l’incompétence la plus absolue – qui sont l’une des causes fondamentales de la sclérose du pays. Les fausses « élites » fréquentent l’ENA et les Grandes Écoles, dont elles sortent formatées pour servir, qui l’État, qui les grandes entreprises largement prises dans l’économie du capitalisme de connivence – qui n’a absolument rien à voir avec le vrai capitalisme et encore moins avec un système économique libéral.

Les autres sont largement voués au chômage, et pour l’essentiel à la démerde. Le système éducatif français est l’un des moins performants et des plus coûteux du monde occidental – un incroyable échec et une honte !

La formation professionnelle, qui est la voie royale pour trouver un emploi et la première source de production d’entrepreneurs de TPE-PME-PMI, est à la portion congrue en France, ce qui explique le déficit de 2 millions de TPE-PME-PMI à structure égale entre la France et, par exemple, la Suisse, l’Allemagne ou les Pays-Bas, les pays scandinaves. LA cause fondamentale de la faiblesse structurelle de l’économie française, la rançon du socialisme soviétisant, de l’économie de NEP anticapitaliste et antilibérale, de l’étatisme et de la prédation fiscale.

Les réformes nécessaires : la suppression pure et simple et de l’Éducation nationale, son remplacement par le « chèque éducation »

La seule réforme que je vois est :

  • La suppression pure et simple de de l’Éducation nationale et notamment de tout son personnel enseignant (les compétents seront reclassés en tant que salariés dans les écoles mutuelles et privées) – avec à la clé une diminution par deux de son budget pour un décuplement de son efficacité. Rien que cette mesure devrait permettre d’amener le budget de la France à l’équilibre – et donc de sauver l’État de la faillite.
  • La remise des fonctions d’enseignement et d’éducation entre les mains de la société civile.
  • Par exemple,
    • l’enseignement communal par des associations de parents d’élèves de la commune,
    • l’enseignement professionnel entre les mains de corps de métiers,
    • ou d’associations politiques ou religieuses,
    • ou de fondations purement privées.
  • La définition des programmes doit être entièrement libre – les nations minoritaires pourront par exemple enseigner leur langue, leur culture et leur histoire… aucune autorisation ni de subvention d’État, donc d’esclavage…
  • Et surtout, in fine entre les mains des parents d’élèves grâce au droit par choix, un droit humain par excellence : chaque couple de parents doit pouvoir décider en toute liberté de l’établissement que fréquentent ses enfants quel soit le statut de ce dernier.
  • Financement : le choix des parents décide alors, en communicant à ce qui reste du ministère de l’Éducation, de l’octroi par l’État d’un « chèque éducation » qui n’est pas perçu par les parents, mais attribué par l’État directement à l’établissement concerné et constitue son budget. Le montant sera une capitation décidée par l’âge de l’enfant et les droits que lui aura ouverts sa réussite aux examens. L’enseignement reste donc libre et obligatoire.
  • Si des abus devaient apparaître (rappel : ce qui est systématiquement le cas aujourd’hui avec la criminelle Éducation nationale épurée par les sectes qui la contrôlent sans aucune légitimité démocratique), des procédures disciplinaires pourront être prises par des tribunaux éducatifs élus démocratiquement par l’ensemble du système éducatif avec un total respect des principes de la justice en système démocratique : présomption d’innocence jusqu’à preuve indiscutable du contraire, secret de l’instruction, droit de se défendre, droit à un avocat, à un appel et une cassation, droit à un procès équitable, en bref : tout ce qui n’existe pas en France.

Voilà le système éducatif d’une démocratie véritable, aux antipodes des pratiques de la dictature néo-totalitaire française…

Philippe Perchirin

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place. 

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