Droit du travail, harcèlement sexuel…L214, une association hypocrite ?

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Souvent, les agriculteurs sont mis en accusation, pour toutes sortes de motifs ! La Bretagne est particulièrement visée : pas une semaine sans un article dans la presse ou un reportage à la télé pour critiquer. Mais il ne faut pas oublier que les accusateurs devraient aussi balayer devant leurs portes. Promptes à pointer du doigt, il s’avère que les associations écologistes les plus médiatiques font peu de cas de leurs salariés. L214 est le dernier exemple en date : c’est le nouveau « marche ou crève », des personnes corvéables à merci mais pour la « bonne cause ».

Et il y a pire : les agressions sexuelles dont auraient été victimes des bénévoles par d’autres membres de L214 !

L214 et le droit du travail

L214, l’association antispéciste qui veut « abolir » la consommation de viande, explique tous les jours, à toute heure, sur les réseaux sociaux à quel point les animaux souffrent, que les éleveurs sont des tortionnaires et que les abattoirs tuent. Comment expliquer une telle productivité ? Une bonne dose de motivation idéologique certes, mais surtout grâce aux petites mains. Elles travaillent sans se soucier du code du travail et subissent des pressions psychologiques de la part de la direction. Après tout, que représente la santé du « petit personnel » au regard des animaux envoyés à l’abattoir ?

Le fanatisme spéciste joue à fond sur des salariés complètement phagocytés par leur cause, forcés inconsciemment ou non de travailler sous peine d’être mis à l’écart. Un article de Médiapart témoigne de la souffrance des employés et militants de L214 : situations de harcèlement au travail, des relations borderline entre cadres et subordonnés. Le credo de L214 semble donc être : combattre pour les animaux oui, s’occuper des humains qui mènent ce combat non.

La situation n’est pas nouvelle, c’est juste qu’il est moins habituel d’associer souffrance au travail et ONG. Des salariés harcelés, soumis à de fortes charges de travail, qui finissent cassés voire sous antidépresseurs, car ils ont des idées suicidaires, font des burn-out, démissionnent subitement ou vont jusqu’à commettre l’irréparable… c’est du déjà-vu : France Telecom, Renault. Dans ces cas-là, toute la presse en fait ses choux gras, mais quand L214 est envoyée aux prud’hommes, c’est silence radio. Tant qu’on harcèle au nom de la « bienveillance envers les animaux », c’est médiatiquement légitime ?

Des militantes harcelées et abusées sexuellement ?

Mais il y a pire. Toujours d’après l’enquête de Mediapart, William Burkhardt, salarié par périodes chez L214, a comme « passion » de faire des vidéos et photos pornographiques, avec certaines militantes apparemment consentantes. Malaise dans la protection animale, milieu très féminisé, d’autant plus que cet ex-employé sera finalement accusé de viol par une militante à l’automne 2019.

Or, ce crime ne semble pas une exception. D’autres témoignages recueillis par Loopsider évoquent viols et agressions sexuelles sans que les auteurs soient écartés de L214, bien que la direction en ait été informée.

Un mouvement Metoo émerge via un blog dédié à la dénonciation de ces violences au sein du milieu vegan. L214 a été averti puis mis en cause, mais préfère au début faire le dos rond : pas de mea culpa de la direction. De nombreuses militantes expliquent que l’esprit « grande famille » qui règne dans l’association favorise l’omerta.

Mais au final, L214 ne se comporte pas différemment des agriculteurs et des entreprises qu’elle dit dénoncer : elle envoie ses avocats. Pourtant, L214 – comble du cynisme – est la première à s’offusquer des méthodes de la FNSEA quand cette dernière porte plainte contre l’association pour dénigrement. Face aux accusations, l’ONG cherche donc à maintenir la pression psychologique sur les militantes qui brisent la loi du silence.

Loin de l’image de rectitude morale dont se pare L214, il faut constater que cette association n’a pas fait grand-chose pour lutter contre les agressions sexuelles, d’après les enquêtes de Mediapart et de Loopsider. Et il semblerait que L214 ne soit que l’arbre qui cache la forêt si l’on se fie aux témoignages rassemblés par des militantes qui ont décidé d’agir. Plutôt que de s’en prendre aux agriculteurs, de Bretagne et d’ailleurs, les antispécistes feraient mieux de commencer par bien traiter les êtres humains au lieu de donner de grandes leçons de morale sur l’égalité entre les espèces.

Bruno P

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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