Pouvoir d’achat, niveau du Smic, retraites… Comment sortir du bricolage politique et de l’impasse (suite) ?

Ce petit supplément à mon article précédent est destiné à dire que je suis généralement plutôt d’accord avec les réactions des lecteurs à mes précédents propos sur le Smic, à savoir :

  • que beaucoup de Français vivent plutôt bien (sur le moment) en tirant profit, par des « combines », du capharnaüm clientéliste français : allocations chômage (obtenues en alternant les périodes d’activité et de chômage), aides multiples (logement social, allocation logement, allocations familiales, RSA, CMU…) et travail au noir voire trafics (cigarettes, stupéfiants…).
  • Le paradoxe est que ceci démontre l’ineptie de l’institution du Smic et le bon sens de ma proposition de suppression de ce dernier (en le cas d’espèce, puisque je propose en fait une refonte totale du système social français). Les constatations évoquées ci-dessus démontrent que quand on a un système inepte (mais imposé par la logorrhée de sidération terroriste des idéologues fanatiques français atteints de schizophrénie paranoïde hallucinatoire), les gens vivant dans une réalité qu’aucun idéologue ne peut abolir compensent les inepties du système par des pratiques,
  • qui consistent à mettre en place « dans la forêt » (de façon occulte) des « combines » qui mettent en place dans les faits des structures de revenu qui correspondent en fait à ce que je propose,
  • MAIS – grosse objection – en toute illégalité avec tous les graves défauts évoqués : absence de CV, absence de carrière, absence de projet de vie et de préparation d’une vieillesse qui s’annonce très dure à terme…

Pouvoir d’achat, niveau du Smic, retraites…Comment sortir du bricolage politique et de l’impasse ? [L’Agora]

D’où les précisions que je veux apporter ici à mon projet de réforme : il faut supprimer le Smic ET toutes les autres aides (anti)sociales (logement social, allocation logement, allocations familiales, CMU…) sauf le RSA ; tous les citoyens doivent se voir proposer l’alternative de ne pas travailler et de toucher le seul RSA (mettons 500 € de revenu garanti minimum sans conditions à tous les inactifs) OU de travailler à n’importe quel salaire supérieur à 500 € correspondant à leurs (faibles) compétences en touchant alors un impôt négatif qui pourrait porter leur revenu idéalement vers les 2.000 € (il faudrait voir et calculer très précisément si les énormes économies réalisées sur la suppression du financement du logement social, de l’allocation logement, des allocations familiales et de la CMU permettent effectivement de financer (sinon il faudra ajuster) l’impôt négatif que je propose pour accorder à tous les actifs un revenu minimal de 2.000 € MAIS en les sortant de l’illégalité tout en leur permettant d’avoir un CV et de construire un projet de vie… ce qui est un système VRAIMENT social).

Je termine par deux autres remarques : le travail au noir dans la restauration, le BTP et autres activités non-criminelles disparaît donc puisqu’il est remplacé par des pratiques légales (les impôts et cotisations correspondantes restent dus)… quant au trafic de stupéfiants (les taxes sur les cigarettes doivent être ramenées à un niveau raisonnable), je propose de légaliser TOUTES les drogues (dures et douces, une distinction étant inutile) contre acquittement d’une taxe indirecte (comme pour l’essence, l’alcool et des cigarettes), ce qui permettra de faire d’énormes économies dans la lutte vouée à l’échec contre les trafics tout en procurant des revenus très appréciables à l’État (les États fédérés américains qui l’ont fait ont pu diminuer radicalement la pression fiscale tout en équilibrant leur budget).

Ceci est une nécessité absolue pour prendre TOUTES les mesures possibles allant dans le sens du rétablissement de l’équilibre budgétaire de l’État, condition indispensable au remboursement urgent de la dette aujourd’hui sans cesse croissante qui menace à terme de mort l’État et des millions de citoyens…

Je rappelle à nouveau les impasses sans fins dans lesquelles se trouve le pays :

– Problèmes d’insécurité ? Réponse : il faut considérablement augmenter les moyens de la police et de la justice, les prisons etc. Objection : l’État est surendetté alors que le niveau excessif des prélèvements obligatoires broie l’économie et les gens…

– Problèmes de remboursement des dépenses de santé, pénurie de médecins spécialistes et en milieu rural, de lits dans les hôpitaux ? Réponse : il faut considérablement augmenter les moyens hospitaliers, les remboursements de la sécurité sociale et le nombre de médecins etc. Objection : la Sécurité Sociale d’État est surendettée alors que le niveau excessif des prélèvements obligatoires broie l’économie et les gens…

Rappelons aussi que notre armée est incapable de soutenir la moindre guerre de haute intensité et dispose de tout juste assez de munitions pour quelques semaines de conflit… Réponse : il faut considérablement relever le budget des armées, moderniser le matériel en passant au tout haute technologie, et d’une manière générale augmenter les compétences et les rémunérations des militaires de tous grades etc. Objection : l’État est surendetté alors que les entreprises hors capitalisme de connivence sont broyées par le niveau excessif des prélèvements obligatoires et un système de formation en faillite, d’où des TPE-PME-PMI en berne, une fuite des entrepreneurs à l’étranger avec à la clé une baisse continue des rentrées de l’État et des systèmes sociaux qui entraîne la faillite de ces derniers… une spirale sans fin… La dette publique atteint actuellement 2 900 milliards d’euros, soit 114,5 % du PIB. Elle ne reste soutenable que parce que les taux d’intérêt restent faibles, alors qu’ils sont sur le point d’augmenter pour répondre à l’inflation. Mais elle a cru inexorablement au cours des 40 dernières années de crimes socialistes et a fait encore un bond en 2020. Comme je le dis depuis 2017, la France marche à l’abîme dans un contexte global de pourrissement continu (qui a commencé dans les années 70 du siècle dernier) qui n’est pas sans rappeler la fin de l’empire romain (qui s’est, pour mémoire, étalée sur 250 ans).

La seule solution pour sortir de l’impasse est de relancer la croissance et le dynamisme de l’économie (dont le cœur est constitué des TPE-PME-PMI familiales dont la transmission doit être assurée par tous les moyens) en réduisant le périmètre même de l’État (en le concentrant et en le renforçant dans toutes les missions qui sont les siennes, c’est-à-dire les missions régaliennes). L’abandon des mortifères idéologies théocratiques, jacobines, antidémocratiques, marxistes (économie et culture), nationalistes de l’État-nation, étatistes et antilibérales est urgent. L’adoption de vraies institutions démocratiques avec démocratie sociale (libérale !), fédéralisme, minarchisme, véritable libéralisme (libertarisme) et protection des identités est une condition préalable à la survie même de l’État français. On rappellera ici utilement que la Suisse « ultralibérale » (ET infiniment plus démocratique que la France !), avec des salaires doubles de ceux de la France mais une fiscalité nettement plus légère, un système social largement privatisé (mais bien financé et bien plus avantageux tout en étant moins coûteux !) et une formation professionnelle extrêmement performante affiche dans un contexte de plein emploi d’insolents excédents budgétaires et du commerce extérieur là où tous les clignotants français équivalents sont au rouge… Où est l’erreur française ? Le terrorisme intellectuel des idéologues fanatiques français atteints de schizophrénie paranoïde hallucinatoire est tout simplement criminel…

Comme je l’ai déjà dit, la complète remise à plat de l’État français est une nécessité de survie qui passe par la réduction radicale du périmètre même de l’État (au minimum de 30 %, idéalement de 50 %), entre autres par la suppression de l’Éducation Nationale (remplacée par le chèque-éducation), la privatisation des assurances sociales (remplacées par des mutuelles sécurisées par un système de contre-assurance garanti in fine par l’État), la suppression de tous les impôts frappant les entreprises (IS, CFE…), la limitation des impôts des personnes à l’IR (flat tax = taux fixe), la TVA (par tranches en fonction du territoire) et aux taxes indirectes avec suppression de l’impôt sur les successions, une dérèglementation massive (par rationalisation juridique, les questions écologiques doivent être traitées par le bon sens) dans un contexte de démocratisation politique (fédéralisme, mix de démocratie représentative et directe, élections à la proportionnelle avec barre à 5 %) et démocratie sociale).

J’ai exposé le détail de mes propositions révolutionnaires dans mon court manifeste « Introduire un véritable régime de démocratie en France : proposition de réformes concrètes indispensables » – obtensible gratuitement à la demande.

Prochain sujet : la réforme des retraites.

Philippe Perchirin, traducteur et auteur d’essais philosophiques et politiques

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse

  1. il donne des chèques ceci et cela à gogo, augmentent les subventions mais j’attends avec impatience l’article sur les retraites, les notres attendront encore quelques décennies, on doit être trop riches!

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