Pouvoir d’achat, niveau du Smic, retraites… Comment sortir du bricolage politique et de l’impasse (3ème partie) ?

Abordons maintenant la question de la réforme des retraites. Je n’hésiterai pas à qualifier le système de retraite actuel prétendument « social » de structurellement criminel. Il instaure entre les citoyens des inégalités iniques (et même inconstitutionnelles) au préjudice de millions de personnes percevant des retraites de misère, et est donc scandaleusement antisocial tout en étant très coûteux et dangereusement menacé de faillite.

Rappelons ses caractéristiques fondamentales :

  • Parmi les régimes dits « spéciaux », le taux plein de pension des fonctionnaires garanti après 166 trimestres de cotisation est de 75 % du dernier traitement (dans les faits davantage encore, car la plupart des fonctionnaires bénéficient d’un « coup de pouce » avant leur départ), l’âge minimum de départ étant de 56 ans et 7 mois ; soit nettement mieux que pour les salariés du privé (50 % du salaire moyen calculé sur les 25 meilleures années avec un départ en moyenne 5 à 10 ans plus tard, le taux plein étant également garanti après 166 trimestres de cotisation ; notons que les cotisations des fonctionnaires sont assez faibles (alors qu’ils ne cotisent pas davantage à l’assurance chômage) ; à quoi les syndicats répliquent que les nombreuses primes versées dans la fonction publique sont exclues des assiettes de calcul – ce qui est vrai mais n’annule en rien l’écart inique public/privé
  • Outre le régime des fonctionnaires, magistrats et militaires, les autres régimes spéciaux de retraite avantageux sont nombreux, citons entre autres le régime de la SNCF, celui de la RATP, celui d’EDF-GDF, les régimes parlementaires du Sénat et de l’Assemblée Nationale, celui des Mines, celui des agents des collectivités locales et de la caisse des Dépôts et Consignations (CDC), ceux de l’Opéra National de Paris et de la Comédie Française, le régime du Port autonome de Strasbourg et celui de la Banque de France…

Presque tous les régimes spéciaux présentent des caractéristiques comptables identiques, à savoir que les faibles cotisations de leurs adhérents sont très loin de couvrir les généreuses retraites de leurs bénéficiaires. Le gigantesque déficit – en fait l’essentiel du manque à financer du système d’assurance vieillesse global – qui en résulte est comblé par les impôts de TOUS les français, qui payent donc les retraites particulières d’un groupe de privilégiés alors que beaucoup des non-bénéficiaires ne toucheront que des retraites de misère… un véritable scandale qui met très à mal le principe « d’égalité » affirmé dans la devise de la République tout en portant la marque odieuse du clientélisme, ce cancer du régime qui contribue par ailleurs, entre nombreux autres phénomènes, à transformer la fausse démocratie française en un grotesque théâtre d’ombres… – cf. mon court manifeste « Introduire un véritable régime de démocratie en France : proposition de réformes concrètes indispensables ») – obtensible gratuitement à la demande ;

Restent le régime général et les régimes complémentaires. Ceux-ci ont pour caractéristiques

a) d’être des régimes dits « par répartition », ce qui veut dire que ces régimes consistent en ce que les cotisations collectées auprès des actifs sont reversées immédiatement aux retraités sous forme de pensions ;

b) que ces régimes doivent être à l’équilibre en toute autonomie, car l’État refuse d’en combler tout déficit éventuel du fait que leurs bénéficiaires sont des salariés du privé et non des clientèles des partis politiques d’État comme les affiliés des régimes spéciaux. C’est-à-dire que l’État socialo-communiste (et non « libéral ») rejette le secteur privé, entreprises (TPE-PME-PMI) et salariés, dans un statut de citoyenneté de seconde zone dès qu’on parle de droits sociaux – alors que tout le financement sain de l’État repose sur eux. On comprend que ces honteuses pratiques de NEP soviétique entraînent (parmi une multitude d’autres phénomènes structurels) la fuite des entrepreneurs et des salariés du privé à l’étranger.

Les régimes dits « par répartition » sont, en termes de technique financière, des « pyramides de Ponzi » (système à la Madoff), c’est-à-dire que les derniers arrivants payent les premiers arrivés sans aucune garantie de bénéfice pour l’avenir, puisque leurs cotisations sont immédiatement dépensées et non épargnées et investies. Si les nouveaux cotisants sont plus nombreux que les premiers arrivants (profil pyramidal de la pyramide des âges), l’illusion est parfaite – comme dans l’immédiate après-guerre. Mais dès que la pyramide des âges s’inverse (profil en poire puis en champignon de la pyramide des âges), la faillite du système progresse inexorablement. Les mesures de cavalerie, si on refuse de mettre fin au massacre, consistent alors à augmenter les cotisations des actifs (qui chargent encore davantage la vraie économie privée et accélère la fuite des entrepreneurs et des salariés qualifiés à l’étranger), et de baisser les retraites – on l’a bien dit, celles des non-clientèles et non celles des régimes spéciaux, qui sont un pilier clientéliste de l’État socialo-communiste. L’État comble depuis des décennies le déficit global mais, désormais surendetté, il est de plus en plus pris à la gorge (entre autres) par ce tonneau des Danaïdes… En France, on ne prévient pas, parce qu’on ne gouverne pas (« Gouverner, c’est prévoir ») – on réforme le dos au mur… et on réforme mal, parce le clientélisme prime sur toute autre considération !

C’est également cette nécessité absolue de compenser le rétrécissement à la base de la pyramide des âges qui justifie l’argument massue, répété jusqu’à la nausée par le gouvernement français et d’autres, la commission européenne ou encore l’ONU, de favoriser l’immigration extra-occidentale dans les pays occidentaux pour compenser la dénatalité. L’idée purement comptable (!) étant que les nouveaux-venus, dont l’immense majorité non-qualifiée vient inévitablement grossir la masse des assistés, chômeurs, salariés faiblement payés voire travailleurs au noir ou délinquants et trafiquants, et très minoritairement celle des salariés qualifiés et bien payés (en 2ème ou 3ème génération, s’ils n’ont pas entretemps fui le pays comme les citoyens d’origine autochtone et pour les mêmes raisons) vont combler par leurs cotisations dérisoires voire inexistantes le déficit abyssal des retraites futures… délire de fous criminels hallucinés parfois justifiés par des calculs fantasmagoriques !

On notera par ailleurs que certains proposent à droite de « relancer » la politique de natalité qui avait fait merveille dans les années 50 (d’où la génération des « boomers »). Je propose pour ma part au contraire d’y mettre en grande partie fin, au moins aux allocations logement (et aux HLM) et familiales (l’impôt négatif suffira, le quotient familial étant conservé, l’impôt négatif pouvant se présenter sous la forme d’une capitation, comme le chèque-éducation). Pourquoi ? Parce que les défenseurs de cette politique ne voient pas qu’elle n’a jamais été abandonnée : allocations logement et familiales, HLM et quotient familial sont toujours là comme depuis les années 50 (avec des cotisations à la CAF ahurissantes oblitérant à nouveau la rentabilité des entreprises) ! Mais force est de constater qu’elle ne produit plus aucun effet pour des raisons de mutation profonde des mentalités, qu’aucune réévaluation financière ne viendra combler. Cette politique peut éventuellement réussir en Europe de l’Est (et encore !). Mais en France les seuls vrais bénéficiaires sont par exemple des familles musulmanes restées dans une mentalité traditionnelle, notamment des familles polygames où les épouses secondaires (au sens de la religion et non de l’état-civil) sont déclarées mères célibataires isolées à la CAF, les immenses fratries naissant de ces familles leur permettant alors de toucher des allocations suffisamment ahurissantes pour vivre et être logées sans travailler – ces cas ont été constatés. Mais aucune famille moderne de culture européenne ne fait un tel choix. La réforme que je propose d’un impôt négatif permet au contraire de continuer à soutenir les familles tout en mettant fin aux abus précédemment décrits. La natalité ne se décrète pas davantage que le reste ! Ce que l’on voit dans les HLM des banlieues correspond aussi à ce qui existe au niveau des bénéficiaires des allocations logement et familiales…

Mais revenons au système de retraite par répartition : les pyramides de Ponzi sont en réalité des systèmes financiers criminels interdits par la loi dans le privé ! MAIS devenues une vache sacrée ubuesque dans le radotage répété jusqu’à nausée par les idéologues fanatiques atteints de schizophrénie paranoïde hallucinatoire pour lesquels tout système – raisonnable et financièrement sain – c’est-à-dire par capitalisation – est « capitaliste », « américain », « ultra-libéral » et j’en passe… les dingues ne comprennent rien à ce qu’ils disent, mais la propagande terroriste de l’école, des médias et autres a permis d’abolir toute raison dans ce pays, pour cette question comme pour une infinité d’autres. La France est un hôpital psychiatrique à ciel ouvert…

On rappellera ici utilement que la France n’est pas un pays « néo-libéral », mais un régime socialo-communiste pratiquant une NEP actualisée à niveau qui a gardé jusqu’à aujourd’hui un système de collectivisation économique des TPE-PME-PMI par les prélèvements obligatoires. Leurs propriétaires privés le sont en effet au seul plan juridique, l’État étant leur principal ayant-droit économique de fait puisqu’il prélève 60 % de la richesse nationale. Le Général de Gaulle avait, pour mémoire, déclaré dans les années 60 qu’un régime économique devait être considéré comme communiste à partir du moment où lesdits prélèvements obligatoires excédaient 35 % de la richesse nationale… On presque au double. Le régime économique français, soviétisant dans les années 1980 (NEP classique), est depuis les années 1990 un régime de capitalisme de connivence (dans lequel les grandes entreprises sont rentables parce qu’elles bénéficient de prébendes de l’État en acceptant en échange de financer grassement des politiques corrompus), complété depuis 1984 par l’idéologie dite « antiraciste » (substitution gauchiste de l’idéologie criminelle de la lutte des classes par l’idéologie non moins criminelle de la lutte des races). L’État « antiraciste » (comprendre : raciste) appliquant les prétendus principes « antiracistes » dans le cadre d’une jurisprudence discrétionnaire en fonction des seules appartenances politiques, idéologiques, religieuses et ethniques respectives des prétendues victimes et des prétendus coupables de crimes de la pensée en violant grossièrement les droits humains au passage (marxisme culturel et non « libéralisme » ou « néolibéralisme », il n’y a jamais eu de Margaret Thatcher ni de Ronald Reagan en France !). Les lois « antiracistes » et autres luttes contre les « phobies » (psychiatrisation de toute opposition politique) sont identiques dans leur principe aux lois votées par les Nazis à Nuremberg en 1935 – c’est un simple jeu de chaises tournantes.

Rappelons, pour la petite histoire :

– que des régimes par capitalisation privés (hétéroclites et non généralisés) ont progressivement été mis en place à partir du Second Empire et ont pris de l’ampleur sous la Troisième République ;

– que ces régimes par capitalisation, qui avaient jusque-là accumulé un petit pactole, ont été supprimés et confisqués illégalement en 1940 par un régime de Vichy à l’affût de toutes les aubaines financières possibles ;

– que le congénial ministre communiste du Travail et de la Sécurité Sociale sous les gouvernements du CNR et la IVème République Ambroise Croizat a instauré en 1945, outre les autres systèmes criminels de la sécurité sociale d’État, le système de retraite dit « par répartition ».

Ce système a fait illusion pendant les 30 Glorieuses parce qu’il y avait alors très peu de retraités et beaucoup de cotisants dans un contexte de reconstruction par les « boomers » en plein emploi jusqu’en 1969 (explosion du Smic ! Voir mon article précédent…), et que lesdits retraités partaient alors en pension à l’âge de 65 ans… alors que l’espérance de vie était justement de 65 ans pour les hommes et de 70 ans pour les femmes dans les années 50 !

Le gouvernement socialiste criminel de François Mitterrand a instauré en 1982 la retraite du régime général à 60 ans alors que l’espérance de vie avait déjà commencé à nettement progresser depuis la fin de la guerre. Tous les experts avaient alors prédit qu’une telle réforme revenait à mettre le régime général en faillite sous les 30 ans. Mais le président socialiste criminel François Mitterrand n’en a eu cure : les bénéficiaires de cette mesure démagogique vivaient et votaient en son temps, alors que les futures victimes de cette politique irresponsable seraient confrontées au problème 30 ans plus tard. Clientélisme d’abord, et après moi, le déluge ! Et donc, mission désormais accomplie : dans un contexte de chômage nettement supérieur aux chiffres officiels (maquillages comptables multiples), l’espérance de vie est désormais de 80 ans pour les hommes et de 85 ans pour les femmes… ce dont les idéologues souffrant de schizophrénie paranoïde hallucinatoire n’ont cure, puisque pour eux la réalité n’est qu’un complot d’ennemis du paradis communiste et que leur pathologie les pousse à balayer toute raison et tout examen comptable d’un revers de la main… et la faillite de la pyramide de Ponzi progresse inexorablement depuis des années ! Pour colmater les brèches, les politiques crasseux qui nous gouvernent ont pris comme à l’accoutumée des mesures de bricolage : augmentation des cotisations, timide allongement de la durée de cotisation, baisse des retraites (au besoin par des artifices comptables comme la désindexation des retraites sur l’inflation), report du départ à la retraite à 62 puis 64 ans (il était pour rappel de 65 ans en 1945) ;

… sous les cris d’orfraie des contempteurs décérébrés des « régressions sociales » ;

… auxquels il faut cependant concéder que les politiques n’ont que peu d’idées à opposer !

La réforme Macron propose en effet de supprimer les régimes spéciaux, de passer l’âge de départ à la retraite à 65 ans (retour à la situation de 1945 à 1982), mais de garder les deux régimes de retraite (général et complémentaire) dans le système par répartition, et surtout de les faire gérer tous deux à l’avenir par l’URSSAF (les caisses de retraite complémentaires, notamment l’AGIRC-ARRCO étaient auparavant gérées de façon autonome). Certes quelques mesures raisonnables, insuffisantes et surtout seulement en apparence…

En effet, critique :

– selon l’association Sauvegarde Retraite, la suppression des régimes spéciaux est au moins en partie fictive, cet alignement est en trompe-l’œil (de nombreux avantages de ces régimes perdureront à l’avenir, clientélisme oblige) et surtout la fusion des régimes généraux et complémentaires dans l’URSSAF – cette organisation criminelle (dont je propose la suppression pour transférer ses missions aux seules mutuelles) pillée sans vergogne à centaines de milliards depuis sa création par les syndicats qui la gèrent (70 ans de rapports de la Cour des Comptes témoignent de 70 ans d’abus de biens sociaux sans qu’aucune loi ne vienne s’appliquer à cette « vache sacrée » – en fait un prurit cancéreux) a pour seul but de permettre à un État financièrement aux abois de siphonner les réserves accumulées par la gestion prudente de l’AGIRC-ARRCO – de la cavalerie donc ;

– quant à d’autres mesures complémentaires pour assurer l’avenir des retraites, comme l’introduction d’un régime par capitalisation, en complément et non en substitution des régimes par répartition existants, rien de prévu du fait des multiples oppositions des adeptes de la pensée magique ; notons que les syndicats farouchement hostiles au très raisonnable et vertueux système par capitalisation pour les autres, en ont créé un réservé aux seuls fonctionnaires dès 1964 (mais comme c’est eux qui le gèrent, et mal, les scandales s’accumulent aussi à ce niveau) ;

Rien n’est donc réglé, on reste dans le bricolage et les mesures de cavalerie…

Notons au passage que le RN, au lieu de se jeter dans la brèche du scandaleux coup de bonneteau que représente la fusion du régime général et des régimes complémentaires AGIRC-ARRCO, de l’absence de généralisation d’un régime par capitalisation complémentaire à tous les salariés et de l’insuffisance de la réforme pour assurer les retraites à l’avenir se cramponne à la seule défense débile et délirante de la retraite à 60 ans ! Mais à quoi sert donc ce parti aussi inculte en économie et clientéliste que les autres ?

Je suis partisan d’une réforme radicale des retraites sur 4 piliers obligatoires (à la suisse) après suppression réelle et définitive des régimes spéciaux :

(1) une retraite par répartition (obligatoire) très faible assurant un minimum retraite (criminelle pyramide de Ponzi limitée au minimum), sans doute prise à 65 ans en attendant 70 ans ;

(2) une assurance-vie (obligatoire) sans limitations ni plafonds, non imposable dont les intérêts sont déductibles de l’IR ;

(3) une retraite par capitalisation complémentaire (obligatoire) sans limitation, dont le coût est déductible de l’IR ; on fera ici remarquer que la retraite par capitalisation complémentaire doit venir compléter, mais en aucun cas se substituer aux autres – la retraite par capitalisation a en effet elle aussi ses défauts, car la bourse fluctue même si l’analyse montre que plus le temps passe (surtout sur plusieurs dizaines d’années) et plus l’évolution des cours devient largement positive MAIS des accidents peuvent se produire qui obligent à diminuer drastiquement les taux de conversion (le contraire étant vrai aussi) – le principe du système de retraite sur un maximum de piliers consiste en effet à « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » ;

(4) une loi relative à l’acquisition d’un logement par tous doit assurer que tout un chacun (ou presque) soit propriétaire de son logement à sa retraite et n’ait donc alors plus aucun loyer à payer.

Ce dernier point est essentiel. La loi sur l’accès à la propriété de son logement doit présenter les caractéristiques révolutionnaires suivantes :

  • Prêt spécial étalé sur 30 à 50 ans en fonction du revenu, afin de permettre aux primo-employés d’acheter leur logement dès l’âge de 25 ans grâce à des échéances très faibles équivalant à un loyer normal (ceci apportera par ailleurs une forte croissance au secteur du BTP et résoudra la crise du logement – « quand le bâtiment va tout va ») ;

Je rappelle que mes propositions visant à permettre à tous de travailler légalement en supprimant le Smic doit aussi permettre à tous de présenter aux banques des revenus légaux clairs pour un dossier de financement en bonne et due forme – ce qui n’est pas possible si les revenus sont au noir, occultes, illégaux ou autres ; que ma proposition de remplacer TOUTES les aides sociales par un impôt négatif accessible à tous ceux qui travaillent viendra encore renforcer l’accessibilité de (presque) tous au prêt logement exceptionnel ; que la suppression de l’aide au logement et du logement social permet de désengager l’État d’une mission non-régalienne et d’assainir le marché du logement en le remettant entre les mains du secteur privé boosté par sa défiscalisation et la baisse de ses charges (c’est l’État qui est le seul responsable de l’éternelle crise du logement !) ;

  • Ce contrat de prêt doit être assorti d’une assurance pour couvrir les périodes de chômage (le nouveau système social devrait assurer le plein emploi) ;
  • En cas de déménagement, tout emprunteur doit bénéficier de facilités pour transférer son prêt sur un nouveau logement, revendre l’ancien et utiliser le produit de la vente comme apport, afin que ce système ne constitue pas un obstacle à la mobilité ;
  • Un grand nombre d’emprunteurs devrait avoir soldé leur emprunt à l’âge de 75 ans au plus tard ; si ça ne devait pas être le cas, le contrat de prêt doit pouvoir être transmis avec le bien immobilier par héritage ; plus le temps passe, et plus le rapport valeur du bien / valeur restant due du prêt doit devenir favorable aux héritiers (on rappelle que les droits de succession doivent être abolis) – dans le cas contraire (mort prématurée de l’emprunteur), le bien immobilier est repris par l’organisme prêteur et toute perte éventuelle est compensée par un organisme de contre-assurance (la longueur des prêts doit limiter le nombre des défaillances à un minimum en rendant toute crise systémique extrêmement improbable) ;

Le but de cette loi est, outre son aspect de pilier important de la retraite, de favoriser l’accession de tous à la détention d’un capital et la transmission de ce dernier à leurs héritiers, afin que tous les citoyens deviennent progressivement des « capitalistes » (détenteurs d’un patrimoine) et puissent envisager à terme de créer leur entreprise et d’accéder à l’indépendance et à la liberté économique et financière, fût-ce pour les plus défavorisés par le sort en plusieurs générations.

Cette réforme des retraites vise aussi à rendre le financement de retraites acceptables voire confortables indépendamment de la pyramide des âges, et la croissance économique d’une société indépendante de sa démographie ; de préférer la qualité de la vie des générations futures à la quantité d’humains miséreux ; de rejeter la criminelle idée génocidaire (crime contre la diversité humaine et donc contre l’humanité) que des peuples libres doivent être remplacés par des populations d’esclaves venus d’autres civilisations afin de promouvoir l’esclavage ; que l’humanité doive dans le futur compter 10, puis 20, puis 30 voire 50 milliards d’humains (crime écologique contre la planète et par conséquent à nouveau contre l’humanité).

L’ensemble du système doit, comme toutes les autres assurances sociales (privées et mutuelles), être sécurisé par un système de contre-assurance garanti in fine par l’État – cf. mon court manifeste « Introduire un véritable régime de démocratie en France : proposition de réformes concrètes indispensables ») – obtensible gratuitement à la demande.

Philippe Perchirin, entrepreneur, traducteur et auteur d’essais philosophiques et politiques

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Breizh-info.com est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place.
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8 réponses

  1. Les retraités peuvent compter sur la solidarité des migrants de plus en plus nombreux qui investissent la France. Ne nous dit-on pas qu’ils y viennent surtout pour cela ,

  2. Que des bonnes idées auxquelles je souscris. Malheureusement ces propositions ne peuvent voir le jour tellement l’état est sclérosé et mis en coupe réglée par des usurpateurs qui n’ont rien à envier aux voyous de grand chemin. Eux-mêmes donnant l’exemple de la prévarication de la fraude et du pillage systématique des forces de notre pays

  3. L’idéal serait de pouvoir donner à tous les salariés (du privé comme du public) la possibilité » de pouvoir opter soit pour le régime par répartition soit pour celui par capitalisation !

  4. A Almaviva: cet idéal là ne sera pas possible, tous les Français partirait de la répartition (Obligatoire, pourquoi?) vers la capitalisation (Non obligatoire, pourquoi?)… Le mieux serait la répartition, non obligatoire, et/ou la capitalisation, non obligatoire. Mais si on n’a rien à répartir, c’est très embêtant…

  5. on se demande pourquoi avoir travaillé 42 ans pour gagner 900€ par mois alors que d’autre sans travailler gagne autant + tout les autres avantages
    vous les français vous allez a votre perte

  6. ils saupoudre de chèques par ci par là chaque mois ils en inventent d’autres;
    en revanche pour donner des subsides au gouvernement corrompu de l’ukraine, c’est par millions , l’allemagne a débloqué hier 500 millions, les usa plusieurs milliards, je suppose que la france fait de même. quant aux mineurs isolés et aide médicale d’état pour étrangers en situation irrégulière, les dépenses explosent sans que cela ne gêne nos zélites!

  7. Bonjour
    Je serais heureux de pouvoir lire votre document « Introduire un véritable régime de démocratie en France : proposition de réformes concrètes indispensables ».
    Et même d’échanger avec vous sur certains points, si vous le désirez.
    En vous remerciant
    Bien cordialement
    Fx Decrop

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