La mort de Quentin Deranque à Lyon a provoqué un choc politique dont les répercussions dépassent désormais le cadre national. Au Parlement européen, l’eurodéputée Les Républicains Céline Imart a déposé, avec plusieurs collègues de droite et du Rassemblement national, une proposition visant à créer une « liste noire européenne des organisations extrémistes ultraviolentes ».
L’objectif affiché est clair : combler un vide juridique entre la qualification de terrorisme – lourde, longue à établir et nécessitant l’unanimité des États membres – et la simple agitation militante. Selon ses promoteurs, certaines structures organisées, impliquées dans des violences répétées, échappent aujourd’hui à tout mécanisme européen spécifique.
Un outil préventif plutôt que répressif
La proposition ne vise pas nommément un mouvement en particulier, mais elle s’inscrit dans le contexte des accusations portées contre des groupes antifas et certaines mouvances d’ultragauche après les affrontements ayant précédé la mort du jeune militant.
La liste noire envisagée permettrait d’identifier formellement des organisations considérées comme ultraviolentes, de renforcer la coopération policière européenne et surtout de couper l’accès à tout financement issu de fonds européens, y compris via des structures relais ou des dispositifs indirects.
Les défenseurs du texte estiment que l’actuel dispositif européen, centré sur la lutte antiterroriste, agit trop tard et ne répond pas aux phénomènes de radicalisation progressive. Ils plaident pour un mécanisme plus souple, capable d’intervenir en amont.
Le texte a été cosigné par des élus LR et RN, illustrant un rapprochement stratégique au sein du Parlement européen. Ses promoteurs affirment ne pas regarder l’étiquette partisane mais le contenu des propositions. D’autres groupes, notamment centristes et libéraux, beaucoup plus sectaires de principe, ont refusé d’y apporter leur soutien.
Au-delà de l’outil juridique, le dépôt de cette résolution constitue un signal politique fort. Il intervient dans un climat où la question des violences politiques revient au premier plan, qu’il s’agisse d’actions de black blocs lors de manifestations, d’attaques ciblées contre des réunions publiques ou de dégradations revendiquées au nom de causes idéologiques.
Violence politique et angle mort européen
Les partisans de la liste noire estiment que l’Europe s’est dotée d’instruments efficaces contre le terrorisme islamiste ou les réseaux criminels, mais qu’elle peine encore à appréhender des groupes militants structurés dont la stratégie repose sur l’intimidation, la violence ponctuelle et la mobilité transfrontalière.
Selon eux, ces organisations bénéficient parfois d’une zone grise : trop politisées pour être traitées comme de simples délinquants, mais pas juridiquement qualifiées comme terroristes. La conséquence serait une difficulté à tarir les financements et à coordonner les réponses entre États membres.
La proposition devra désormais suivre son parcours institutionnel. Elle relance, au niveau européen, un débat sensible : comment lutter contre les formes de violence politique radicale sans affaiblir les libertés publiques ? Pour ses auteurs, la réponse passe par un outil ciblé, préventif et fondé sur la coopération policière et le renseignement partagé.
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Après la mort de Quentin Deranque, une initiative pour une liste noire européenne des organisations violentes”
Danger les clowns de Droite et surtout les clochards du RN font le jeu de l’Europe! Allez-y votez pour ce Bordel-la. La France a besoin de gens convenables pas d’aventuriers ni d’histrions genre Concini ou
Bordella… DEGAGE crétin incapable d’écrire ton nom!