Scandale à Callac. Un paroissien : « On veut nous dénigrer avec l’accusation classique de racisme »

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18/03/2016 – 05h00 Callac (Breizh-info.com) – La polémique gronde après l’annonce du départ précipité du père Mikerson de la paroisse de Callac. Ce dernier, un Haïtien, est arrivé en septembre dernier pour s’occuper de cette paroisse – qui voit ses églises se vider petit à petit, comme dans beaucoup de pans de la campagne bretonne. Il remplaçait Hubert Forget, curé du canton.
Le père Mikerson – qui se dit , selon ce qui ressemble désormais à une mode, victime de rejet en raison de ses origines – est donc muté dans les paroisses de Broons et de Caulnes, dans les Côtes d’Armor. Il aurait eu affaire à des propos racistes, qui l’auraient suffisamment mis mal à l’aise pour qu’il décide de s’en aller par lui même. Personne n’a constaté de tags à caractère raciste sur le presbytère comme cela a été rapporté dans la presse subventionnée.

Du côté des paroissiens ou d’anciens paroissiens, certains semblent avoir d’autres explications à ce départ : le père Mikerson est « un homme accueilli avec le tapis rouge mais qui a voulu tout diriger » nous dit l’un d’entre eux. « C’est quelqu’un qui ne se plaisait pas dans le coin et qui n’avait pas choisi d’être là et qui voulait imposer sa façon de faire » s’exclame un autre paroissien, dont la fille participait à la chorale : « il a mis un sacré bordel ! Il a fallu lui refaire son logement car il ne le trouvait pas à son goût lorsqu’il a pris la place du Père Forget. Un nouveau parquet flottant, par exemple. Il lui est aussi arrivé d’oublier les clés de l’église lorsqu’il arrivait à un baptême dans un village . Pour les fêtes de Noël dans les écoles, il ne se déplaçait même pas».

Les fidèles de la paroisse semblent très choqués des déclarations des autorités religieuses, relayées par une presse subventionnée qui se délecte des histoires de racisme présumé.

D’autres fidèles nous apportent des explications : « Beaucoup de gens font des remarques en privé, ou des blagues, mais comme ça a toujours été. Mais j’en ai jamais entendu le visant publiquement » nous explique André, qui se rendait encore jusqu’à il y a peu à Callac. « Je ne sais pas pourquoi ils sont allés envoyer le père Mikerson, par ailleurs très gentil, dans la paroisse. Avant, on envoyait nos prêtres dans d’autres pays, aujourd’hui, l’Église nous les envoie chez nous. Mais on a pas besoin qu’un Haïtien vienne nous apporter la parole de Dieu ».

Morgane, une jeune catholique traditionaliste qui a assisté à plusieurs messes célébrées par le Père Mikerson, lui reproche sa mise en scène « pas du tout adaptée à notre culture et à nos traditions » et elle aussi s’avoue « un peu blasée par le discours qu’on peut entendre aujourd’hui dans les églises , sur le vivre ensemble, l’accueil de l’autre, et tout le tralala ». La jeune femme insiste  : « Je ne viens pas à la messe pour entendre et prendre des leçons de politique et d’humanisme parce que certains évêques se prennent presque parfois pour Olivier Besancenot . J’y viens pour prier Dieu et pour me recueillir , pas pour entendre des discours lénifiants ». Même si elle confie  ensuite : « avant le père Mikerson, c’était pareil. Après, ça sera pareil. C’est le discours des autorités qu’il faut changer . On veut nous dénigrer avec l’accusation classique de racisme. Donnez-nous des bons prêtres et nous retournerons à la messe ! ». 

Cette recherche de la tradition dans l’Église, et d’un autre discours que celui tenu, aujourd’hui, par le pape et par les évêques de France, beaucoup le trouvent dans les églises dites traditionnalistes . « C’est beau, on sent que c’est sacré, on peut réellement trouver quelque chose lors d’une messe célébrée selon la tradition » nous confie Maxime, un jeune étudiant briochin qui s’est « converti » récemment. « Je me suis toujours ennuyé lors des messes de mariage ou d’enterrement que j’ai pu faire étant enfant ou adolescent. Je me moquais même de ce que j’entendais ou je lisais tellement ça me paraissait totalement idiot. C’est comme s’il y avait deux églises différentes ». Celui qui nous confie par ailleurs se sentir « nationaliste et catholique », va plus loin : « quand on entend les homélies de certains prêtres, qui vont prêcher le vivre-ensemble, l »accueil de tous les immigrés, l’internationalisme, on croit rêver. Ca n’est pas leur rôle. L’Église est enracinée ! Dans la tradition, il n’est pas rare d’entendre des homélies sur l’importance de la famille traditionnelle, sur nos racines charnelles, sur notre terre. C’est beaucoup plus intéressant non ? ».

Quand on lui rappelle que jusqu’ici, les églises traditionalistes ne sont pas majoritaires en France, Maxime n’y va pas par quatre chemins : « c’est en progression. Et puis il y’a d’un côté, des églises tradis pleines de jeunes, de l’autre, des églises qui se vident des plus âgés, qui ont baigné dans l’après Vatican II . Mais l’avenir, c’est nous ! ».

Alors que le père Mikerson fera quelques kilomètres pour se rendre du côté de Broons et Caulnes , le vicaire général de Saint-Brieuc pourrait organiser une rencontre, entre paroissiens, à Callac prochainement. « Cela nous amène à nous interroger autour de l’acceptation de la différence, au niveau de l’âge, des origines ou des sensibilités religieuses » a t-il déclaré, histoire de continuer à culpabiliser les paroissiens et à tenir le même discours qui vide les églises chaque année un peu plus …

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  • Lassus Georges

    J’ attend que le pape, prenne une centaine de » migrants » au Vatican, il a de la place, qu’ il commence à faire ce qu’ il nous dit, chez lui, après … Et si ça marche…. Ont l’ écoutera ….

  • Lassus Georges

    Le pape, nous conseille de recevoir des migrants, il doit donner l’ exemple : Le vatican a beaucoup de place, qu’ il en prenne une centaine de musulmans, il les loge,.
    nourrit, soigne, avec les deniers du vatican . Si il peut le faire ; On attend six mois, et si tout se passe bien : Alors on le croit et on fait de même.