Réunion du RN à Callac (22) : quand la presse locale tente de faire monter une tension qui n’existe pas sur le terrain

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Samedi 28 février 2026, Gilles Pennelle, député européen du RN, tiendra une réunion publique à Callac, dans les Côtes-d’Armor, sur le thème de l’agriculture. À lire une partie de la presse régionale qui fait monter la sauce depuis quelques semaines, le Télégramme en tête relayant les communiqués de quelques personnes réunies en collectif, l’événement s’inscrirait dans un climat électrique, marqué par de « nouvelles tensions » et le spectre du projet Horizon, abandonné en 2023.

Beaucoup d’articles pour pas grand chose

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La réalité locale est autre. On se croirait dans la science fiction en lisant ces articles.

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Callac, commune de 2 000 habitants, ne vit pas dans un état de guerre larvée. Il n’y a ni barricades, ni affrontements, ni émeutes. Les rues sont calmes, les foyers sont paisibles. Il y a quelques discussions, mais ça n’est pas le sujet principal dans les commerces, loin de là. La population locale a bien d’autres soucis actuellement que de commenter une réunion politique sur l’Agriculture. Le conseil municipal local, n’a lui pas eu d’autre choix que d’en parler.

Des habitants qui s’interrogent il y en a. D’autres qui soutiennent la réunion il y en a aussi beaucoup, notamment chez les agriculteurs, les principaux intéressés. Certains qui la contestent, il y en a également. Bref, la vie démocratique ordinaire d’une petite ville bretonne.

Un parti arrivé en tête au premier tour des législatives 2024 dans la commune

Faut-il rappeler un fait simple : lors des dernières élections nationales, le Rassemblement national est arrivé deuxième à Callac., aux présidentielles comme aux législatives ? Il était même arrivé en tête au Premier tour (Noël Lude). On peut le regretter ou s’en féliciter, mais c’est un fait électoral. Dès lors, pourquoi la tenue d’une réunion publique d’un parti soutenu par une part significative de l’électorat local serait-elle une « provocation » ?

Une poignée de collectifs, se réclamant de l’antifascisme – l’actualité montre les conséquences que peuvent avoir ces appels permanents aux contre-manifestations et cette volonté de tension – demande l’interdiction de la réunion. Officiellement, ils ne remettent pas en cause la liberté d’expression. Dans les faits, ils exigent que l’État empêche un parti légal d’organiser un meeting dans une salle municipale.

La préfecture a d’ailleurs rappelé un principe élémentaire : une réunion politique ne peut être interdite que s’il existe des risques graves et avérés de troubles à l’ordre public. À ce stade, ce n’est pas le cas. Et il serait fou d’interdire une réunion au prétexte que des opposants à celle-ci menacent, éventuellement, de violences, ce qui reviendrait à dire qu’il suffirait juste de menacer pour obtenir gain de cause.

Le poids du souvenir Horizon

Le nom de Callac reste associé au projet Horizon, centre d’accueil de migrants réfugiés finalement abandonné début 2023 après plusieurs mois de mobilisation et de tensions. Trois ans plus tard, certains médias parlent déjà de « match retour », de « plaie qui se rouvre », de climat anxiogène.

Mais qui entretient réellement cette dramaturgie ?

Sur le terrain, beaucoup d’habitants expriment surtout une lassitude. La page a largement été tournée. Ils ne veulent ni affrontements ni récupération politique. Ils ne comprennent pas toujours pourquoi quelques figures associatives ou politiques locales épaulées par une poignée de militants extérieurs à la commune cherchent à empêcher un débat public sur l’agriculture – dans un canton d’agriculteurs, parmi lesquels beaucoup, votent à droite et notamment pour le Rassemblement national.

Ce qui frappe, en revanche, c’est le rôle de certains titres locaux qui, à coups de formules alarmistes – certains donnent même la parole à des apprenties journalistes militantes – réactivent le récit d’une commune sous tension permanente. Or chacun sait que la polémique fait vendre. Horizon a offert, à l’époque, une caisse de résonance nationale. L’arrivée d’un élu du RN permet de tenter de rejouer le scénario. Tout cela ressemble vraiment à du mauvais cinéma.

Liberté de réunion ou démocratie à géométrie variable ?

Il est possible et légal de contester les idées du RN. Il est même autorisé d’organiser une contre-manifestation déclarée et pacifique – même si cette tradition de gauche interroge : combien de réunions publiques, ou de meetings de gauche se tiennent sans que des opposants n’entendent y contre-manifester ? Ce qui l’est moins, c’est de vouloir faire interdire une réunion publique au motif qu’elle déplaît politiquement, et que quelques individus obtiendraient gain de cause en menaçant de violences. Dans une démocratie, la liberté de réunion vaut pour tous les partis autorisés à concourir aux élections. La restreindre sous pression militante créerait un précédent dangereux.

À Callac, il n’y a pas de climat insurrectionnel. Zéro. Nada. Il y a une commune rurale tranquille, à qui une certaine presse veut imposer un récit et un scénario. À force de souffler sur les braises, certains médias finissent par créer l’ambiance qu’ils prétendent simplement décrire.

Le 28 février, une réunion politique se tiendra. Des opposants manifesteront peut-être. Les forces de l’ordre encadreront l’ensemble. Des agriculteurs seront présents, mais une large majorité sera sans doute en train de travailler . Et la vie locale continuera. Sans doute avec moins de fracas que ne le laissent entendre certains titres. Les journalistes qui auront tenté de semer les graine de la discorde eux, rentreront chez eux, parfois très loin d’ici.

Armand Le Gall.

Illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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3 réponses à “Réunion du RN à Callac (22) : quand la presse locale tente de faire monter une tension qui n’existe pas sur le terrain”

  1. gaudete dit :

    les gauchiasses toujours aussi fascistes c’est à cela qu’on les reconnaît

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Quel bordel! Lorsque gamin j’assistais les réunions politiques dans des bleds comme Kallag les échanges et la contestation étaient calmes, courtois que l’opposant soit socialiste ou communiste et tout se terminait au café de la place devant l’église! Mais à Quimper (29) je me souviens d’échanges agressifs de la part de Nader le richissime importateur de vinasse du Corniguel et Monteil. Mes parents étaient choqués et préféraient Monteil plus mesuré. Autre époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

  3. Martin dit :

    La gauche veut interdire cette réunion, interdire tout ce qui ne lui plait pas, interdire aux gens qui ne pensent pas comme eux de pouvoir parler librement.
    Ce sont des fouteurs de merde, des Fachos, qui veulent le chaos comme leur Grand Manitou Rouge, Mélenchon qui foutrait tous les opposants en prison faute de pouvoir les guillotiner.
    Quand il y a du bordel et des violences quelque part, n’en cherchez pas la cause : ce sont les Fachos gauchistes, voyous ou journalistes, qui viennent foutre la Merde.

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