[MAJ : photos] Casse et tags : les antifas nantais contre la tenue d’une conférence sur l’immigration

05/02/2017 – 10H00 Nantes (Breizh-info.com) – Après avoir échoué à faire interdire la conférence de Jean-Yves Le Gallou sur le thème de l’immigration en faisant pression sur la Ville de Nantes, ce vendredi 4 février les antifas ont pu démontrer une nouvelle fois aux Nantais leur vision originale de la liberté de pensée et accessoirement de la décoration urbaine. Sans réussir à perturber la conférence, qui a attiré 200 personnes. Arrêt sur image.

Le déchaînement de violences vécu vendredi soir à Nantes – qui n’est pas sans rappeler les manifs du printemps dernier – risque bien d’être le premier d’une longue série. Hier, en marge de la manifestation, un des manifestants nous confiait en effet : « On s’entraîne là. Le 26 février, y a le meeting de Marine le Pen au Zénith, faut qu’on soit à la hauteur. On va empêcher les fachos de s’exprimer à Nantes ». Une manifestation est déjà prévue le 25 février dans la ville.

 « Si je rencontre un journaliste de Breizh Info, je le massacre»

Le grand rassemblement « antifasciste » était donc prévu à 19 heures, place Viarme, dans le centre de Nantes. Parmi  les 400 personnes qui avaient fait le déplacement, on pouvait y voir le ban et l’arrière-ban de Nantes Révoltée, du syndicat Sud-Solidaires (une génération sépare les deux), d’Alternative Libertaire, de la CNT, des Jeunes communistes etc. Un syndicaliste Sud soupire : « On aurait bien voulu aller au contact, rentrer dans la salle et interdire la conf’, mais les autres OS [syndicats, NDLA] n’ont pas voulu. Mais le but c’est quand même de s’approcher le plus des fachos ». Au sein du collectif Nantes Révoltée le discours est plus direct : « Breizh Info, ce sont des fachos, ils n’ont pas leur place à Nantes. Si je rencontre un journaliste de Breizh Info, je le massacre. Ce sont des valets du capitalisme qui nous opprime, des frontières qui nous assassinent, des policiers qui nous tabassent », nous déclare un militant dont la lucidité n’a d’égal que la remarquable conscience politique…

19h30. Derrière une banderole proclamant « Nantes Antiraciste », la manifestation s’ébranle, avec en queue de peloton quelques militants UDB – il y en a encore ! – derrière un drapeau breton. A l’avant du cortège, une centaine de personnes en vêtements sombres, têtes cagoulées, bâtons ou barres de fer en main. Certains, peu reconnaissants envers leurs sponsors, se sont déjà entraînés en détruisant un distributeur de billets en bas de la place Viarme et un panneau publicitaire place Bretagne dans l’après-midi.

Les antifas braillent à qui mieux mieux « Refugees welcome », « Nantes antiraciste », « pas de quartiers pour les fachos »

Le cortège remonte la rue du Poitou, le long du tramway, des tags recouvriront murs et stations de trams – les trois stations Viarme, Poitou et Félix Faure seront abondamment taguées avec des A cerclés et des ACAB (all cops are bastards). Les antifas braillent à qui mieux mieux « Refugees welcome », « Nantes antiraciste », « pas de quartiers pour les fachos » et autres classiques du genre. Un tag refugee Welcome est inscrit sur un mur au milieu des « Nantes antifa » et autres ACAB. Un quart d’heure plus tard, la tête de la manif tourne dans la très bourgeoise rue du Maine.

La « redécoration » des murs continue de plus belle. Les riverains, peu habitués à pareille fiesta – ce sont les quartiers du centre qui dégustent habituellement – tirent des têtes d’une demi-lieue et referment tout ce qu’ils peuvent. La police barre le carrefour Maine / Villebois-Mareuil. Devant la salle Bretagne se tient l’imposant service d’ordre de la conférence – une cinquantaine de personnes bien décidées à assurer la protection des participants. Contrairement à ce qu’affirmera un peu vite (?) un journaliste malintentionné de la presse régionale subventionnée, celles-ci n’étaient pas « armées de manches de pioches ». Si cela avait été le cas, des photos n’auraient pas manqué d’être publiées. On les attend encore.

Les manifestants contournent par la petite rue Joyau, renonçant à passer par l’intérieur de l’îlot. Les tagueurs continuent leur travail artistique, animés d’un inextinguible amour pour la police : « Kill cops » à l’angle des rues Joyau et Daudet. Devant Saint-Pasquier, la BAC barre l’accès à la rue Villebois Mareuil.

Des projectiles volent, un fumigène est lancé sur le toit d’un immeuble. Repoussés par la police, les manifestants s’égaillent. Le gros de la troupe reflue vers le nord. Rond-point de Rennes, une centaine d’entre eux fracasse un panneau publicitaire, le distributeur de billets et une voiture garée juste à côté. La BAC fond sur les casseurs, tandis que les autres continuent vers Michelet. Trois casseurs sont arrêtés. Connus de la justice pour la plupart, notamment pour avoir participé aux destructions dans le centre-ville ce printemps, ils étaient armés de barres en fer et de barre à mines. Alors que les autres manifestants se dispersent dans le quartier Michelet, les CRS en interpellent quatre autres à l’angle des rues Thomas et Debay à 20h55, tout près du boulevard Amiral Courbet.

«Faut vraiment être con pour taguer ici :  chez les Clarisses, la moitié des sœurs viennent d’Afrique noire. »

Pendant ce temps, d’autres manifestants s’en sont pris au couvent des Clarisses, rue de Haute Roche, au sud de la salle Bretagne, en taguant «Non à l’extrême-droite », « Refugees Welcome » et « Marine Fuck You » sur le long mur aveugle, et brisé une vitre de la maison de retraite en chantier, juste en face. Un riverain regarde, peiné : «Faut vraiment être con pour taguer ici :  chez les Clarisses, la moitié des sœurs viennent d’Afrique noire. L’irreligion, ça rend vraiment con ».

Alors que l’essentiel de la manifestation s’est dispersé, absorbé par les bars nantais, des petits groupes furèteront encore en ville. A 0h15,  l’un d’eux aura la mauvaise idée de s’en prendre à coup de projectiles aux clients d’un bar situé devant la Cathédrale. Pas manchots, les clients réagiront en  courant sus aux assaillants. L’un d’entre eux  sera rattrapé dans la rue Mathelin Rodier. Le malheureux en sera quitte pour une correction maison. Le reste du groupe s’enfuira sans demander son reste. Selon nos informations, il sera pris en chasse par la police, qui en interpellera trois d’entre eux place Viarme peu après. Pas de chance, vraiment.

Dans le calme et la sérénité, devant 200 personnes, Jean Yves Le Gallou présenta son dernier livre Immigration, la catastrophe

Et la fameuse conférence à l’origine de ces événements ? Dans le calme et la sérénité, devant 200 personnes, Jean Yves Le Gallou présenta son dernier livre Immigration, la catastrophe. L’orateur exposa le sujet en 3 parties : un constat sur la réalité de l’immigration massive depuis 40 ans, ses conséquences néfastes en de nombreux  domaines, les mesures simples à prendre pour inverser la situation.

Que nous dit-il ?  D’abord que » Le grand remplacement « , théorisé par Renaud Camus, est un fait. Il suffit d’ouvrir les yeux comme celui-ci le propose, ce que suggérait déjà une une affiche du Front National dans les années 80. Malgré la censure , il existe aussi des statistiques de l’INSEE, des études médicales – tel le dépistage de la drépanocytose – voire des photos de classe qui le confirment sans contestation possible.

Ses effets sont défavorables pour la société française. Comment maintenir le niveau dans des classes où nombre d’élèves ne maîtrisent pas le français? Le taux de  chômage de ces populations est très supérieur à celui du reste de la population. Celle-ci souffre également  d’une pénurie de logement, en particulier social, car cette immigration les occupe. Les prisons sont surpeuplés du fait de leur sur représentation dans la délinquance. La culture française  – place de la femme, mode d’habillement, nourriture, etc..- est remise en cause.

Que faire pour en sortir?  Pour J.Y. Le Gallou, la première mesure à prendre est bien sûr d’interdire toute nouvelle immigration. Mais  il faut surtout organiser la remigration.  Pour cela, il faut rendre le pouvoir, confisqué par les juges – Conseil d’État, Conseil constitutionnel, Cour européenne des droits de l’homme – au politique. Cela passe par l’abolition de la loi Pleven, la première des lois liberticides. Ensuite, pour commencer, tous les illégaux doivent quitter le territoire. Il en sera de même pour les délinquants en fin de peine. Les permis de séjour, qui sont  temporaires, ne seront pas renouvelés. Les détenteurs d’une double nationalité, s’ils n’aiment pas la France, leur pays d’accueil, seront invités à retourner dans leur pays d’origine.

Cela nécessitera, conclut-il, que les dirigeants politiques aient la volonté et le courage de mettre en oeuvre leurs engagements.

Louis Moulin

Photos : Breizh-info.com
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