Bretagne. Réhabiliter le bâti en terre crue : une formation pour renouer avec un patrimoine vivant

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Longtemps reléguée au rang de technique archaïque, la construction en terre crue revient aujourd’hui au cœur des réflexions sur le bâti, le patrimoine et les modes de construction durables. En Bretagne, où la bauge a façonné des milliers de maisons, de fermes et de dépendances, cette tradition constructive fait l’objet d’un regain d’intérêt. Les 26 et 27 mars 2026, une formation dédiée à la réhabilitation du bâti en terre crue se tiendra à Rennes et dans ses environs, à l’initiative de Tiez Breiz – Actions culturelles.

Redécouvrir la bauge, matériau ancestral breton

La terre crue, et en particulier la bauge, constitue l’un des matériaux emblématiques de l’architecture rurale bretonne, notamment en Ille-et-Vilaine. Issue de ressources locales, peu transformée, elle offre des propriétés thermiques et hygrométriques longtemps éprouvées. Pourtant, mal comprise ou mal entretenue, elle est souvent victime d’interventions inadaptées qui fragilisent les bâtiments.

La formation proposée vise précisément à combler ce déficit de connaissance. Elle s’adresse aux architectes, maîtres d’œuvre, artisans, agents publics et élus amenés à intervenir sur le bâti ancien, en leur donnant les clés pour comprendre les spécificités des maçonneries en terre crue.

Comprendre, diagnostiquer, intervenir

Sur deux journées complètes, les participants seront invités à se familiariser avec les caractéristiques du matériau terre, ses propriétés physiques, mais aussi ses faiblesses lorsqu’il est confronté à des interventions modernes inappropriées. Une attention particulière sera portée à l’analyse des pathologies courantes du bâti en bauge : remontées d’humidité, érosion, fissurations ou altérations liées à des enduits non respirants.

Au-delà du diagnostic, la formation met l’accent sur le choix des solutions de reprise et sur l’adaptation des interventions, dans le respect du bâti existant. L’objectif est clair : intervenir sans dénaturer, réparer sans fragiliser, et prolonger la vie de constructions souvent pluriséculaires.

L’originalité de cette session tient aussi à la diversité des intervenants. Conservateur du patrimoine, maçon spécialisé, architecte de terre et chercheur universitaire croiseront leurs regards pour offrir une approche à la fois scientifique, réglementaire et pratique.

Parmi eux figurent notamment Philippe Bardel, conservateur du patrimoine à l’Écomusée de la Bintinais, Adelin Jude, maçon spécialisé dans la terre crue, Amélie Le Paih, architecte DSA en architecture de terre, et Erwan Hamard, chercheur à l’Université Gustave Eiffel. Des ateliers de mise en pratique permettront d’ancrer les connaissances théoriques dans des gestes concrets.

Un enjeu patrimonial et contemporain

Si la réhabilitation du bâti en terre concerne d’abord la sauvegarde du patrimoine rural breton, elle s’inscrit aussi dans des enjeux très actuels : sobriété énergétique, circuits courts, matériaux locaux et respect de l’existant. À l’heure où la construction standardisée montre ses limites, ces savoir-faire anciens apparaissent, pour beaucoup, comme une source d’inspiration pour bâtir autrement.

La forte satisfaction enregistrée lors des précédentes sessions – avec une évaluation globale de 99 % et une atteinte des objectifs annoncée à 100 % – témoigne de l’intérêt croissant pour ces formations, à la croisée de la culture, de l’écologie et de l’enracinement territorial.

Informations pratiques

La formation se déroulera les 26 et 27 mars 2026, sur deux jours (14 heures), à Rennes et dans ses environs, en Ille-et-Vilaine. Le coût est fixé à 630 euros nets de TVA.

Photo d’illustration : Détail de l’enfer de Dante, William Bouguereau

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Bretagne. Réhabiliter le bâti en terre crue : une formation pour renouer avec un patrimoine vivant”

  1. guillemot dit :

    Il faut revenir à ces pratiques ancestrales qui ont de nombreux avantages dont ceux d’avoir un coût de construction moins élevé, de n’utiliser que des matières naturelles et des infrastructures qui ne viennent pas du bout du monde . Si nous avons encore nos chateaux , nos églises , nos cathédrales c’est parce que tous ces bâtiments ont été construits avec du « local » et c’est ce qui fait le charme de notre pays: granit en Bretagne, tuffaut en pays de Loire etc…

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