Endettement des communes en 2012 : les villes bretonnes sont raisonnables

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27/09/2013 – 09H00 Rennes ( Breizh-info.com) – Le classement 2012 des dettes des villes de plus de 20.000 habitants vient de sortir. Comme chaque année, l’encours de la dette augmente et atteint maintenant 60.7 milliards d’euros, avec une petite accélération cette année, +2.3% par rapport à l’année dernière, contre +0.9% en 2011 par rapport à 2010.
Comme d’habitude, pour le montant total de la dette, Paris, Marseille et Levallois font la course en tête, avec respectivement 3 260 027 000, 1 805 961 000 et 731 425 000 euros. Puis l’on trouve dans le désordre toutes les grandes villes, et notamment Nantes à la 11e place, avec 253 438 000 euros, soit 874 euros par habitant. L’an dernier, Nantes était à la 10e place et sa dette pesait 269.5 millions d’euros, soit 926 euros par habitant. La dette de la capitale bretonne continue d’ailleurs de se réduire depuis 2005.
A Saint-Nazaire, la dette continue d’augmenter et atteint désormais 40 906 000 euros, du fait de la construction et de la rénovation d’équipements publics (593 euros/habitant). Elle augmente de 27% par an. Autre augmentation notable, de 27% aussi, pour la dette de la ville de Quimper : de 30 799 000 elle passe à 38 992 000, et la charge de la dette par habitant dérape aussi, de 458 à 583 euros par habitant. En revanche, elle baisse de 13.29% en un an à Saint-Herblain, de 12.57% à Saint-Brieuc ou encore de 11.30% à Brest.

endettement_villes_bzh2012-1
Quatre villes bretonnes voient leur dette dépasser 1000 euros par habitant. Il s’agit de Saint-Malo (1393 euros/hab, 67 964 000 euros en tout), en légère diminution depuis l’an dernier. De Vannes (1038 euros par habitant), de Lanester (1681 euros par habitant), ville plombée par les crédits subprime, et de Concarneau (1558 euros par habitant), dans le même cas.
Parmi les villes de moins de 20.000 habitants (en italique sur notre tableau), l’on doit noter le dérapage de la dette de La Baule  qui double (+102.78%), passant de 10 070 000 à 20 420 000 euros. A Vitré, la dette augmente quand même de 51% en un an, et elle dérape de 31% à Guingamp et à Ancenis. Dans la même catégorie, c’est la ville de Blain (44) qui se montre la plus vertueuse, avec 10.2% de baisse de la dette en un an, à la veille des municipales et une fois la mise en place de l’assainissement collectif dans la partie occidentale de la commune, au bourg de Saint-Omer, terminée.
Aller plus loin : les chiffres de l’année dernière, en Bretagne
Crédit photo :  aranjuez1404/Flickr (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2013, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

 

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