La recherche scientifique écossaise a bien mis à profit la dévolution

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12/12/2013 – 14H00 Édimbourg (Breizh-info.com) –  La « dévolution » a permis à l’Écosse de se hisser aux premiers rangs de la recherche académique internationale : c’est la conclusion d’une intéressante étude de… l’ambassade de France au Royaume-Uni. Rédigé par Cyrille Van Effenterre, conseiller pour la science et la technologie, et Amine Ben Malz, ce document souligne que l’Écosse a profité de l’autonomie conférée par le Scotland Act de 1998 pour développer sa propre approche politique de la recherche et de la science.

Le gouvernement écossais a lancé une politique nationale de mise en commun de la recherche qui favorise les collaborations entre laboratoires de recherche et les incite à entreprendre des activités à haut risque et haut potentiel. Une dizaine de réseaux de recherche ont été créés entre universités, dans les domaines de la physique, de l’informatique, des mathématiques, des sciences de la vie, de la mer, etc.

L’Écosse compte dix-neuf institutions d’enseignement supérieur dont quinze universités. Selon leur organisme représentatif, Universities Scotland, « avec 0,07% de la population mondiale, l’Écosse produit 12.000 articles scientifiques/an, soit 0,6% des publications mondiales et 1,8% des citations, ce qui la situerait au troisième rang mondial par le nombre de publications scientifiques par habitant. »

Les quinze universités écossaises comptaient en 2011-2012 plus de 177.000 étudiants, Écossais pour les deux tiers, et près de 15.000 enseignants. Les frais de scolarité sont plus élevés pour les étudiants originaires d’autres parties du Royaume-Uni ; en revanche, les étudiants originaires des autres pays de l’Union européenne bénéficient du même régime que les Écossais.

Pour l’avenir, l’étude esquisse quatre scenarii possibles selon les résultats du référendum écossais sur l’indépendance, en 2014, et du référendum britannique sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, en principe en 2017. Elle estime que l’indépendance réduirait les moyens financiers et la visibilité internationale de la recherche écossaise mais note que cet avis n’est pas unanime. Enfin, l’étude brosse un intéressant tableau de la coopération scientifique franco-écossaise ; elle relève par exemple que « La France se situe au troisième rang des partenaires de l’Écosse en termes de co-publications scientifiques, après les États-Unis et l’Allemagne ».

Ambassade de France au Royaume-Uni, service Science et technologie, Panorama de l’excellence de la recherche académique écossaise, Science et technologie au Royaume-Uni, n°71, septembre-octobre 2013.

Crédit photo : extrait de la couverture du document
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