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10/09/2014 ‑ 07H00 Rennes (Breizh-info.com) ‑ Les élections sénatoriales sont peu connues du grand public : en effet, seuls les « grands électeurs » y participent. Elles se dérouleront le dimanche 28 septembre prochain. L’effectif de cette assemblée est renouvelé par moitié, tous les 3 ans. Pour ce scrutin, seul un département sur deux sera concerné, dont le numéro est compris entre 1 et 36, et 67 et 90 à l’exception de ceux de l’Île-de-France . Nous commençons notre tour de Bretagne des forces en présence par l’Ille et Vilaine avant de continuer plus tard avec le Finistère et les Côtes d’Armor – le Morbihan et la Loire-Atlantique n’étant pas concernés cette année.
Tout d’abord, qu’est ce qu’un « grand électeur » ? Par grands électeurs, il faut entendre : 1 membre du conseil municipal par commune de – de 100 et – de 500 habitants, 3 membres pour les communes de – de 1500, 5 pour – de 2500, 7 pour moins de 3500, 15 pour – de 5000 et de 9000 habitants, 29 pour les – de 10 000, 33 pour les moins de 20 000 et 39 pour les moins de 50 000 habitants.
Au total sur le département, 2430 délégués communaux accompagnés de 53 conseillers généraux, de 23 conseillers régionaux, de 8 députés et de 4 sénateurs vont voter pour élire 4 nouveaux sénateurs.
Du côté des candidats, la droite part unie dans le département avec une liste UMP-UDI représentée par Dominique de Legge (sénateur sortant, UMP), Françoise Gatel (maire UDI de Châteaugiron), Pierre Breteau (maire UDI de St Grégoire; Françoise Boussekey, conseillère régionale UMP, Joseph Allix, maire DVD de Lillemer, et Karine Passilly, maire-adjointe DVD) de Saint-Uniac.
Une droite qui n a pas semblé offensive ces derniers mois, à l’image de l’ensemble de la droite bretonne, qui semble comme tétanisée par les affaires en cours à l’UMP et qui n’ose pas se positionner.
La liste « énergies solidaires », du Parti socialiste, est composé de « vieux briscards » , comme Jean-Louis Tourenne, déjà président du conseil général d’Ille et Vilaine, Sylvie Robert, sa vice-présidente et adjointe au maire de Rennes, Alain Launay, maire de Pleurtuit, Anne Patault, conseillère régionale et municipale de Renac, Louis Dubreil, conseiller général et maire de St-Brice en Coglès et enfin Françoise Sourdrille, adjointe au maire de Janzé. Une liste qui dénote avec les propositions de François Hollande de limiter le cumul des mandats. A moins que les « cumulards » n’anticipent des défaites électorales à venir en 2015, le maillage territorial devant encore permettre au PS de remporter cette sénatoriale cette année.
Du côté du Front National, Gilles Pennelle a présenté samedi soir, en présence de Gilles Lebreton, député européen et de Louis Alliot, la liste qu’il conduira pour ces élections : intitulée » Liste Bleu Marine pour nos villes et villages » elle est composée de Gilles Pennelle, Conseiller Municipal de Fougères, Élu de Fougères Communauté, Virginie d’Orsanne, Chef d’entreprise, Conseillère Municipale de Fougères, Philippe Miailhes, 60 ans, Colonel de Gendarmerie (ER), Sophie de Prat, Commerçante, Henri Huet, Retraité de la métallurgie et enfin d’Anne Vaneecloo, Juriste. Difficile de savoir si une surprise est possible pour ces élections, alors que le Front National était arrivé en tête dans 176 communes aux dernières élections européennes mais qu’il ne possède que peu d’élus dans les conseils municipaux du territoire.
Enfin, Europe-Écologie les Verts présente également une liste intitulée « écologie et solidarité, une urgence pour les territoires », et composée de Daniel Salmon, professeur des écoles, et adjoint au maire de Rennes St-Jacques, – Claire Desmares, agriculture à Sixt-sur-Aft, par ailleurs responsable de la commission agriculture pour EELV au plan national, Didier Chapellon, 46 ans, Rennes, universitaire, Michèle le Tallec, retraitée, conseillère municipale à Saint-Malo et conseillère communautaire à Saint-Malo agglomération, Yves Sauvage, conseil principal d’éducation dans un collège, et de Lucie Koch Rennes, ingénieur dans les énergies renouvelables.
Ces élections sénatoriales, qui devraient permettre à la droite de récupérer une majorité perdue pour la première fois dans l’histoire de la Vème République il y a quelques années, sont contestées, tout comme l’institution qu’elles incarne : le Sénat. Trop coûteux pour les uns, inutile pour les autres (les textes rejetés par le Sénat sont ramenés devant l’Assemblée nationale, laissant à cette dernière le loisir d’adopter ou pas une loi), et surtout antithèse de la démocratie (la moitié du Parlement français est ainsi élue non par le peuple mais par des délégués désignés majoritairement par des conseils municipaux) voir porte ouverte aux clientélisme divers et variés.
Marine le Pen, que tous les sondages actuels prédisent en tête au soir du premier tour de l’élection présidentielle 2017, s’est d’ailleurs prononcée pour la suppression de cette institution : « dans des temps extrêmement difficiles, où il y a une inflation d’élus, je ne vois pas plus bien à quoi sert aujourd’hui le Sénat ».
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