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06/12/2014 – 12H30 Nantes (Breizh-info.com) – Le 6 et le 7 décembre a lieu une mobilisation nationale contre les GPII, les Grands projets inutiles et imposés, parmi lesquels leurs opposants classent l’aéroport de Notre-Dame des Landes, le barrage de Sivens dans le Tarn ou encore le projet de Center Parcs de Roybon en Isère. Il en existe aussi de moins connus, souvent liés à l’extension de zones commerciales.
Pour les opposants aux GPII, ils se caractérisent par l’usage abusif de l’argent public, des conflits d’intérêts et des confusions de pouvoirs, des violations multiples du droit des citoyens à disposer d’informations loyales, des mascarades de débats publics, des études environnementales bâclées, le refus d’alternatives et des expertises indépendante, une justice aux ordres quand elle n’est pas d’opérette, des élus qui votent sans rien connaître aux dossiers, contrats de complaisance, PPP qui négligent l’avenir et coûtent très cher à long terme etc. A tout cela on peut encore ajouter la violence des forces de l’ordre, ce qui fait dire aux défenseurs de l’environnement que « les GPII se bâtissent à la grenade« . Toutes caractéristiques qui sont largement présentes dans le dossier Notre-Dame des Landes et participent à saper la confiance des citoyens dans les gouvernements, de droite ou de gauche, qui ont soutenu ce projet.
Pour refuser ces GPII, des banderoles seront déployées sur les ponts d’autoroute et de 2×2 voies autour de Quimper, dans le pays Bigouden, les alentours de Redon, de Pontchâteau, de la Presqu’Île, de Saint-Nazaire, de Nantes, en Vendée, dans les Mauges, le pays de Loches et Tours.
Par ailleurs un « marathon contre la prison » sera organisé par des militants proches de l’extrême-gauche demain dimanche 7 décembre à 14 h de la Préfecture au Tribunal de Nantes. Ce marathon coïncide avec le refus d’aménagement de la peine d’Enguerrand Delanous, condamné à un an de prison ferme le 1er avril pour avoir jeté des pierres et des cocktails Molotov sur les policiers le 22 février dernier lors de la manifestation contre l’aéroport, condamnation non définitive puisqu’il a fait appel.
Malgré l’avis positif du SPIP (service pénitentiaire d’insertion et probation), la décision favorable de la JAP (juge d’application des peines) qui le suit de le libérer en lui faisant porter un bracelet électronique, le fait qu’il a décroché un CDD auprès d’un maraîcher, sa bonne conduite en prison etc., le parquet a refusé sa mise en liberté le 13 novembre en arguant qu’avant son incarcération, il n’avait pas travaillé depuis un an, et a fait appel de la décision de la JAP.
Le départ aura lieu à 14 h devant la Préfecture; quatre points relais sont fixés, pour que chacun puisse choisir quand il entre dans la course : place Bretagne, place Aristide Briand (devant le Radisson Blu), place de l’Edit de Nantes et à l’entrée de la passerelle qui mène au tribunal. Ce sera l’occasion pour les organisateurs du marathon d’appeler au désarmement de la police, à l’abandon des poursuites sans délai contre toutes les personnes inculpées lors de manifestations contre les GPII (notamment à NDDL et à la ZAD du Testet) et l’amnistie des condamnés.
Crédit photo : DR
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