13/01/2015 – 08H30 Nantes (Breizh-info.com) – Sur le thème des ‘Passions’, on peut tout dire. Les Folles journées de Nantes n’ont pas de thème très particulier cette année, ni compositeur ni période historique. Elles affichent des concerts dans tous les sens et de toutes les époques, du mercredi 28 janvier au dimanche 1er février.

Difficile de s’y retrouver dans la jungle des programmes. Le mieux est de consulter le site www.follejournee.fr/  pour accorder son propre emploi du temps avec une grille passablement remplie cinq jours durant.

Comme chaque année, la pianiste Anne Queffelec (six apparitions) alignera des programmes allant de Scarlatti à Bach en passant par Haendel et Beethoven. Côté piano, le jeune Remi Geniet (quatre apparitions) ne déparera pas, avec une palette de compositeurs allant de Bach à Chopin.

Pour les amateurs de musique vocale, surtout ne pas manquer l’ensemble Vox Clamantis, qui donnera plusieurs fois le magnifique oratorio Via Crucis de Franz Liszt, qui vaut d’être entendu plusieurs fois tant il est rarement donné. Le même ensemble s’épanouira aussi dans Bach, ou dans une Passion de l’estonien contemporain Arvo Pärt.

L’ensemble vocal italien La Venexiana (huit concerts) vaut, lui aussi, d’être suivi tant ses interprétations de Marenzio, de Monteverdi et de Gesualdo frôlent la perfection. Et la part du lion revient à l’ensemble instrumental et vocal belge Ricercar Consort (onze interventions) qui se promènera sans barguigner de cantate de Bach en pièces instrumentales françaises, en passant par le Stabat Mater et le Nisi Dominus de Vivaldi.

Les passionnés de Haydn pourront, quant à eux, entendre des versions très différentes des Sept dernières paroles du Christ en croix, exécutées par deux quatuors à cordes, ou dans une autre version pour piano seul (Jean-Claude Pennetier), voire dans une transcription pour harpe (Sylvain Blassel), et dans une dernière version pour deux pianos.

Les amateurs de violoncelle ne manqueront pas de retrouver Ophélie Gaillard dans ses trois programmes de suites de Bach. Et les mélomanes nantais se précipiteront vers les différents concerts des Cuiller, père, mère ou fils, dans leurs programmes respectifs, toujours baroques. Ou vers ceux de Michel Grizard, qui enseigne la guitare au même Conservatoire de Région.

Quant aux traditionalistes, ils se partageront les quatre apparitions du chantre de l’âme bretonne, Yan-Fanch Kemener.

Au total, trois cent cinquante concerts en cinq jours, sans compter les auditions périphériques en zones commerciales ou dans les écoles de musique, et les conférences par dizaines.

J.F. Gautier

Photo : DR
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