03/02/2015 – 09h00 Fougères (Breizh-info.com) ‑ Les gendarmes de Vire, en Basse-Normandie, ont élucidé le viol d’une fillette de 12 ans qui remontait à 2004. Les auteurs présumés, deux frères, qui étaient en détention préventive pour un braquage raté en juin 2014, seraient passés aux aveux, comme le rapporte un quotidien local.

Ils s’appellent Fabrice et Frederic G.. Agés de 34 et 45 ans, ils se sont prétendus pendant de nombreuses années militants nationalistes, allant d’organisations en organisations, sans jamais réellement y trouver leur place.

Ces deux individus, « des paumés menant une vie de marginaux ces dernières années » comme témoigne un militant les ayant côtoyé , ont approché en vain plusieurs organisations, s’y faisant exclure, ou s’excluant d’eux-mêmes, tant leur mode de vie (une vie au RSA et aides sociales pour l’aîné, petits boulots pour le second), et leur instabilité s’avérait incompatible avec une quelconque organisation politique.

Cette instabilité les mena, dans les années 2000, à fuir en Afrique, où ils avaient monté un « bar à Hôtesse » . Un continent qu’ils ont été obligé là encore de fuir du jour au lendemain pour des raisons inexpliquées .

Le mobile présenté aux policiers pour justifier le viol d’une petite fille de 12 ans est particulièrement sordide : se faire passer pour des violeurs maghrébins, afin de jeter l’opprobre sur toute une communauté.

Jugés ce mardi pour le braquage raté de 2014, ils comparaitront prochainement aux assises, pour viol concernant l’ainé et pour complicité de viol concernant son frère. Ils encourent 20 ans de prison, 150 000 € d’amende et en outre un des statuts les moins enviables en détention, celui de « pointeur » – même si, comme nous l’a confié un gardien de prison en service, la « loi des prison » a changé : « Malheureusement ce sont les plus protégés en prisons. Dans des cellules ou dans des quartiers spéciaux, les violeurs et pédophiles sont regroupés entre eux, accompagnés par des surveillants lors de leurs mouvements… La prison a changé en 15 ans… Fini les coups de fourchettes en plein couloir . Même si aujourd’hui aucun détenu ne fait la différence entre un type qui a été définitivement condamné et un autre en détention provisoire et donc présumé innocent. »

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

1 COMMENTAIRE

Comments are closed.