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MISE À JOUR DU 29 MAI À 10H00. Le tribunal d’instance de Rennes vient d’ordonner l’expulsion immédiate des squatteurs qui occupent la maison de Maryvonne Thamin à Rennes depuis 18 mois

29/05/2015 – 07h00 Rennes (Breizh-info.com) – L’affaire Maryvonne devrait connaitre une première conclusion, ce vendredi, alors que le tribunal de Rennes s’apprête à rendre son jugement concernant le référé en expulsion déposé par Maître Billaud, avocat de Maryvonne Thamin. A noter que lors des plaidoiries, l’avocat des squatteurs – qui sait qu’ils vont être expulsés – a demandé à ce qu’ils aient un délai pour pouvoir partir, un peu comme un cambrioleur demanderait à un juge la permission de ranger sa marchandise avant d’aller en prison.

Depuis le début de l’affaire, par un tour de passe passe médiatique, les squatteurs – qui se sont introduits par effraction dans la maison de Mme Thamin avant d’occuper les lieux – tentent de passer presque pour des victimes, des bonnes âmes qui auraient vu une maison mal entretenue et qui l’auraient retapé – et cela tout en se revendiquant dans la précarité la plus extrême.

En outre,  ils ont ces dernières semaines révélés au grand public – avec la complicité de Gaspard Glantz, un journaliste militant d’extrême-gauche  ayant ses entrées dans toutes les manifestations ou rassemblements de radicaux, comme à Libération ou à Vice – leurs liens, leur proximité idéologique (voir leur appartenance ?), avec le Collectif antifasciste rennais, n’hésitant pas à diffamer, mentir, via dossiers et vidéos,  pour tenter de discréditer les partisans de Maryvonne Thamin, mais aussi l’octogénaire, son avocat et les médias qui ont été en pointe sur cette affaire.

Difficile néanmoins d’identifier ces individus qui témoignent systématiquement à visages masqués, qui ne signent aucune de leur déclaration, qui n’ont par ailleurs jamais été contrôlé par les autorités, ce qui pose un problème de sécurité publique.

Quoi qu’il en soit, les agissements des squatteurs, qui, appuyés par le collectif antifasciste rennais, ont formé un collectif de soutien nommé « comité de soutien aux habitants du 94 rue de Châtillon » ne sont pas sans rappeler une autre affaire récente, à Rennes, pour laquelle tous les regards s’étaient déjà tournés vers l’extrême-gauche rennaise : le fichage de policiers et de gardiens de prison ainsi que la publication, sur Internet, de leurs coordonnées, de leurs adresses et même de photos de familles.

A ce jour, si le site Internet n’est plus accessible, l’enquête n’a pour le moment abouti à aucune arrestation – les choses se débloquant visiblement moins rapidement  pour la base de la police que quand il en va de la crédibilité d’un Ministre de l’intérieur.

Riseup, un hébergeur militant.

Néanmoins, l’adresse mail utilisée par le collectif (un de plus) qui fichait les policiers est issue du même réseau que l’adresse mail du collectif antifa ou encore que l’adresse mail du comité de soutien aux squatteurs : un réseau nommé Riseup – réseau américain basé à Seattle et qui se définit ainsi : « Riseup fournit des outils de communication informatique pour les personnes et les groupes qui militent en faveur d’un changement social libérateur. »  avant d’expliquer en rubrique « qui sommes nous ? » : « Notre but est d’aider à la création d’une société libre, un monde avec l’insouciance et la liberté d’expression, un monde sans oppression ou hiérarchie, où le pouvoir est partagé de manière égalitaire. Nous réalisons ceci en fournissant la communication et des ressources informatiques aux alliéEs engagéEs dans les luttes contre le capitalisme et les autres formes d’oppression. Nous valorisons, soutenons et nous engageons dans des luttes pour la libération humaine, le traitement éthique des animaux et la durabilité écologique. Nous joignons le combat pour la liberté et l’autodétermination de tous les groupes opprimés. Nous nous opposons à toutes les formes de préjugé, d’autoritarisme et d’avant-gardisme. ». 

Un réseau qui ne fonctionne que par cooptation : « Il y a deux façons d’avoir votre compte approuvé: vous pouvez obtenir des codes d’invitation des utilisateurs existants que vous connaissez ou attendre que nous approuvons votre demande »

Pour certains policiers rennais, il ne fait aucun doute que ces collectifs sont liés les uns aux autres : « ce sont les mêmes personnes que vous retrouvez pour les squats, dans les manifestations antifascistes, dans les rassemblements comme encore celui , récent, en hommage à Zyed et Bouna » nous confie l’un d’entre eux, avant de concéder néanmoins : « ils sont très bien organisés, très bien sécurisés aussi, ce qui rend difficile les enquêtes les concernant. Et ils bénéficient à Rennes d’un climat assez favorable, quand ils ne sont tout simplement protégés par la loi, comme pour l’affaire de la rue de châtillon. »

Photo : capture d’écran youtube
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10 Commentaires

  1. Si c’était des gens de droite , il y a longtemps que l’affaire serait réglée! Qu’attend le préfet pour intervenir?Il est vrai que quasiment tous les préfets ont été changés par nos incapables socialistes!

    • « Si c’était des gens de droite , il y a longtemps que l’affaire serait réglée! »
      L’intelligence de ce commentaire est sidérante !!
      Vous connaissez beaucoup de squatters de droite ?
      Pauvre France ,peuplée d’intellos…..

  2. il est tant de refaire les lois ,en France c’est les malfaiteurs et voleurs et même les bandits qui on gain de cause et son protégé .je trouve lamentable que la dame qui est honnête soit obligée de payer un avocat alors quelle est dans ses droits.

  3. il serait bien de prendre des photos intérieures/extérieures pour un ETAT DES LIEUX COMPLET, en vue de dépôt de plaintes contre les assos qui les ont protégés ainsi que la mairie, après viendra le temps d’appel au volontariat pour nettoyage/ rénovation, car Maryvonne le vaut bien !!!

    je lance un appel a la prudence dans le coin, ces gens expulsés vont immédiatement grâce aux mêmes assos, chercher un autre lieu à squatter…. vigilance donc, ne laissez pas maisons/apparts sans preuve de vie a l’intérieur…..

    De plus je serais assez pour que chacun écrive a son député/senateur pour demander d’abroger cet article de loi dit « des 48h » pour qu’ainsi il n’y ai plus de Maryvonne en détresse à l’avenir…

    Enfin j’espère que vous avez noté le nom de l’avocate de ces squatteurs, ce sera la même qui les défendra à nouveau si nécessaire… et contre vous, si ces gens veulent profiter d vos vacances prochaines pour vivre dans votre lit !!!!

    je demande l’indulgence des modérateurs, je pense avoir ete correcte !

    merci de m’avoir lu !
    loulou

  4. Il a fallu 18 mois pour prendre une décision ! Quelle honte ! Quel pays es-tu devenu France ? C’est plus facile de prendre une Ordonnance du Conseil d’état, avec un seul juge, pour arrêter un spectacle, dans sa liberté expression, que d’appliquer manu militari, vis à vis de ces voyous, un arrêté communal ou préfectoral d’expulsion. Où est la réponse de la société politique,(député-sénateur) mais aussi administrative, (maire-préfet) et enfin judiciaire dans ce long traitement avec ce jugement (18 mois !) – La France se perd dans des détails qui maltraitent le sens d’une démocratie vivante, juste et équitable. L’appropriation d’une chose mobilière privée, sans acte public contractuel, n’est-ce pas une violation de domicile ? – Et que dire du vol d’énergies ! – La société civile a démontré une incapacité réactive absurde, vis à vis d’une propriétaire démunie par faiblesse. C’est impardonnable, c’est une faute ! – En Corse, cela ne se serait pas produit. Les vieux sont respectés chez-nous.

  5. j’ai été un temps squatter sur Rennes et je peux vous dire que ce ne sont pas des gens dans le besoins, enfin pour certains d’entre eux, mais issus de bonne famille bourgeoise et non pas des enfants d’ouvriers qui ont du mal à joindre les deux bout en fin de mois car ceux-ci je les ai rencontrer aussi, ils travaillent à l’usine car c’est ce que l’on leurs à appris et le seul moyen de lutte qu’ils connaissent c’est le syndicalisme.
    D’autre part, les enfants d’ouvriers ont le respect de la propriété car ils savent que c’est issue du travail que l’on fait !

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