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20/05/2016 – 08H00 Paris (Breizh-info.com) – Marsault, l’insolent dessinateur superstar sur Internet, vient de signer chez les éditions Ring. Avec plus de 150 000 fans sur Facebook, le dessinateur de 28 ans, tout droit venu de la banlieue parisienne s’est révélé depuis quelques années comme étant sans doute l’un des plus grands talents de sa génération. Un dessinateur archi-insolent, dont le style n’est pas sans rappeler Fluide Glacial ou Hara-Kiri. « Il apprend le métier seul et selon la technique classique: papier, crayon, encre, hargne et Gitanes sans filtre. Ne bénéficiant des conseils d’aucun professeur (« Les écoles c’est pour les fiottes »), il forge sa technique en étudiant la bande-dessinée des années 70-80, Gotlib en tête, à qui il voue un culte sans limites. Pendant presque dix ans, il cumule travail manuel et dessin dans la même journée. D’un naturel peu porté sur la réflexion et la subtilité, il impose un style de BD efficace, brutal et sans détours.» indique l’éditeur, qui annonce la sortie de deux ouvrages en octobre prochain.
Il s’agit des ouvrages Breum T.1 (édition augmentée et définitive) et Breum T.2 qui vont être édités chez Ring. Cela permettra sans doute à Marsault d’exploser sur le devant de la scène, bien que beaucoup de dessinateurs – nettement plus médiocres mais très médiatisés car politiquement corrects – rêveraient déjà d’avoir une communauté aussi importante sur les réseaux sociaux.
Marsault s’est fendu, sur sa page Facebook, d’un communiqué annonçant la nouvelle de sa signature, avec son style si particulier : « Salut les filles, Bonne nouvelle du jour, sinon de l’année, peut-être de la décennie: j’ai signé chez Ring. Pour couper court aux guignols qui vont me traiter de vendu, je vais synthétiser le cahier des charges que m’impose Ring: 1-Je fais ce que je veux. 2-Voilà. Liberté totale, donc, zéro ligne éditoriale de tafiolle, j’ai carte blanche pour débiter du steak (…) .Pour finir: merci à toutes et à tous. On a beau dessiner nuit et jour comme un abruti, on n’est personne si personne n’est là. Et vous êtes là. On a fait deux-trois photos où je prends la pose comme une petite pute, donc ci-joint ma sale gueule. Breumement vôtre, vivent la viande et les grosses bagnoles, Marsault »
Outre sa page Facebook sur laquelle se succèdent ses planches hilarantes, incisives et insolentes, Marsault avait par ailleurs déjà publié des ouvrages , soit deux tomes de Sans Filtre et FDP de la Mode tome 1. Ils sont disponibles ici sur commande.
Marsault deviendra-t-il à la bande dessinée ce que Laurent Obertone est devenu au journalisme d’investigation après le succès de « La France Orange Mécanique » ? Réponse en octobre, chez Ring.
Récemment, Marsault s’est fendu d’une tribune libre particulièrement cinglante sur l’affaire Black M, que nous reproduisons ci-dessous :
Ah bon? C’est la « fachosphère » qui a fait déprogrammer Black M à Verdun ? Bande de minables, prenez mon coup de gueule en pleine tête et accrochez-vous : il pèse plus de 300.000 morts.
Je vais commencer par parler du rap dans sa majorité. Je ne parle pas des rappeurs intelligents qui produisent une œuvre constructive, je parle de la racaille qui se fait sucer par les médias.
Que des rappeurs dégueulent sur la France, sous le prétexte éternel de son passé colonialiste, en n’ayant eux-mêmes vécu ni la colonisation et encore moins l’esclavage, c’était déjà gonflant.
Que ces mêmes rappeurs insultent tranquillement les « sales français » coupables de voter à droite parce qu’ils en ont marre que deux tonnes de shit transitent chaque semaine dans leur hall d’immeuble, c’était pénible.
Qu’ils demandent le respect et se placent en victimes d’un pays soi-disant intolérant, tout en faisant gaiement l’apologie du braquage, des règlements de compte à l’arme de guerre et des trafics en tout genre, c’était dérangeant.
Que la bienpensance valide les horreurs racistes, misogynes et homophobes d’une majorité de rappeurs sous couvert de liberté d’expression et de création, quand le moindre « dérapage » émanant de n’importe qui d’autre est considéré comme un appel à la résurrection physique de Pétain et aux heures les plus sombres de ta mère, ça commençait à devenir énervant.
Que toute cette merde soit relayée par des présentateurs/trices télé qui hochent la tête bétement pendant qu’un rappeur explique que les femmes c’est des putes et que la France c’est de la merde, c’était presque trop.
En clair, on était à peu près habitués à se faire cracher à la gueule, mais fallait pas nous chauffer davantage.
Black M à Verdun, c’est la République qui accepte officiellement tout ce que je viens de décrire. Black M à Verdun. Qu’on ne vienne pas me parler de son grand-père mort pendant la bataille: avoir un ancêtre héroïque, méritant et respectable n’excuse rien.
A présent, je m’adresse au gouvernement.
Très mauvais calcul, les mecs.
Quoique même pas. Je suis sûr que vous savez ce que vous faites, et c’est encore plus dégueulasse, plus lamentable, plus immoral.
En programmant l’autre idiot à Verdun, vous saviez parfaitement que ça allait énerver beaucoup de gens, faire de la peine à d’autres et monopoliser les réseaux sociaux. La preuve: j’en parle. Et pendant ce temps-là on oublie les vrais problèmes.
C’est aussi un bel exemple de tapinage électoral: la Présidentielle approche, la France entière vous conchie intégralement, alors plutôt que d’essayer de récupérer les patriotes qui sont tous partis chez Marine Le Pen par dégoût pour vos sales gueules, vous vous adressez discrètement aux deux-trois abrutis qui n’auraient pas encore compris à quel point vous êtes des merdes. « Eh, regardez: on a mis un rappeur qui dit que la France c’est un pays de koufars, c’est frais hein? Votez pour nous, s’il vous plaît… Pardon? C’est contradictoire de programmer un rappeur qui vient d’un groupe ultra-homophobe alors qu’on a mis en place le mariage pour tous? Euh…Bon bah votez pour nous quand même et on s’excusera pour un truc, genre la colonisation ou autre chose, promis. »
Là où je vous en veux sévèrement, c’est que cet écran de fumée, vous l’avez créé en jouant avec des cadavres.
C’était qui, les soldats de la Grande Guerre ? C’était pas des « natios » ou des « racistes », désolé. C’était des paysans, des ouvriers, des gamins de 20 ans, mobilisés et envoyés à la boucherie, à la haine, au froid, à la boue, aux rats, à la faim, à la maladie, à la désolation, et pour finir à la mort.
Et voilà comment vous leur rendez hommage.
C’est une honte totale, absolue.
Vous me dégoûtez, bande de charognes.
Au nom de tous ceux pour qui le respect des morts veut encore dire quelque chose, je vous jure qu’on n’oubliera pas de si tôt cet acte de haute trahison.
Marsault
Crédit photo : DR
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