03/11/2016 – 07H15 France (Breizh-info.com) – D’ici 2050, le nombre d’Européens atteints d’une maladie comme Alzheimer devrait doubler selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La démence se développe lentement. Elle est causée par une variété de maladies ou de trauma qui affectent directement ou indirectement le cerveau, comme la maladie d’Alzheimer ou des infarctus

Selon l’OMS, « La démence est un syndrome, généralement chronique ou évolutif, dans lequel on observe une altération de la fonction cognitive (capacité d’effectuer des opérations de pensée), plus importante que celle que l’on pourrait attendre du vieillissement normal. Elle affecte la mémoire, le raisonnement, l’orientation, la compréhension, le calcul, la capacité d’apprentissage, le langage et le jugement. La conscience n’est pas touchée. Une détérioration du contrôle émotionnel, du comportement social ou de la motivation accompagne souvent, et parfois précède, les troubles de la fonction cognitive.

La démence est causée par un ensemble de maladies et de traumatismes qui affectent principalement ou dans une moindre mesure le cerveau, comme la maladie d’Alzheimer ou l’accident vasculaire cérébral.

La démence est l’une des causes principales de handicap et de dépendance parmi les personnes âgées dans le monde. Elle est particulièrement éprouvante, non seulement pour les malades, mais aussi pour les personnes qui prodiguent les soins et pour les familles. La démence est une réalité méconnue et suscite l’incompréhension, ce qui engendre une stigmatisation et des obstacles au diagnostic et aux soins. La maladie a des conséquences qui peuvent être physiques, psychologiques, sociales ou économiques pour les personnes chargées des soins, les familles et les sociétés. ».

Le traitement de ces maladies a par ailleurs un coût important : 750 milliards d’euros qui pourraient devenir 1830 milliards selon Alzheimer’s Disease International (ADI) comme le rapporte le journal Euractiv.

10,5 millions de plus de 60 ans en Europe (sur 176,6 millions) étaient atteints de démence en 2015 et, selon les estimations, ce nombre devrait atteindre 18,7 millions d’ici 2050.

« La maladie d’Alzheimer est la cause de démence la plus courante, entre 50 et 70% des cas, selon les statistiques européennes, suivie par la démence par infarctus multiples (environ 30%). La démence est aussi occasionnellement causée par la maladie de Pick, la maladie de Binswanger ou la démence à corps de Lewy, entre autres.» explique Euractiv.

Aujourd’hui, des stratégies pour pallier ces maladies neurodégénératives ont été mises en place en Autriche, en Belgique, à Chypre, en République tchèque, en Grèce, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, à Malte, aux Pays-Bas, en Norvège, en Slovénie, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni.

L’OMS rapporte par ailleurs qu’ « à l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement qui permette de guérir de la démence ou d’en modifier l’évolution. De multiples nouveaux traitements sont actuellement testés à différents stades d’essais cliniques.

Cela dit, il est possible de faire beaucoup pour soutenir les personnes atteintes de démence et améliorer leur vie. Les principaux objectifs concernant la prise en charge de la démence sont:

  • le diagnostic précoce, afin de favoriser une prise en charge rapide et optimale;
  • l’optimisation de la santé physique, de la cognition, de l’activité et du bien-être;
  • le dépistage et le traitement des maladies physiques concomitantes;
  • la détection et le traitement des symptômes comportementaux et psychologiques difficiles;
  • la fourniture d’informations et de soutien à long terme aux personnes qui prodiguent les soins.»

Récemment, le ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est positionnée contre le déremboursement des quatre médicaments anti-Alzheimer. Actuellement prescrits en France, ces derniers sont considérés par les experts comme inefficaces et provoquant des effets secondaires lourds.

Photo : DR
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3 Commentaires

  1. En fait l’ action du ministre de la santé sur ce coup tient en peu de mots: « le souhait de ne pas brusquer l’électorat ou des intérêts économiques » dixit Libé.
    Pas de vague et « encouragements sonnants et trébuchants » aux pontes de l’ industrie pharmaceutique.

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