09/11/2016 – 17H15 New York (Breizh-info.com) – Tout au long des élections américaines de 2016, retrouvez chaque vendredi l’analyse de Pierre Toullec, spécialiste de la politique américaine, en exclusivité pour Breizh Info . L’occasion de mieux comprendre les enjeux et les contours d’élections américaines finalement assez mal expliquées par la majorité de la presse subventionnée – sponsor démocrate de longue date. L’occasion également d’apprendre ce qui pourrait changer pour nous, Européens, suite à l’élection d’un nouveau président de l’autre côté de l’Atlantique.

Les résultats électoraux du 8 novembre 2016 : la victoire de Donald Trump

Tout au long de cette campagne électorale, les médias internationaux se sont concentrés sur l’élection présidentielle, ne souhaitant qu’une seule chose, la victoire de Hillary Clinton non pas pour ce qu’elle défend mais parce qu’elle se dit de gauche et « qu’elle est une femme ».

Les journalistes et les élites de Washington DC et du monde entier étaient persuadés de la victoire de Hillary Clinton parce que leurs modèles de prédiction électoraux se basent sur leur influence. L’auto-persuasion dont ils sont capables fait que si les sondages semblent faux, il faut les adapter en prenant en compte le discours et l’impression de l’orientation que les électeurs vont prendre en majorité parce que les médias ont décidé de faire passer un message spécifique avec objectif de les faire réagir.

Les résultats de l’élection présidentielle

Ce jeu d’équilibriste a fini par se retourner contre eux. La diabolisation de tout candidat qui ne porte pas une étiquette « de gauche » doit être trainé dans la boue, accusé de fascisme, racisme, passéisme et tous les maux possibles et imaginables. Aux États-Unis en particulier, si l’on en croit les médias, Ronald Reagan, George H W Bush, Bob Dole, George W Bush, John McCain et Mitt Romney étaient tous d’affreux extrémistes misogynes, va-t-en guerre, contre les minorités, islamophobes, incultes et enfermés dans leur tour d’ivoire, ignorants des problèmes que vivent les « travailleurs » et les « vrais citoyens ».

A force de débiter ce discours pour chaque candidat, les électeurs ont fini par s’habituer à entendre ces affirmations, à tel point qu’elles finissent par ne plus les prendre en compte. George W Bush et Mitt Romney étaient les candidats – et président pour le premier – les plus diplômés et avides lecteurs de ces quarante dernières années aux États-Unis. Le combat de leurs vies pour l’égalité des droits était aux antipodes de ce qu’affirmaient les journalistes. Finalement, à force d’entendre ce genre de discours, les électeurs ont fini par ne plus écouter les médias à propos des candidats avec une étiquette « républicain ».

Certains journalistes ont fini par le réaliser, au dernier moment et après avoir été les instruments de cette manipulation. Vendredi dernier, quatre jours avant le vote, le « journaliste » de gauche Bill Maher a reconnu cela et affirmé que les gens de son bord avaient eu tort de traiter de cette manière-là leurs opposants politiques, conduisant à ce que les électeurs ne les écoutent plus.

A l’inverse, le fait que les journalistes ne parlent jamais – ou presque – des scandales qui entourent les candidats avec une étiquette «de gauche» acte que les électeurs n’ont plus confiance non plus dans ce qui est dit en faveur de ce bord politique. Les scandales de Bill Clinton et Barack Obama ont été ignorés par les médias mais, grâce à internet, les citoyens ont fini par le comprendre. La goutte d’eau fut le traitement qu’ils ont donné à Hillary Clinton, face à Bernie Sanders et Donald Trump alors qu’elle était clairement la candidate la plus corrompue de l’histoire des États-Unis.

Le rejet est venu de ce ras-le-bol.

Le problème médiatique fut que, dans leur objectif de détruire Donald Trump, les médias n’ont pas abordé les questions programmatiques. Pour savoir ce que proposaient les candidats, il fallait aller chercher par soi-même. Dans leur aveuglement, les journalistes ont cherché à dépeindre un Donald Trump qui n’existait pas. En se focalisant sur ses scandales, ils n’ont pas couvert son programme. Même lorsque les républicains anti-Trump voulaient s’exprimer sur les raisons de leur opposition au milliardaire, les journalistes ne les laissaient pas faire. La raison ? Ils avaient peur que les électeurs traditionnels de gauche soient d’accord avec le New-Yorkais.

Ce dernier n’a pas voulu écouter ses conseillers et les faits lui ont donné raison. En conjuguant un discours particulièrement français et une stratégie à cheval entre celle de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, il s’est adressé directement aux électeurs traditionnels de la gauche en proposant un discours anti-libre échange et anti-libéral, proposant une forte augmentation de l’équivalent américain fédéral du SMIC, la taxation des importations avec une politique protectionniste forte, la condamnation de la mondialisation et la réclamation du soutien des entreprises américaines par l’État fédéral.

Alors que les élus de droite tels que Mike Lee, Ted Cruz, John Kasich et de nombreux autres tentaient de faire passer le message selon lequel le programme économique de Donald Trump était le même que le programme économique de Barack Obama de 2008, les médias se sont concentrés sur des sujets secondaires. Les électeurs traditionnels de la gauche, vivant dans des États meurtris par les plans de sauvetage sans résultats des 40 dernières années se sont alors tournés vers Trump de la même manière que l’on observe la montée de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon dans le Nord et l’Est de la France.

Un spectacle incroyable en a été visible dans les grands médias américains mais principalement sur CNN. Surnommés pendant la campagne « Clinton News Network », les journalistes ne réalisaient plus aucune analyse à partir de 2h du matin. Pendant près de six heures, jusqu’à 8h, ils ont refusé de reconnaître que la tendance allait en faveur de Donald Trump. Avec mes propres calculs et analyses des différentes circonscriptions électorales, j’avais déterminé que l’élection était pliée et gagnée par le milliardaire dès 5h du matin, plus de trois heures avant CNN !

Les résultats sont ceux que vous avez désormais entendu. A l’heure où j’écris ces lignes, ils ne sont pas encore tout à fait complets, mais la carte permet bien d’observer que la traditionnelle barrière démocrate qui leur assure de nombreux grands électeurs dans le Nord et le Nord-Est a été brisée. Les ex-territoires industriels qui ont souffert de la concurrence de l’Amérique du Sud, de la Chine et des plans de sauvetage keynésiens ont en effet porté leurs votes sur Donald Trump parce qu’il proposait la jonction entre un discours économique socialiste et protectionniste avec un discours anti-Washington.

Même la campagne de Donald Trump pensait que son pari était voué à l’échec. Ses plus proches conseillers affirmaient en début de journée que la victoire n’était pas possible car ces États traditionnellement démocrates ne voteraient pas pour un républicain à la présidentielle.

Donald Trump a ainsi réussi à remporter l’élection présidentielle américaine et il sera le 45ème président des États-Unis à partir du 20 janvier 2017.

Les résultats du Sénat

L’un des points électoraux les plus importants de cette élection concernait le Sénat. Après la large victoire de 2010 suit à la vague des TEA Parties, les républicains avaient tellement de sièges à défendre que les démocrates étaient considérés comme les grands favoris pour remporter la majorité. Finalement, la gauche n’aura gagné qu’un siège (Illinois) et un autre reste trop serré pour savoir qui aura remporté ce dernier poste (New Hampshire). Les républicains vont donc conserver la majorité avec 51 ou 52 sièges et sont déjà les favoris pour 2018 pour agrandir cette majorité.

Les résultats de la Maison des Représentants

Chez l’équivalent des députés, la droite possédait une telle avance qu’il était prévu que plusieurs sièges soient perdus. Une fois encore, tous les résultats ne sont pas connus mais les républicains vont conserver 235 représentants au minimum (la majorité est à 218). Le Congrès va donc rester entre les mains de la droite américaine avec l’une des plus fortes majorités depuis la fin de la seconde guerre mondiale !

Autres résultats notables

Postes de gouverneurs : douze postes de gouverneurs (équivalent du président pour chaque État) étaient à renouveler ce 8 novembre. Les Républicains ont remporté un grand nombre de victoires. Les résultats de tous les États ne sont pas encore connus, mais la droite américaine devrait se retrouver avec 37 gouverneurs sur 50 États, un record !

Légalisation du Cannabis : après la percée de la légalisation du cannabis au cours des dernières années dans quelques États (Colorado, Alaska, Etat de Washington, Oregon et la capitale fédérale Washington DC), le mouvement favorisant la fin de la prohibition de cette drogue aux États-Unis s’est accéléré sur un modèle très semblable à la fin de la prohibition d’une autre drogue au XXème siècle : l’alcool.

Lorsque le XVIIIème amendement est passé en 1919, toute production et consommation d’alcool pour des raisons récréatives est devenue illégale (application à partir de 1920). La rapide montée de la criminalité à la suite de cette décision a fait que cet amendement fut supprimé dès 1933 mais de nombreux États ont conservé les lois en place. C’est État par État dans une lutte contre la prohibition de l’alcool que cette politique a finalement disparu en 1966. Seuls quelques comtés conservent une prohibition locale, facilement détournée en faisant quelques kilomètres en voiture (principalement en Arkansas, Alabama et Oklahoma).

Il n’existe pas d’amendement pour interdire le cannabis, permettant ainsi à ses défenseurs de soutenir dès les années 1980 chez des proches de Ronald Reagan (dont Milton Friedman, Ron Paul et d’autres libéraux) une stratégie similaire de légalisation de la consommation État par État, débutant par l’argument des bienfaits médicaux du cannabis comparé aux médicaments basés sur l’opium (tels que la morphine) bien plus dangereux. Finalement en 2012, les partisans de la fin de la prohibition ont obtenu leurs premières victoires, suivies par l’Alaska et Washington DC en 2014.

Ce 8 novembre, 3 États ont voté par référendum pour abolir la prohibition (le Massachussetts, le Nevada et la Californie) et nous restons encore à cette heure dans l’attente des résultats finaux de deux autres États. Cette percée dans le débat sur la fin de la prohibition en Amérique du Nord pourrait avoir un important impact sur l’Europe qui, pour le moment, reste globalement opposée à cette légalisation à l’exception de quelques rares pays.

Conséquences à court terme

Le rejet a été contre Hillary Clinton et les élites médiatiques et de Washington, il n’y a pas de doutes à ce sujet. Mais la vague républicaine va bien au-delà des États remportés par Donald Trump. De nombreux sénateurs ont été élus ou réélus avec des marges plus larges que le nouveau président. Des États qu’il n’a pas réussi à remporter ont aussi voté pour des républicains.

Autrement dit, bien que l’establishment essayera de faire oublier cela rapidement, les votes de ce 8 novembre 2016 ne sont pas qu’un rejet de la candidate corrompue. C’est aussi et surtout un rejet radical de la politique du président Obama. Mike Lee dans l’Utah, John McCain en Arizona, Kelly Ayotte au New Hampshire, leur discours anti-Trump ne les a pas empêchés de condamner les années Obama.

Ce revirement radical dans l’opinion américaine aura une conséquence rapide : avec le Congrès et la présidence entre les mains des républicains, l’Affordable Care Act, renommé ObamaCare, c’est-à-dire le plan de réforme de la santé du président Obama, qui est un désastre complet pour les ménages les plus pauvres et la classe moyenne, devrait être supprimé totalement et définitivement dès le mois de janvier 2017. Ceci n’est pas qu’un détail. Il s’agit du seul « succès » politique du Président Obama.

Si sa réforme de la santé est bel et bien supprimée, l’unique héritage de sa présidence sera la déstabilisation du Moyen-Orient, la suppression des forces de protection (notamment anti-missile) en Europe de l’Est contre l’Iran et la Russie et la montée d’ISIS.

Conséquences pour les années à venir

Quant à Donald Trump, il est peu probable qu’il parvienne à appliquer la majorité de son programme. Beaucoup trop à gauche pour certains républicains de la Maison des Représentants mais surtout pour de nombreux sénateurs, la droite américaine s’opposera à l’augmentation du salaire minimum, à la fin de l’ALENA, à la taxation des importations, au contrôle d’internet, à l’interdiction du droit de port d’arme pour l’équivalent américain des « fichés S », à la construction d’un mur sur la frontière avec le Mexique et la normalisation des relations avec la Russie.

Contrairement à la France, le président américain a peu de pouvoirs s’il n’a pas un fort soutien au Congrès. Il ne contrôle pas la géopolitique et les traités internationaux. Il ne contrôle pas le budget. Il ne contrôle pas les propositions de lois. Son pouvoir est littéralement exécutif sauf dans le cas où le Congrès est réellement de son côté comme ce fut le cas pour le président George W Bush de 2001 à 2007 et le président Obama de 2009 à 2011.

S’il ne modifie pas son programme, s’il ne trahit pas ses promesses aux électeurs de gauche de Pennsylvanie, du Michigan, du Wisconsin, l’Iowa et de l’Ohio, il ne pourra rien mettre en place car il n’aura pas de majorité face à l’opposition d’un parti républicain beaucoup plus libéral et conservateur que Trump. S’il décide de travailler avec la majorité de droite, il pourra faire changer les choses mais il passera du statut de « candidat anti-establishment » à traitre pour les électeurs de gauche qui l’ont mené à la Maison Blanche.

Cette position particulièrement difficile, bien plus que celle du président Bush après l’élection de 2000, risque bien de faire de Donald Trump le président américain le plus faible et ayant le moins de pouvoir et d’influence de ces quarante dernières années.

Pierre Toullec

Photo : DR
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12 Commentaires

  1. Une exception. Le site NY Times a été un site fiable.

    Il y avait un outil probabiliste comme un compteur de voiture et tout les % en temps réel avec % de dépouillement. Bien avant 2-3h du matin les choses étaient pliées. Les médias planétaires continuaient le déni même avec 80% des votes dépouillés et 5% d’avance.

    Une chose remarquable. Ex Michingan/Detroit. Les votes Clinton faisaient des gros scores dans des county très peuplés du genre 300 000 / 100 000 (Detroit). Et ensuite une multitude de county à 3000 électeurs ou Trump rattrapaient son retard. Ruraux contre citadins.

    • Le site du New York Times décomptait des résultats déjà dépouillés, arrivés au fur et à mesure dans la nuit du 8 au 9. Les journaux français ont publié le matin du 9 des articles imprudemment rédigés la veille par leurs journalistes. Cela dit, on n’a quand même pas vu de titre comme le « Ils ont réussi » de 1927 annonçant trop tôt l’arrivée de Nungesser et Coli en Amérique. Dommage, peut-être, puisque le journal en cause (La Presse) y avait laissé sa peau…

      • Exact. Il titrait résultat indécis. Et dans ses compteurs et analyses pour ceux qui regardent les chiffres : 30%, 65%, 80% jusqu’a >95% de chance pour Trump.

  2. Le rôle d’une certaine presse mondialisée et engagée, est de plus en plus visible. D’un titre à l’autre,d’une chaîne à l’autre,on entend les mêmes termes nivelée par une sur information de matraquage à posture humaniste.
    Le malaise ressenti par les peuples face au rôle joué par ces puissances absolues que sont les médias, est palpable. En voulant unifier le discours elles ont rétréci la planète et placé les peuples devant une évidence : le brassage planétaire fait partie d’une idée véhiculée par les élites,
    Ces gens veulent supprimer la nation dans sa réalité éternelle. Ils faut les combattre sans faiblesse. Ce sont nos ennemis mortels au même titre que l’islam qu’ils défendent…

  3. Il est impressionnant de constater que le Pdt Français avait annoncé l’élection d’Hillary Clinton avant l’expression démocratique du peuple américain.
    Comment un Chef d’Etat peut-il s’exprimer à la place d’un peuple souverain?
    N’est-ce pas là un signe grave de non respect des valeurs démocratiques?
    Il est vrai que les valeurs de la Démocratie sont peu de choses face aux valeurs de la République, comme l’affirmait son prédécesseur Sarkozy!

    Média qui tentent d’influer le peuple et chef d’Etat étranger qui annonce le résultat d’une élection, mais quel foutoir, quel manque de respect!

    Pour revenir à l’article :
    L’analyse de Pierre Toullec est particulièrement intéressante, principalement par le fait qu’il nous explique les contres pouvoirs américains, qu’un Pdt américain n’est pas un « seigneur tout puissant » (un dictateur élu pour quelques années) et qu’il doit composer avec l’ensemble des représentants du peuple!

    Franchement, si nous pouvions avoir en Bretagne un tel niveau de Démocratie plutôt que de devoir subir l’oligarchie de la République qui n’a que mépris pour la souveraineté du peuple!

    Le problème n’est pas Donald Trump, le problème est tant aux USA que dans l’Hexagone ce mépris institutionnalisé pour la souveraineté du peuple!

    Les Américains veulent retrouver la souveraineté de leur nation, cela tombe bien les Bretons également!

      • La Breizh existait avant la france! la poubelle, c’est-elle qui nous a détruite! pourquoi pas de réunification? par pétain en collaborant avec l’Allemagne!
        vérifie toute l’histoire ignare! je peux déposer et demander un passport Breton à la communauté de Bruxelles pour non respect de mon peuple je ne suis qu’un colonisé français, sacré jacquot = jacobin connais-tu ton origine?

        • vas donc déposer ta demande de passeport breton à Bruxelles . pauvre illuminé , déjà que tu n’as pas un sous en poche .et dans la boite en os qui te sert de crâne , ça doit être bien creux aussi .tu n’es qu’un colonisé français .si seulement ça pouvait être vrai . mais tu es aussi un assisté français

          • Jacques, pourquoi tant d’agressivité? La Bretagne est effectivement une nation comme l’Ecosse, le Pays de Galles, la Flandre, la France… conquise en 1488, asservie en 1532, vendue en 1789 mais pas soumise. Des papiers d’identité ne font pas une Nation voir cette pauvre France. Quant aux couleurs de la Bretagne: blanches et noires, ce sont les couleurs reconnues par la Papauté lors des croisades pour la Bretagne…Nation souveraine. Si la Bretagne n’est qu’une région, on retire tous les Gwenn ha Du couleurs nationales bretonnes et on pavoise avec quoi? bleu/blanc/rouge, black/blanc/beur, rouge coco, vert islamo-bobo… Comme l’affiche Adsav! « Breton Maître chez Toi! »

          • Tugarezh Ronan Courtial! suite au Jacquot désolé! nous n’avons pas le même ADN! le pauvre illuminé que je suis, j’ai fait le tour du monde et je ne suis point un assisté dommage! j’ai des amis dans 40 pays! sauf français! bizarre? discuté avec une autre langue que le petit français la france (sans majuscules SVP) la concierge de la planète!

  4. Actuellement c’est pareil en France pour les primaire de la droite et du centre, les 2 candidats possibles pour le 2° tour, c’est Juppé et Sarkozy !
    Super les sondages de propagande.
    Les autres candidats ne sont donc là que pour le faire le nombre.
    Et pour tout ce cirque il faut donner encore 4 euros.
    Que Donald Trump les mettent à genoux tous ces bien-pensants.

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