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29/09/2017 – 07h45 Nantes (Breizh-info.com) – Les nuits nantaises n’appartiennent pas qu’aux auteurs d’agressions violentes nocturnes, dans le centre-ville ou près du Hangar à Bananes, aux drogués et aux ivrognes. Il y a aussi les débits de boisson, les épiceries de nuit… et les prostituées. Nous avons interrogé l’une d’elles, venue à Nantes depuis un pays d’Afrique comme la plupart de ses consoeurs. Elle est en France depuis plusieurs années. En faction au cœur de la ville, elle est aux premières loges pour voir la délinquance qui y a lieu chaque nuit.
Selon celle-ci, « les plus dangereux, ce sont les groupes d’algériens qui détroussent les passants ». Ils sont toujours en meute : « ils communiquent entre eux par le regard, sans paroles. Il y a un chef de groupe qui leur montre les cibles, et après ils attaquent ». Généralement ils prennent « l’argent, les téléphones, ce qu’ils peuvent revendre. Le sac ils vont le jeter pas loin ».
Ils ont des objectifs : « ils vont tirer trois quatre sacs entre 2h et 4h, pour aller en boîte. Après, de 4 à 6h ils vont agresser des gens ivres qui sortent des boîtes, et qui sont vulnérables ». Souvent, une fois leur vol à l’arraché fait, « ils vont se cacher dans la cour de l’Hôtel-Dieu [celle qui est derrière le poste de garde qui porte l’enseigne]. Si la police arrive, ils s’enfuient dans l’hôpital » qui est un vrai labyrinthe.
« Souvent, ils dealent aussi de la drogue. Pour l’amener, les dealers s’appuient sur d’autres Algériens qui ont quelques barrettes sur eux à chaque fois. Pas assez pour qu’ils risquent vraiment quelque chose devant les juges. Ils en cachent aussi en ville, près de la place du Commerce ». Pourquoi les Algériens ? « Parce que les Marocains ou les Tunisiens, quand ils arrivent, ils ont des compatriotes qui ont des boutiques, des kebabs etc. et qui les embauchent. Ils sont moins dans la rue ». Certains, tout de même : les quatre protagonistes du meurtre du clandestin algérien égorgé dans le tramway en juillet dernier, près de l’Hôtel-Dieu, sont justement des Tunisiens.
Ces dealers n’hésitent pas à embrouiller les clients. En hiver dernier un ex-acheteur régulier de shit [résine de cannabis] place du Commerce nous expliquait qu’il y avait intérêt à avoir la monnaie juste : « ils ne rendent pas la monnaie, quand tu donnes un billet de cinquante, ils peuvent l’empocher et pas te rendre, si tu gueules ils sortent un couteau et t’es obligé de te barrer ». Notre source nous explique qu’il y a un schéma similaire pour la coke, qu’ils vendent aussi, « mais ils ont toujours de très petites quantités, et s’ils en ont besoin de plus, ils adressent un regard à l’un de leur compatriotes qui zone là-bas aussi et il en ramène ».
Pour la coke, donc, « ils mettent une ligne à leur client « pour goûter », « gratos » mais dans leur tête ça ne l’est pas. Dès qu’il a sniffé, ils exigent qu’il paye, cent, cent vingt euros [selon l’Observatoire français des Drogues et Toxicomanies, le prix au gramme oscille entre 65 et 85 € selon les villes en 2016] et s’il ne paye pas, ils sortent les couteaux et l’agressent, le tabassent et lui piquent tout ». Comme « le client est venu chercher de la drogue, ils comptent sur le fait qu’il ne va pas aller porter plainte ».
Selon notre source, ces délinquants « ne viennent en France que pour ça. Dealer, voler, claquer le pognon, recommencer. Profiter de la vie… et des associations qui les aident ». Ce qui expliquerait peut-être pourquoi à peine 2% des vrais-faux « mineurs » isolés étrangers acceptent d’être scolarisés avec le soutien de RESF.
Ils « profitent de la justice aussi. Les juges français sont trop gentils. Dans mon pays, le deal, c’est au moins dix ans de prison ». Au Maghreb aussi, les peines sont lourdes : jusqu’à 5 ans sans aucune circonstance atténuante en Tunisie pour la seule consommation, jusqu’à 10 ans pour trafics et détention au Maroc et en Algérie… même si les poursuites ne sont pas engagées contre les consommateurs de ces deux derniers pays s’ils suivent ou acceptent de suivre une cure de désintoxication. L’on comprend mieux pourquoi les jeunes dealers locaux préfèrent venir en France.
Notre source identifie un autre groupe dangereux dans la nuit nantaise : « des Nigérians. Ils sont déjà des vagabonds dans leur pays, quand ils viennent ici, ils continuent. Notamment dans la drogue. Quant à ceux d’ici, ils sont dans la drogue de mère en fils. Y en a que je connais, ils allaient déjà à l’école avec de la blanche ou de la beuh dans leur cartable. Qui irait fouiller un enfant ? ».
Louis Moulin
Crédit photo : DR
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3 réponses à “Plongée dans les bas-fonds nantais : « ce sont des groupes d’algériens qui détroussent les clients la nuit ».”
Comme d’habitude vous dites les choses sans fard. Continuez.
Encore des Algériens!
En 1962,les Algériens ont chassé TOUS les non-musulmans »nés en Algérie » en leur disant: »La valise ou le cercueil » et le F.L.N. a »nationalisé » les biens de ces non-musulmans!…Nous étions 1 million de »Français » non-musulmans »nés en Algérie » et nous n’étions pas tous des terroristes!.. Les Algériens doivent RESTER dans »leur » pays »indépendant »!..
Quel bonheur, le vivre ensemble…!