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A quelques jours des élections cruciale de ce dimanche , le Premier ministre Viktor Orbán a prit la parole lors de l’inauguration du Campus Universitaire Ludovika de l’Université Nationale du Service Public. Une prise de parole dans laquelle il a notamment déclaré, par rapport aux élections à venir, qu’une mauvaise décision suffirait et que Budapest deviendrait méconnaissable, évoquant la capitale hongroise comme l’une des ville les plus sûres du monde.
Le Premier ministre a déclaré: « Il est bon de vivre ici, à Budapest, d’élever des enfants ici et de savoir que nos familles sont en sécurité. Ce n’est plus le cas dans les villes des pays d’immigration. Le 8 avril , les habitants de Budapest décideront de cela.».
Pour Viktor Orban, ceux qui ne voteront pas pour lui dimanche prennent le risque d’une transformation du pays « menant à la vie quotidienne dans un pays d’immigration ».
« Nous allons préserver Budapest comme une ville belle, excitante et sûre » , a-t-il souligné.
Des propos relayés sur la page facebook de Hongrie information, auxquels souscrivent des Internautes : « C est vrai que la vie a Budapest et en Hongrie en général est agréable on a pas cette pression constante , ce manque de sécurité comme dans d autre grande ville européenne ex : paris Marseille……. j espère que les hongrois vont faire le bons choix pour pouvoir garder leurs traditions et leurs tranquillité »
Le Premier ministre a aussi déclaré : « Nous, les Hongrois, n’avons qu’une seule patrie […] Une mauvaise décision, un pas dans la mauvaise direction, et notre descente sera imparable » mettant en garde contre ceux qui voudraient faire de la Hongrie un pays d’immigration.
M. Orbán a également déclaré que le gouvernement considère la sécurité du peuple hongrois comme sa plus haute priorité, car, lorsqu’il n’y a pas de sécurité, il n’y a pas d’investissements, pas de nouveaux emplois, pas de revenus ou de pensions qui conservent leur valeur croissante.
Afin de protéger la Hongrie et ses réalisations, a-t-il poursuivi, il faut une armée prête au combat, une défense des frontières, une force de police forte et un système d’administration publique qui fonctionne bien. Le premier ministre considère le NUPS comme un garant de cela.
A la fin de son discours, le Premier ministre explique : « Nos adversaires n’ont aucun intérêt à ce que la Hongrie ait un gouvernement fort et pleinement opérationnel. Ils veulent un État faible et un gouvernement faible, qui exécute les instructions qui sont envoyées ici. Mais pour nous, la Hongrie vient en premier. Nous voulons écrire notre propre avenir, et nous voulons l’écrire en hongrois.»
Le Fidesz dans un fauteuil
Au pouvoir une première fois de 1998 à 2002, puis sans interruption depuis 2010, Viktor Orbán se dirige vers un troisième mandat consécutif. Face à lui, on retrouvera notamment Gábor Vona (Jobbik), issu d’un des partis les plus radicaux d’Europe il y a encore quelques années et qui semble s’être totalement recentré pour se démarquer du parti au pouvoir justement. Les principaux chevaux de bataille de Gábor Vona, ce sont désormais la réforme du système d’éducation, l’égalité des salaires en Europe, et la lutte contre corruption en Hongrie.
On retrouve aussi Gergely Karácsony (MSzP), candidat de gauche qui propose une politique sociale forte en faveur des bas revenus, qui sera financée par l’instauration d’un régime fiscal plus redistributif (contre la flat tax actuelle), et la création de nouvelles taxes sur les multinationales et les sociétés off-shore.
Mais aussi Bernadett Szél (LMP) candidate du parti écologiste et altermondialiste, qui focalise sa campagne sur lutte contre la corruption, la ré-allocation des fonds publics et européens en faveur de l’éducation et de la jeunesse, ainsi que la réforme du système de santé.
Enfin, Ferenc Gyurcsány (DK), le social libéral du lot qui veut « rétablir l’Etat de droit », les Hongrois se souvenant toutefois de lui essentiellement pour son rôle de Premier ministre de 2002 à 2010 et d’un pays qui a plongé, à l’époque, dans la crise. Et András Fekete-Győr (Momentum), revenu de l’étranger en 2014 et qui entend être le Emmanuel Macron de la Hongrie, sur une ligne libérale.
Lors des derniers sondages, le Fidesz, le parti de centre droit du Premier ministre Viktor Orban est crédité de 41% des voix et obtiendrait ainsi 142 des 199 sièges au Parlement, soit une confortable majorité des deux tiers. Le Jobbik arrive en deuxième place avec 22 élus, devant les socialistes, avec 19 sièges. D’après une autre enquête de Republikon, le Fidesz recueille 30% des intentions de vote, devant Jobbik (12%) et les socialistes (11%).
Cette réélection – que beaucoup d’Européens à l’Ouest également espèrent si l’on en croit le succès et les courriers reçus suite à la lettre de notre rédacteur en chef – serait en tout cas un véritable bras d’honneur adressé par l’Europe centrale aux dirigeants de Bruxelles et des principales puissances à l’Ouest. Un de plus contre l’oligarchie.
Lettre d’un Européen de l’ouest aux dirigeants et aux peuples de l’Europe de Visegrad
Crédit photos : Flickr (cc)
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