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Le CHU de Nantes, la Clinique Océane et le CH Saint-Grégoire mais aussi la clinique mutualiste Jules Verne de Nantes sont les 4 établissements de Bretagne à l’honneur dans l’enquête de l’Express sur les établissements proposant de la chirurgie bariatrique pour soigner l’obésité.
« Près de 500 hôpitaux et cliniques réalisent des interventions de chirurgie de l’obésité en France. Face à cette offre abondante, il peut être difficile de choisir – d’autant que plusieurs enquêtes et rapports ont pointé ces derniers mois de fortes variations de qualité selon les centres. C’est pourquoi L’Express a passé ces structures au tamis d’une combinaison de critères. Pas de palmarès ici, mais une sélection de centres recommandés, région par région. » peut-on lire sur le journal qui a mené l’enquête.
Les établissements retenus ont tous été labellisés par l’Etat (pour les centres spécialisés obésité – les CSO – et pour leurs établissements partenaires) ou par la Société française et francophone de chirurgie de l’obésité et des maladies métaboliques (Soffco.mm). Ces labels garantissent le respect de différentes normes, notamment pour l’accompagnement des patients.
L’Express poursuite l’explication de son classement : « Enfin, conformément aux recommandations de la Haute autorité de santé, les patients doivent avoir le choix entre les trois actes recommandés (sleeve, by-pass et anneau gastrique). Les structures spécialisées dans un seul type d’intervention ou qui ont renoncé à l’une d’entre elles n’ont pas été retenues. Parmi les établissements restants, ceux qui, tout en proposant les trois, en privilégient surtout une ou ont une activité très marginale sur l’une ou l’autre sont mentionnés en orange. Enfin, les durées de séjour sont précisées à titre indicatif. Par ailleurs, mieux vaut s’en tenir aux interventions recommandées, et éviter les actes qui n’ont pas encore fait l’objet d’une évaluation officielle, comme le mini by-pass. Un essai clinique est actuellement en cours, mais cet acte, déjà largement diffusé, inquiète les autorités sanitaires, car il est notamment soupçonné de provoquer d’importantes carences vitaminiques. »
Du côté des établissements de santé concernés en Bretagne, on se félicite de cette mise à l’honneur. Mais de la concret, comment cela se passe-t-il ? Regard du côté de la clinique Océane de Vannes :
Labellisée par la Société Française et Francophone de Chirurgie de l’Obésité et des maladies métaboliques(SOFFCO.MM), la Clinique Océane réalise plus de 180 interventions liées à l’obésité par an : un volume trois fois supérieur à celui retenu par différentes sociétés savantes internationales pour assurer un bon niveau de qualité de l’acte opératoire.
Un travail d’équipe
L’établissement propose des bilans de santé pour les patients en situation d’obésité sévère (IMC entre 35 et 40 kg/m2) ou morbide (IMC > 40 kg/m2). Le bilan est assez exhaustif. Il doit durer au minimum
6 mois, et souvent davantage. « La chirurgie seule ne fonctionne jamais, précise l’un des chirurgiens de l’obésité de la Clinique Océane. C’est seulement un des maillons de la chaine qui prend en charge les malades. » Chirurgiens, endocrinologue, gastroentérologue, chirurgien plastique, diététicien, psychologue, coordinatrice dédiée : tous ces spécialistes travaillent ensemble pour proposer au patient un véritable accompagnement. Le patient est même invité à rencontrer des patients experts, c’est-à-dire des malades qui ont déjà été opérés. La décision d’intervention n’intervient qu’à la fin de ce bilan de santé, lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire regroupant toute l’équipe médicale.
Dans cet établissement, plusieurs interventions de chirurgie de l’obésité sont proposées, comme la chirurgie restrictive qui vise à réduire le volume de l’estomac pour ingérer une quantité moindre d’aliments. « Cette opération peut passer par la pose d’un anneau gastrique ou par une gastrectomie, c’est-à-dire l’ablation des ¾ de l’estomac », explique le chirurgien.
Autre possibilité : le bypass gastrique qui consiste à créer un « court-circuit » digestif entre l’estomac et l’intestin. Les aliments passent directement du haut de l’estomac à l’intestin, il en résulte une diminution de l’appétit.
Ces interventions permettent de redonner une espérance de vie quasi identique à la population générale. Cependant, si le patient ne se maintient pas dans sa nouvelle discipline de vie avec une modification alimentaire et la reprise d’une activité physique, il reprendra du poids.
L’obésité, un véritable fléau
L’obésité est aujourd’hui, et plus que jamais, un vrai enjeu de santé publique. En France, près de 15% de la population adulte est obèse et 1 enfant sur 6 présente un excès de poids ou une obésité. « A Vannes, 14% de la population est obèse », alerte un second chirurgien de la Clinique.
Les conséquences de l’obésité sur la santé sont désastreuses. Elle favorise notamment l’apparition du diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, l’insuffisance veineuse, l’arthrose, l’hypertension artérielle ou encore les cancers colorectaux. 20 à 30 % des personnes obèses sont également victimes d’apnées du sommeil. Il s’agit de pauses respiratoires d’au moins 5 ou 10 secondes : le sujet arrête de respirer (on peut avoir l’impression qu’il étouffe) puis il reprend sa respiration de façon bruyante.
Pour Wilfried Harsigny, directeur de l’hôpital privé Océane : « Figurer parmi les meilleurs centre de l’obésité en-France est une belle récompense ! C’est le fruit du travail de l’ensemble de l’équipe de chirurgie de l’obésité. Nous pouvons tous être fiers. Cela traduit une reconnaissance de la qualité de la prise en charge des patients dans notre établissement. »
Crédit photo : Pixabay (cc)
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