Avec Malika Fathi et Benalla, on aurait eu le couple de la saint Valentin !

Malika Fathi, consul général du Maroc à Rennes, ne possède pas le sens de la communication. En effet, à l’occasion de la Fête du trône, jour de fête nationale pour les Marocains (30 juillet), elle avait invité une centaine de représentants de la communauté marocaine du grand ouest (Bretagne, Pays de la Loire et l’ex-Basse Normandie).

Le plus célèbre Marocain de France et de Navarre brillait par son absence

Malheureusement, le plus célèbre Marocain de France et de Navarre brillait pas son absence : Alexandre Benalla, chouchou des médias, copain de Macron, formidable exemple d’une « intégration » réussie. Avec Benalla, journalistes de tous poils, radios, télévisions, réseaux sociaux se seraient mobilisés pour donner à la petite sauterie de Malika Fathi le relief qui convenait. Cette dernière aurait pu se flatter d’avoir créé un grand événement. Pour la plus grande joie des « plus de 50 000 » – d’après elle – ressortissants marocains qui habitent dans le « grand ouest » (Ouest-France, Ille-et-Vilaine, vendredi 3 août 2018).

Ce chiffre de « 50 000 » est une illustration de la « pression migratoire accrue » que subit l’Europe. Pour l’historien et philosophe Marcel Gauchet, elle ne constitue pas « un accident, c’est un problème chronique structurel, un phénomène fondamental qui va troubler l’horizon européen pendant des décennies, bien au-delà de la question ponctuelle de tel ou tel bateau de migrants qui ne trouve pas de port d’accueil. » (L’Obs, 28 juin 2018).

 « Avec un taux de croissance de 4%, la population africaine double tous les 18-20 ans. »

Plus sèchement, Bernard Lugan, directeur du bulletin L’Afrique réelle, rappelle les données de base : « Dans les années 1950 -1960, la population du continent africain était d’environ 275 millions d’habitants, soit 9% de la population mondiale. Dans les années 1990, les Africains étaient 950 millions et ils totalisaient alors 12% de la population mondiale. En 2050, 40% des naissances mondiales seront africaines ; et en 2100, avec plus de 3 milliards d’habitants, le continent abritera un tiers de la population mondiale, dont les trois quarts au sud du Sahel. Avec un taux de croissance de 4%, la population africaine double tous les 18-20 ans. » C’est ainsi que « le trop-plein démographique africain se déverse dans le vide démographique européen » (Éléments, août-septembre 2017).

On se dirige donc vers un suicide démographique qui va emporter leur continent, comme l’a écrit Béchir Ben Yamed : « Trop d’Africains (…) pensent qu’une démographie généreuse est un don de Dieu » (Jeune Afrique, 6 juillet 2014).

B. Morvan

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