Le 26 décembre 1898, Pierre Curie et sa femme Marie, née Sklodowska, annoncent devant  l’Académie de Médecine qu’ils ont pu isoler un élément fortement radioactif jusque-là inconnu. La radioactivité naturelle est ainsi mise en évidence.

Ils ont pour cela traité au prix d’un travail épuisant d’importantes quantités d’un minerai extrait des mines d’argent de Bohême et appelé pechblende (« minerai de malheur » en allemand ; on en comprend aujourd’hui la raison).

La découverte de cet élément qu’ils ont baptisé radium vient après celle d’un autre élément moins radioactif et lui aussi présent dans la pechblende, que le couple a baptisé polonium en l’honneur du pays natal de Marie. Pierre et Marie Curie attestent ainsi de l’existence d’un rayonnement propre à certains éléments naturels et qu’ils baptisent radioactivité.

C’est l’aboutissement des travaux inaugurés deux ans plus tôt par le physicien français Henri Becquerel. Celui-ci, sur une suggestion du mathématicien Henri Poincaré, tente de voir si le rayonnement émis par les sels d’uranium fluorescents est de même nature que les rayons Xdécouverts le 22 décembre 1895 par l’Allemand William Röntgen.

Un jour de mars 1896, empêché de faire ses expériences faute de soleil, il stocke ses sels d’uranium dans un tiroir où se trouve déjà une plaque photographique vierge. C’est pour s’apercevoir en reprenant ses sels que la plaque a été impressionnée. Preuve est faite de l’existence d’un rayonnement d’un nouveau type, émis par des éléments naturels !

La découverte de la radioactivité vaudra au couple Curie et à Henri Becquerel de se partager le prix Nobel de physique en 1903.

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