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Un récent sondage sur la perception de l’Union européenne par les citoyens des États la composant indique des sentiments contrastés.
Confiance en l’UE minoritaire
Une enquête Eurobaromètre, réalisée entre le 8 et le 22 novembre dernier, et rendue publique il y a quelques jours portait sur l’image de l’Union européenne auprès de 32 600 personnes. Celles-ci faisant partie de l’un des 28 États membres ou de pays candidats (ancienne République yougoslave de Macédoine, Turquie, Monténégro, Serbie et Albanie).
Parmi les principaux enseignements, retenons le fait que seulement 42 % des personnes interrogées font confiance à l’Union européenne. Dans le même temps, ce sont 48 % des individus qui ne font pas confiance à Bruxelles.
Paradoxalement, 49 % des sondés s’accordent à dire que « leur voix compte dans l’UE », soit quatre points de plus depuis le printemps 2018. Un résultat à contrebalancer toutefois avec les 47 % de personnes opposées à cette affirmation. Parmi les interrogés les plus optimistes sur la question, les scores les plus élevés sont à signaler au Danemark (73 %), en Suède (71 %) et en Allemagne (70 %).
L’UE avant les parlements nationaux
Par ailleurs, ce sont 43 % des Européens sondés qui ont une image positive de l’UE (+3 points de pourcentage par rapport au printemps 2018). De quoi revenir au plus haut niveau depuis l’automne 2009. Ils sont 36 % à avoir une image neutre de l’UE et 20 % une image négative.
Autre point important, il apparaît que si la confiance dans l’UE évoquée précédemment n’atteint pas des sommets, elle reste cependant plus élevée que celle dans les gouvernements ou parlements nationaux. Ainsi, seulement 35 % des personnes questionnées disent faire confiance à leur Parlement et à leur gouvernement nationaux.
Immigration et terrorisme inquiètent
De plus, 83 % des sondés affirment soutenir « la libre circulation des citoyens de l’UE ». Même consensus sur la question de la monnaie unique européenne : 75 % se déclarent être favorables à l’euro.
Un consensus qui se fait également, de façon négative cette fois, sur d’autres sujets d’actualité. Le rapport nous indique alors que l’immigration extra-européenne vers l’UE reste la principale préoccupation des Européens. Ils sont 40 % à la mentionnée comme leur inquiétude première (+2 points de pourcentage depuis le printemps 2018). Elle est citée deux fois plus souvent que le terrorisme (20 %), qui reste la deuxième préoccupation la plus importante. Enfin, vient ensuite l’état des finances publiques (19 %). La question du changement climatique, bien qu’en progression dans l’opinion, n’est la préoccupation principale « que » de 16 % des interrogés.
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