Le droit d’interpellation citoyenne est un nouvel outil utilisé à Saint-Nazaire mais aussi dans d’autres collectivités (en Ille-et-Vilaine également) visant à introduire un zeste de démocratie participative (un zeste, seulement). Un habitant de la commune, Patrick Lecat, membre de Bretagne réunie, vient de s’en servir pour que la question de l’identité bretonne soit inscrite à l’ordre du conseil municipal.

Pour ce faire, ce dernier doit d’abord déposer une pétition sur la plateforme en ligne dédiée puis recueillir 2 500 signatures en un an, pour enfin se retrouver à l’ordre du jour du conseil municipal.

Concernant les revendications de Patrick Lecat, il s’agit en réalité de six mesures à prendre par la municipalité de Saint-Nazaire : le drapeau breton sur l’hôtel de ville « comme ça l’était avant 1984 » ; une communication touristique axée sur la Bretagne Sud ; l’installation de plaques de rues franco-bretonnes ; le rétablissement des noms de quartier traditionnels comme Trélan (près du parc paysager) ou Ker Avel (avenue Victor Hugo) qui « permettraient de mieux se situer en centre-ville » ; l’installation de panneaux informatifs sur l’histoire de la ville ; l’attribution pour les nouvelles rues de noms tirés de l’histoire de la Bretagne.

Pour compléter la pétition, Bretagne réunie a mis en avant quatre autres propositions, celles-ci à moyen terme : l’installation de panneaux bilingues aux entrées secondaires de la ville ; sur les quais de la gare ; développement d’une filière bilingue dans une école de la ville ; ouvrir une crèche associative franco-bretonne.

Il faut désormais récolter les 2 500 signatures. Dimanche 26 mai, à l’occasion des élections européennes, Bretagne réunie organise donc une grande collecte de pétitions devant les bureaux de votes de Saint-Nazaire (uniquement Saint-Nazaire). Les 2 500 pétitions (nombre demandé par l’autorité) seront apportées au maire et au conseil municipal de Saint-Nazaire.

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