C’est le nouveau « sport » à la mode chez les 18-35 ans, il seraient plus de 10 % à partager, plus ou moins légalement, avec des proches les comptes des abonnements Netflix, Spotify, Amazon prime, etc.

Pour surfer sur cette tendance (dont les Français sont les champions !), Spliit, une startup française fondée par 3 amis, permet même d’organiser ce « coabonnage » en quelques clics et d’arrondir ainsi ses fins de mois. Un nouveau-né de l’économie collaborative qui séduira peut-être les adeptes du covoiturage, costockage, cotrainage, colunching…

Ils vendent leurs mots de passe pour arrondir les fins de mois

Alors que 95 % d’entre nous avons au moins un abonnement, ces petits montants additionnés chaque mois étouffent à petit feu le pouvoir d’achat. Souvent illégaux mais pas toujours, ces partages d’abonnements sont gentiment tolérés par les géants du streaming comme Netflix. (Rappelons qu’ils paient souvent très peu d’impôts en France, ce qui est assez gentiment toléré aussi…)

L’entreprise a déjà recensé plus de 90 abonnements pour lesquels les Français peuvent partager et économiser jusqu’à plusieurs centaines d’euros par an. Un enjeu loin d’être anecdotique donc.

La musique, les films et séries, le sport à la télé, le wifi, les jeux vidéos, les logiciels, les abonnements aux salles de cinéma, aux musées, les box mensuelles, les programmes de coaching et de formation en ligne… Depuis quelques années, la machine économique pousse les consommateurs à mettre presque toute leur vie sous abonnement et le phénomène tend à s’accélérer.

Spliit, mode d’emploi

Exemple d’une utilisation du site en ligne : vous payez 13,99 euros mensuels pour la formule Premium de Netflix, qui permet de regarder les programmes sur quatre écrans en simultané ? Il suffit de vous inscrire gratuitement avec vos proches intéressés par ce service sur Spliiit pour que ces derniers soient ensuite automatiquement débités chaque mois du montant à vous régler. Vous pouvez faire pareil avec de nombreux autres services. Néanmoins, se pose le problème du mot de passe, à sécuriser (possiblement avec un trousseau) pour ne pas ensuite se faire pirater son compte.

D’autres exemples d’utilisation :

  • Un utilisateur a créé un Spliiit pour partager un abonnement au site : Le Petit Ballon (20€ / mois) qui envoie, chaque mois, 2 bouteilles de vin. Il a créé un Spliiit et chacun paie 10 € / mois afin que chacun bénéficie de sa bouteille.
  • Un groupe d’utilisateur partage une grille de loto commune pour un montant de 40 € / mois. Ils se sont regroupés à 5 personnes et sont débités chaque mois de 8 €.

À noter : si l’inscription est gratuite, le site web prélève une commission dégressive de 10, 7 ou 4 % lorsque vous demandez à virer l’argent sur votre compte bancaire. Le don à une association est en revanche gratuit.

« J’imagine un nouveau modèle d’abonnement collaboratif qui aidera les entreprises mais aussi les médias traditionnels de la presse écrite qui se développent sur un modèle d’abonnement premium à toucher une clientèle qui n’aurait de toute façon pas voulu payer le prix fort… » explique Jonathan Lalinec, cofondateur de l’entreprise.

À voir sur la durée, que ce soit du côté légal, comme du côté efficacité. Mais les trois fondateurs de l’entreprise eux, sont convaincus de la réussite de leur entreprise. Sur le côté légal, voici ce que nous indique Jonathan Lalinec, breton, comme son nom l’indique ! « Nous précisons dans nos CGU qu’il faut respecter les conditions de chaque service avant de savoir s’il peut être partagé. En ce qui concerne les services de SVOD et Musique, une famille ou des colocataires peuvent le faire sans problème. Spliit est avant tout un intermédiaire de paiement. Le service à vu le jour car nous nous sommes rendu compte qu’il était impossible à ce jour de partager de l’argent de manière récurrente à un proche. Nous référençons des exemples d’abonnements pouvant être partagés sur cette page : https://www.spliiit.com/abonnements. Comme vous pourrez le constater, nous pouvons également imaginer que trois voisins souscrivent un abonnement à L’Équipe et se partagent le magazine par la suite.

Et pour conclure : « En tant qu’intermédiaire financier nous intervenons pour rassurer et simplifier le paiement de tous ces abonnements qui représentent souvent un montant dérisoire mensuel mais qui a l’année équivaut à une certaine somme non négligeable. Et comme on dit : “Les bons comptes font les bons amis”. »

Crédit photos : DR
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