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Ce lundi 29 juillet les élus du Rassemblement national de Saint-Nazaire tenaient une conférence de presse pour annoncer leur candidature aux municipales et le candidat – le conseiller municipal Gauthier Bouchet. Figure tutélaire du RN à Saint-Nazaire, Jean-Claude Blanchard passe la main, salué par la secrétaire départementale Eléonore Revel pour « son courage, malgré tant d’intimidations et de menaces » ; il figure néanmoins sur « une place d’honneur » sur la liste.
« Nous sommes arrivés à la mairie alors qu’on nous a dit que jamais le FN n’y serait », a-t-il dressé le bilan du mandat précédent, où trois élus RN ont été dans l’opposition. « Nous avons voté 70 à 80% des projets viables pour Saint-Nazaire et n’avons pas été dans l’opposition systématique, sauf pour les aides aux associations qui n’ont pas d’importance pour Saint-Nazaire. Nous avons voté toutes les aides aux associations sportives et culturelles nazairiennes ».
Pas pour faire de la figuration
Gauthier Bouchet, candidat officiel, a affirmé « nous n’y allons pas pour faire de la figuration, pour récupérer nos trois élus. Nous allons pour gagner la mairie, pour diriger cette ville », être « une alternative au municipe de Samzun [l’actuel maire] qui est le socialisme, ça fait un siècle que ça dure à Saint-Nazaire ».
Entre autres mesures, il a annoncé une baisse de 30% des indemnités des membres du conseil municipal – et de moitié pour celles du maire, « ce qui fait 1800 € tout de même, bien plus que bien des Nazairiens ne gagnent. Une grande partie des Nazairiens se sentent oubliés de la parole publique ».
Une équipe resserrée
Il a aussi annoncé une équipe resserrée de 10 adjoints pour éviter « une armée mexicaine » dont les prérogatives se chevauchent – « dont un dédié à l’industrie ». Et des adjoints « non politisés pour certaines fonctions. Aujourd’hui l’adjoint à l’état-civil dirige les conseils de quartiers et la section PS de Saint-Nazaire », c’est une situation qu’il ne souhaite pas reproduire. « Et je ne permettrai pas d’insulter dans des cérémonies publiques des élus de l’opposition, comme cela a été fait par le maire ou un de ses adjoints ».
Trois plaintes ont été déposées par l’opposition RN de Saint-Nazaire, dont un des élus a été traité de « nazillon » par un élu de la majorité. « Aujourd’hui, nous sommes la première opposition. Les insultes, le mot « fascisme » employé deux fois dans le bulletin municipal à notre encontre, montrent bien qui est la véritable opposition dans cette ville », a-t-il encore relevé.
Il a aussi promis de « ne pas revendiquer la présidence de la communauté d’agglomération [la CARENE] qui est un pouvoir excessif du maire de Saint-Nazaire sur la vie quotidienne des 10 communes, un pouvoir dont je ne veux pas ». Néanmoins, elle devrait revenir à un élu de son équipe. Il a annoncé aussi revenir sur certaines compétences allouées à la CARENE dont le transport.
Un ancien socialiste comme directeur de campagne
Gauthier Bouchet a aussi présenté son directeur de campagne, l’ancien socialiste Johny Masson-Blain, âgé de 27 ans, ouvrier qualifié dans le nettoyage industriel : ce dernier a affirmé vouloir « défendre les Nazairiens d’où qu’ils viennent, quelles que soient leurs origines. L’identité. La sécurité. La défense de la nation et du localisme. La justice sociale et environnementale ». Il explique s’être détourné du socialisme car c’est « une idéologie dépassée qui accentue les difficultés des Nazairiens » et car au moment des attentats du Bataclan, « j’ai eu mal à ma France. Voir le PS soutenir un président incapable d’assurer la sécurité dans son propre pays m’a été insupportable ».
La drogue au cœur de la délinquance nazairienne
Alors que le deal de drogue, au cœur de la ville, engendre une hausse de la délinquance et des rixes – voire des fusillades, fait nouveau pour la ville portuaire, Gauthier Bouchet a annoncé trois mesures. « L’augmentation des effectifs de la police municipale de 10 à 25, et ils seront armés. Un centre de supervision urbaine » pour les caméras de vidéo-surveillance, et « plutôt que d’avoir des véhicules qui suivent les bus en cas d’agression, nous allons embaucher un agent de prévention pour 15 conducteurs ».
Gauthier Bouchet est aussi revenu sur la crise des Gilets Jaunes : « nous y étions très présents, on a pris nos distances après le saccage du centre-ville » en janvier dernier. « Au début, les manifestations se déroulaient dans un calme exemplaire. Nous avons été les seuls élus à porter leurs revendications, celles de gens d’accord avec les revendications liées au pouvoir d’achat, tandis que d’autres élus s’y opposaient ouvertement ». Johny Masson-Blain renchérit : « longtemps avant les Gilets jaunes, je dénonçais cette hausse des carburant. Aujourd’hui la liste RN est la plus proche des revendications des Gilets jaunes ».
Crédit photo : Breizh-info.com
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