Pour célébrer le 24 août, un point c’est tout.

Aujourd’hui, c’est la saint Barthélémy, autrement dit la fête de ce petit personnage de ma série américaine préférée : les Simpson. A tout prendre, de cette série déjà ancienne émane ce qui constitue notre quotidien quotidiennement banal – avec les nuances propres à la différence de « civilisations » qui tend à s’atténuer, ne serait-ce que par la fréquentation du bar à clopes tenu par Moe Szyslak (l’éternel célibataire). Bart’, dont c’est aujourd’hui la fête, est un « enfant terrible », animé par le doute, l’insolence et le j’m’enfoutisme de l’expert en planche à roulettes… Un anti-trump naturel. Un « communiste » comme on les appelle là-bas.

Aujourd’hui, à Biarritz, se tient une réunion qui ne sert pas à grand chose mais qui a été l’occasion, pour le petit roi, de faire parler de lui. Lundi dernier il a reçu chez lui, dans sa forteresse privée, le Tsar de toutes les Russies (enfin de ce qui en reste). Le pontife maximum en visite avait apporté un bouquet de fleurs à notre bonne reine Brigitte. Elle l’a fait disparaître assez vite, par sa gauche, avant de poser (sans l’attelle noire) pour la photo. On se demande ce que le grand pontife a fait de ses femmes. Il n’en aurait pas ? Évidemment, suis-je bête, c’est pas dans les moeurs du KGB… si c’est dans celles d’Epstein. Faudrait s’y faire. En tout cas, personne ne me demandant mon avis, je suis très content de ce rapprochement.

Aujourd’hui, en-dessous de Biarritz, se tient une rave party d’anciens de ND des Landes et de yellow gilets agrémentée (la rave) de quelque spécimens d’hommes en noir groupés en Black Block destructeur. Paraît que c’est pour la défense de l’environnement. Les citoyens d’Hendaye, de Saint-Jean-de-Luz et d’Irun n’ont qu’à bien se tenir de part et d’autre de la Bidassoa. Cré nom ! comme on disait du temps des Louis (dont c’est la fête après la saint Barthélémy). La Saint-Barthélémy de 1572, ça vous rappelle quelque chose ? Non ? Du temps où on avait des lettres, un hussard littéraire envoyait toujours ses bons voeux à l’excellent André Gide, parpaillot de naissance.

Aujourd’hui – approximativement – il y a deux cent cinquante ans, naissait le Corse le plus célèbre depuis Hérodote (qui n’était pas corse, mais qui voyagea dans les contours). C’était plutôt il y a dix jours, mais j’ai laissé passer. Vieux motard que j’aimais ! (Mettez les mots (les sons) dans le bon ordre). Mon copain Jean Heurtin ne s’est pas fendu d’un éloge comme l’aurait prié la bande des napoléonphiles… Je comprends, c’est pas facile de parler dans le brouhaha. Au risque de ne pas être entendu, je dirais que ce que je préfère chez le Corse, c’est le début et la fin – le collège royal de Brienne et les Cent Jours. Avec, en avril 1814, l’embuscade tendue à l’est de Montereau par le marquis de Maubreuil (le Nantais dont je vous ai parlé l’autre semaine) à la reine de Westphalie, la femme de Jérôme, le petit frérot. Elle s’y fit dérober les bijoux de sa couronne…

Aujourd’hui, il y a des gens qui s’imaginent encore en 1917 et au temps des soixante-dix ans de barbarie qui ont suivi. Ils ont la nostalgie du Moscou de ces années-là. Les insulter ne sert à rien sinon en faire des martyrs – ce dont ils rêvent. Donner des noms ferait désordre. Et puis ce n’est pas mon genre… mais un regard alentour vous fera comprendre de quoi je parle. Il y en même des qui, se rêvant en néo-Robespierre ou néo-Carrier, condamneraient ceux qui gagnent plus de 4000 €uros (les « riches », d’après Hollande) à la guillotine. Parole ! J’ai lu ça sur Twiter… car il faut de toute urgence, « sauver la planète ». Comment en est-on arrivé à pareille calamité mentale ? Eh bien, en cultivant la boboterie  environnementale et les épigones robespierro-léninistes.

MORASSE

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