Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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La sécurité sur Internet est l’un des nouveaux enjeux majeurs de notre époque. Dans les pays développés, en Europe comme en Amérique du Nord, tous les documents administratifs ou presque sont désormais numérisés, tout comme les comptes en banque ou les albums photos (sur les « clouds »). La plupart des appareils électroniques sont « connectés », y compris dans les cuisines et les salons. Les États sont confrontés aux mêmes problèmes et doivent être capables de résister aux attaques informatiques, ils tâchent donc de mettre au point des méthodes de défense…
La « Cyber School » rennaise
Les précurseurs sont bretons ! À Rennes, plusieurs établissements se sont unis pour lancer un ambitieux projet, à savoir la création de la première « Cyber School » de France. Il s’agit d’un programme de formation qui sera d’abord accessible dans les écoles et universités partenaires puis dans un bâtiment dédié qui sera inauguré dès 2021 sur le campus Beaulieu de l’université Rennes 1.
Les profils ciblés par la « Cyber School » sont les élèves titulaires d’une licence ou d’une équivalence dans le domaine scientifique, et plus précisément en informatique ou en mathématiques.
En plus des universités Rennes 1 et Rennes 2, les écoles d’ingénieurs CentraleSupélec, IMT Atlantique, Insa Rennes et Ensai participent au projet, tout comme l’ENS Rennes et Science-Po Rennes.
Près de 3 500 emplois seraient à pourvoir actuellement dans le secteur de la cyberdéfense rien qu’en Bretagne. Le siège du commandement militaire de la cyberdéfense a notamment été inauguré dans la ville en octobre dernier.
La méthode américaine
Si vous êtes un particulier et que vous n’avez pas d’ingénieur à portée de main pour assurer votre défense en ligne, il va falloir ruser !
La cellule du FBI de Portland, dans l’Oregon, a très sérieusement conseillé aux possesseurs de télévisions connectées de mettre un bout de scotch sur l’écran des caméras intégrées entre deux utilisations.
Sans cela, des hackers et autres personnes mal intentionnées pourraient non seulement prendre le contrôle de l’appareil mais aussi diffuser et capter toutes sortes de sons et d’images.
La méthode pourrait prêter à rire si les gouvernements eux-mêmes n’essayaient pas de collecter toutes les informations possibles sur leurs ressortissants via les réseaux sociaux, entre autres, afin de surveiller les personnalités les plus dangereuses mais aussi les opposants politiques.
Alexandre Rivet
Crédit photo : DR
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