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« Cachez ces voitures brûlées que l’on ne saurait voir ». Les consignes données par les autorités après la nuit de la Saint-Sylvestre à Nantes sont claires. Pas question de communiquer sur le bilan des incendies de voitures et autres méfaits, survenus dans les quartiers dits « sensibles » – et pas que. Motif invoqué ? « Il ne faut pas entretenir de concurrence entre les villes de France ou les quartiers d’une même ville » (sic). Breizh-info a quand même essayé de savoir. Bilan provisoire – et perfectible donc.
Le directeur départemental de la sécurité publique de Loire-Atlantique avait demandé à ses services d’assurer l’omerta sur les voitures brûlées de la Saint-Sylvestre. Raté. Si l’an dernier elles étaient près de 35, cette année le chiffre est largement enfoncé. Avec un début d’émeute et des caillassages nourris à la clé dans la cité « sensible » de Malakoff, où vitres de bâtiments publics et abribus ont subi le déchainement des bandes ethniques.
Plus de 50 voitures brûlées sur l’agglomération nantaise ?
A Malakoff justement, les émeutes ont commencé à 23 heures et ont duré jusqu’à 3 heures du matin. Plus de 20 voitures ont été incendiées – et si les carcasses ont été prestement retirées avant 14h30 ce 1er janvier, l’émotion des habitants est palpable et la nervosité des « jeunes » délinquants (extra-européens) visibles quand des riverains photographient les débris des véhicules brûlés. Les incendies ont eu lieu rues d’Angleterre, de Suisse, Norvège et Tchécoslovaquie…
22 voitures à #Malakoff, 5 à #Chantenay égalité (et 3 de plus à #Noël) la #SaintSylvestre à #Nantes c’est chaud #voituresbrulees https://t.co/5xnnggx5yb
— infoslevant (@Infos_MENA) 1 janvier 2020
D’autres voitures ont été incendiées ailleurs : 2 près de la mairie de Chantenay (Egalité), 2 au moins à Bellevue suite à des feux d’artifice sauvages, 1 au moins au Clos Toreau, plusieurs au Château de Rezé où un jeune incendiaire présumé a été arrêté, d’autres au Chêne des Anglais etc. « En tout plus de 50 sur l’agglomération », souffle un policier nantais.
On comprend mieux la volonté d’omerta des instances policières et politiques, d’autant que 7 autres voitures ont brûlé dans la nuit du 30 au 31 décembre à Nantes – à Malakoff encore, deux le 27 suite à un feu de parking à Chantenay, un deux-roues le 28 rue Lamoricière, et six voitures dans l’agglomération à Noël. « Il y a eu plusieurs voitures brûlées chaque nuit de Noël au 31 décembre à Nantes », explique un autre policier nantais.
« Il vient éclairer nos fêtes », Le message de la paroisse a été reçu 5 sur 5, si l’on ose dire.
La sinistre réalité que les autorités ne veulent pas qu’on voit
Encore une personne qui devra se racheter une voiture… si elle en a les moyens.
Vols à la roulotte, vols à la tire…
Outre des émeutes et des voitures brûlées, on dénombre de nombreux vols à la roulotte boulevard des Anglais – selon les riverains le voleur serait « habillé en vert kaki, les joues creuses » – et autour du parc de la Gaudinière, des dizaines d’agressions et de vols à la tire, notamment autour de la Médiathèque à 6 heures du matin le 1er janvier, 3 départs de feu criminels dans le même immeuble rue de la Brasserie et un quatrième dans le même quartier le 1er janvier vers 4 heures du matin… et la chute en Loire d’un jeune de 17 ans, le 1er janvier vers 5 heures du matin au droit du Warehouse sur l’ile Beaulieu – il a été heureusement rapidement secouru par les pompiers et transporté au CHU; ses jours sont hors de danger.
Louis Moulin
Crédit photos : Breizh-info.com (cc)
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