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Si 37% des Français affirment avoir déjà eu recours à un serrurier au moins une fois dans leur vie, ils sont nombreux à s’en méfier, ou à les critiquer ouvertement. Afin de mieux saisir la réelle ampleur d’un phénomène qui affecte la réputation de l’ensemble de la profession, Hop’dépannage a commandité à l’Ifop une enquête permettant d’évaluer le nombre de victimes des mauvaises pratiques dans ce domaine, leur impact sur l’image de la profession de serrurier et leur adhésion à un meilleur encadrement de cette activité par les pouvoirs publics.
Les enseignements régionaux de l’enquête
En Bretagne, ils sont toutefois 56% à indiquer faire confiance à leurs serruriers, mais ce n’est pas le cas ailleurs en France.
La majorité des Français (55%) ayant eu recours à un serrurier déclarent s’être déjà fait arnaquer lors d’une intervention à domicile. Cette impression atteignant un niveau record en Île-de-France (74%). La Bourgogne Franche Comté (62%), les Hauts-de-France (58%) et la Nouvelle-Aquitaine (53%), étant également largement touchées par le phénomène. Des chiffres qui confirment les données de la DGCCRF mettant en avant que les grandes agglomérations (Paris, Lyon, Marseille) sont les plus touchées par les arnaques.
Le principal motif d’insatisfaction à l’égard des serruriers est le coût de l’intervention : 45% des Français expriment leur mécontentement à l’égard du “montant du tarif final facturé par le serrurier” la dernière fois qu’ils en ont sollicité un, et 47% leur mécontentement envers le manque de transparence des tarifs. Ce mécontentement vis-à-vis de la facture finale montant à 73% chez les Franciliens, 62 % chez les habitants de la région PACA et 61% chez ceux de la région Centre Val de Loire.
Au contraire, les habitants de Bourgogne Franche Comté (74%), Pays de la Loire (73%) et Hauts-de-France (65%), se disent eux, globalement satisfaits en ce qui concerne le montant du tarif final facturé par le serrurier. Il est vrai que le coût moyen d’une intervention le soir ou la nuit peut atteindre un niveau très élevé : 335€ en moyenne pour les personnes ayant fait appel à un serrurier pour ouvrir une porte d’entrée dans une situation imprévue (ex : perte ou vol de clés, oubli des clés à l’intérieur…) à une heure anormale d’un jour ouvré (soir, nuit).
Or, ce genre de mauvaises expériences n’est pas sans effet sur la réputation de l’ensemble de la profession. Ainsi, parmi les métiers de dépannage, la profession de serruriers est celle qui suscite le plus de méfiance chez les Français (54% n’ont pas confiance en eux), loin devant les garagistes (40%), les plombiers (32%) et les chauffagistes (29%).
Dans le détail des résultats, on observe que la défiance à leur égard atteint des niveaux records en régions parisienne (68%), suivi de près par la région Auvergne RhônesAlpes (64%), et PACA (62%). Une disparité qui s’observe également à l’échelle sociale : 60% des cadres et professions intellectuelles supérieures se disent méfiants à l’égard des serruriers contre 48% des ouvriers. Enfin, ce sentiment de défiance favorise un certain consensus autour de la nécessité de mieux réglementer cette activité : huit Français sur dix (80%) souhaitent que le gouvernement renforce l’encadrement de l’activité des serruriers, c’est-à-dire en allant sans doute plus loin que sa dernière campagne de sensibilisation sur le sujet (“Faites-vous dépanner, pas arnaquer”).
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