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Le Royaume-Uni vient d’enregistrer un record en avril : celui du plus grand nombre de migrants arrivés sur ses côtes en un mois.
Déjà plus de 400 arrivées de migrants en avril
Il y a des performances sur lesquelles les médias français sont plutôt discrets. Celle réalisée en matière d’immigration par nos cousins d’outre-Manche en fait partie. Si, sur Breizh-info.com, nous faisions état de nouvelles interpellations de migrants arrivant par bateaux au Royaume-Uni voici près de deux semaines, le flux ne s’est pas tari depuis. Les autorités britanniques ont intercepté cinq bateaux transportant 76 migrants au large des côtes du Kent le 24 avril avant de les conduire à Douvres. Ce qui porte à plus de 400 le nombre de migrants arrivés pour le mois d’avril, soit le total mensuel le plus élevé jamais enregistré en matière de traversées. Un nombre qui « surclasse » donc le précédent record, établi au titre du mois d’août 2019 avec 336 migrants débarqués.
Sur les 76 migrants arrêtés, une partie était originaire d’Iran, du Yémen, de Syrie et du Koweït. Ils ont ensuite été remis aux services d’immigration pour une évaluation. Depuis le début de l’année 2020, le Royaume-Uni aurait ainsi vu 831 migrants débarquer sur son territoire après s’être aventurés à franchir la Manche à bord de petits bateaux. Alors que seulement quatre mois se sont écoulés, ce nombre représente déjà près de la moitié des 1 850 arrivés dans le pays au cours de l’année 2019.
Au-delà des paroles, les failles d’un dispositif
Malgré le confinement en place côté français comme côté britannique, le coronavirus ne semble pas décourager les migrants et encore moins les passeurs, dont l’activité a été favorisée ces derniers jours par un temps doux et une mer calme.
Le même 24 avril au matin, ce sont cette fois les autorités françaises qui ont intercepté 16 migrants dont l’embarcation avait chaviré en Manche. Ils ont été retrouvés en deux groupes distincts, ayant réussi à gagner deux plages du Pas-de-Calais. Cette augmentation des tentatives de franchir le Channel a déjà été observée en 2019, année qui, avec 2 758 migrants se risquant à la traversée, enregistrait ainsi un nombre quatre fois supérieur à celui de 2018.
[#Recherche] Le #CROSS Gris-Nez engage la VCSM Escaut de la @Gendarmerie maritime et l’?Dauphin de la @MarineNationale pour une suspicion d’hommes à la mer dans le secteur de Wissant (62) Les personnes sont finalement retrouvées saines et sauves à terre ▶️https://t.co/MQgUFet14v pic.twitter.com/oYS3U8AQeC
— PREMAR Manche (@premarmanche) April 24, 2020
Si, dans son communiqué en date du 24 avril, la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord a mis « en garde les migrants qui envisagent de traverser la Manche, une des zones les plus fréquentées au monde et où les conditions météorologiques sont souvent difficiles (120 jours de vent supérieur ou égal à force 7 en moyenne annuelle par exemple), et donc dangereuse pour la vie humaine ! », ces mots n’entament en rien la détermination des extra-Européens cherchant à gagner le Royaume-Uni par tous les moyens.
De leur côté, certaines ONG pro-migrants continuent de demander au gouvernement britannique de mettre en place des « itinéraires sûrs et légaux » pour faciliter ces arrivées. L’organisation caritative anglaise Refugee Action souhaite notamment que le pays s’engage à accueillir 10 000 demandeurs d’asile chaque année. La folie migratoire n’a pas de limites.
Enfin, si la ministre de l’Intérieur Priti Patel et son homologue français Christophe Castaner ont rappelé à plusieurs reprises leur volonté de mettre fin aux trafics des passeurs de migrants, sur le terrain les résultats ne sont pas à la hauteur des propos.
AK
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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