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Mme Josiane Coste, sénatrice RDSE qui appartient au parti radical, a accédé à la Haute Assemblée après la nomination au conseil constitutionnel de M. Mézard dont elle était la suppléante.
Elle vient de déposer avec plusieurs collègues un projet de loi sur l’accueil des mineurs étrangers aux dispositions particulièrement « laxistes ». Ce texte a provoqué une levée de boucliers. Des titres inquiétants du type « 500 millions d’Africains vont pouvoir venir légalement en France » ont fleuri dans la presse « mal pensante »
Selon les clauses proposées, les mineurs étrangers seraient désormais pris en charge jusqu’à 21 ans, disposition qu’on peut comprendre, mais qui heurte l’égalité entre jeunes. Les mineurs protégés de nationalité française eux sont pour l’instant exclus de toute aide après 18 ans. Résultat, un tiers des SDF seraient des anciens mineurs pupilles de l’aide sociale. Dépourvus de ressources, ils sont incapables de faire des études et comme ils sont sans diplômes sont voués au chômage. Cette clause ne pourrait donc être acceptable que si elle était étendue à tous les jeunes quelle que soit leur nationalité, sinon elle serait particulièrement raciste.
Une seconde disposition pose problème : une présomption de désintérêt sera systématiquement introduite. On ne recherchera pas si le mineur a des parents, une famille. On le prendra immédiatement en charge dès qu’il sera sur le sol Français. En ce sens, la crainte de voir notre pays submergé par l’arrivée de 500 millions de jeunes originaires d’Afrique serait justifiée. Ce continent compte 1,3 milliards d’habitants dont 41 % ont moins de 15 ans. Bien entendu, il n’y a pas 500 millions de jeunes Africains prêts à tout quitter pour venir chez nous, mais si 1% seulement nourrissait ce projet, comment ferions-nous face financièrement ?
Une autre disposition, encore plus inquiétante, faciliterait les démarches administratives des jeunes étrangers. Faut-il alors comprendre que les auteurs de ce projet de loi souhaitent qu’on ne fasse plus d’enquêtes fouillées pour déterminer l’âge des postulants et qu’on admette sans rechigner, sans les examiner l’année de naissance et les informations données par les soi-disant « mineurs étrangers » ?
Un dernier article est problématique : il imposerait à l’État de délivrer automatiquement un titre de séjour à toute personne ayant signé un contrat d’apprentissage. On voit immédiatement la dérive qu’impliquerait cette disposition suicidaire pour notre pays. Les pros migrants sont peut-être minoritaires et, de loin, en France, mais ils sont très actifs et possèdent de nombreux relais et alliés dans les collectivités locales. Ils reçoivent de ce fait de fortes subventions. Elles pourraient donc rapidement mettre sur pied de pseudo entreprises (nettoyage, recyclage, …) qui signeraient à tout jeune qui le voudrait bien un prétendu contrat d’apprentissage. Le financement ne sera pas un problème, il suffira de demander une rallonge budgétaire sans même cacher ses intentions, au contraire en s’en vantant.
Si ce projet de loi entrait en vigueur, on peut affirmer en exagérant à peine que toute personne se prétendant mineure (même s’il en paraît 40 ans) et tout jeune entre 18 ans et 30 ans posant le pied en France recevrait des papiers. En fait, si on poussait la logique de ce texte à ses extrêmes, on supprimerait tous les articles pour le remplacer par un seul : tout étranger arrivant dans notre pays sera immédiatement régularisé. On ajoutera tout aussi logiquement un deuxième article : comme le voyage des réfugiés entre leurs pays d’origine et le nôtre est long, fatiguant, coûteux, périlleux, qu’il y a de nombreux décès en chemin, sans compter que les migrants courent le risque d’être vendus comme esclaves en Libye, désormais tout étranger souhaitant venir chez nous, se présentera au consulat Français qui lui délivrera un billet d’avion gratuit. Quiconque n’adoptera pas cette dernière disposition pourrait être considéré comme un meurtrier potentiel. Je plaisante à peine en évoquant ce deuxième article. Prôner de l’ouverture des frontières devrait aller de pair avec lui.
Ce projet de loi n’a probablement aucune chance d’être voté au Sénat. Il ne passerait pas non plus le cap de l’Assemblée nationale, mais il permet de voir le délire immigrationniste dans lequel est plongée une bonne part de la gauche. Alors que notre pays est au bord d’une guerre civile et ethnique dévastatrice, nombre de ces intellectuels, déconnectés de toute réalité, ne songent qu’à favoriser l’immigration par haine de soi et de sa propre couleur de peau.
Un mineur étranger pris en charge coûte la somme effarante de 20 000 € par an. Ils étaient 50 000 en 2018, soit une dépense d’un milliard d’euros, certains avançant même le chiffre de 2 milliards. Il s’agit donc d’une dépense conséquence qui ne cesse de croître. Bien sûr, on peut considérer que la France se doit d’être généreuse, qu’il n’y a pas à compter, mais on peut aussi estimer que notre pays ruiné, surendetté ne peut plus assumer ces charges.
D’autant plus que cette notion de mineur étranger isolé est étrange et est illégale. Si on appliquait strictement le droit international, garder sur notre sol des jeunes qui ne sont pas responsables de leurs actes revient à les séquestrer. La logique voudrait donc qu’on les rapatrie d’urgence dans leurs pays d’origine où peut-être ils auraient de la famille. Au nom de quoi, de quel principe, les prive-t-on de leurs racines ? En gardant ces jeunes étrangers chez nous, nous sommes dans une totale illégalité, qu’on pourrait même qualifier de racisme. Si on rapatriait ces mineurs chez eux, la France pourrait les prendre en charge dans leurs pays d’origine au cas on ne retrouverait pas leur famille. Il suffirait de financer des orphelinats créés par des organisations humanitaires. En dépensant 1000 euros par enfant, l’accueil serait de qualité, ces jeunes ne seraient pas déracinés, plongés dans une civilisation différente où ils n’auraient aucun point de repère. Nos dépenses seraient considérablement allégées et ces sommes investies dans ces pays Africains boosteraient l’économie locale.
Voilà la seule politique légale, logique, humanitaire, vraiment généreuse et sensée. Malheureusement, les immigrationnistes sont sourds et sont incapables de voir la réalité en face.
Christian de Moliner
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Un projet de loi au sénat va-t-il permettre de faire entrer légalement 500 millions d’Africains en France ?”
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