orthodontie

Avoir du plaisir à sourire et à s’exprimer en public passe, non seulement par une bonne haleine, mais aussi et surtout par une bonne structure dentaire. Alors que certains bénéficient naturellement de ces avantages, d’autres par contre sont sujets à des problèmes dentaires qui les empêchent d’être à leur aise au milieu de tiers. Heureusement, l’orthodontie, une branche de la chirurgie dentaire, permet de diagnostiquer et de remédier à ces anomalies.

L’orthodontie, sciences et techniques au service de l’esthétique dentaire

L’orthodontie est l’une des disciplines de la chirurgie dentaire permettant la correction de malpositions dentaires et osseuses. Il faut souligner que ces anomalies peuvent être la cause de tensions musculaires conduisant à des céphalées, des douleurs du dos, de la nuque ou des épaules, et surtout de troubles de l’articulation temporo-mandibulaire. Des dents mal positionnées sont difficiles à nettoyer et sont ainsi exposées à la carie dentaire et aux maladies parodontales.

De plus, des dents en mauvaise position peuvent ternir la beauté d’un sourire. L’orthodontie se présente donc comme une branche importante de la dentisterie, du fait de son utilité dans la correction des anomalies dentaires. Ses principes incluent entre autres des contrôles cliniques pour essayer d’identifier le type de déformation et son ampleur. Cependant, ce premier examen dentaire ne suffit pas à lui seul pour obtenir des résultats objectifs.

Le praticien est donc tenu de les compléter par d’autres analyses via des techniques d’imagerie ou de radiologie. À noter que ces technologies sont de deux ordres : bidimensionnel et tridimensionnel.

Les techniques d’imagerie 2D

En chirurgie dentaire, les investigations cliniques effectuées par le dentiste ne suffisent pas pour établir un diagnostic précis et permettre un suivi thérapeutique de qualité. Il faut nécessairement un examen complémentaire. En la matière, l’imagerie s’illustre comme une aide précieuse et indispensable pour le chirurgien. Auparavant, elle était essentiellement bidimensionnelle, mais comportait quelques limites. Pour l’améliorer, les technologies récentes ont introduit la version tridimensionnelle, à l’instar de la technique du CBCT, encore plus améliorée que le scanner.

Examen complémentaire de première intention, l’imagerie 2D peut être extraorale avec l’utilisation de la radiographie panoramique ou orthopantomogramme (OPT), ou intraorale nécessitant une radiographie rétro-coronaire et rétro-alvéolaire. En Bretagne, les professionnels peuvent se former à la technique du CBCT dans la ville de Rennes. C’est une occasion de proposer des examens plus complets à la clientèle.

La radiologie panoramique

Il s’agit d’une technique d’imagerie qui met en évidence l’ensemble des pièces dentaires et des structures osseuses alvéolaires que l’examen clinique ne pouvait détecter, tels que :

  • les maxillaires ;
  • les sinus ;
  • les arcades dentaires ;
  • les lésions et les articulations.

Elle favorise l’observation de la symétrie de chaque pièce dentaire, de chaque limite anatomique et de chaque structure osseuse.

Toutefois, en dépit de la précision que fournit l’OPT en termes d’informations, elle présente certaines limites géométriques. Il s’agit de phénomènes d’agrandissement de l’image, de distorsion, de déformation et d’artefacts. De plus, puisque l’appareil n’est paramétré que pour une forme d’arcade théorique qui ne se superpose que de façon exceptionnelle à celle du patient, la reproduction des structures anatomiques manque d’homogénéité sur l’ensemble du cliché.

D’un autre côté, au niveau de l’espace anatomique, elle n’intègre pas les composantes vestibulo-linguales ou axiales. En dépit des précautions dont on entoure le positionnement du patient, le rachis cervical tend à voiler les incisives mandibulaires. En clair, les indications de la radiographie panoramique sont limitées du fait que cette dernière n’offre pas de mesures absolues.

La radiographie intra-orale

Elle complète la radiographie panoramique et offre la possibilité de passer outre le développement du cliché dans la chambre noire d’une part, et de procéder au traitement d’image d’autre part. Comparativement à l’OPT, les clichés intraoraux peuvent présenter une définition 4 fois plus grande grâce aux angulateurs et à la prise de clichés sous différents angles. La plupart du temps, la radiographie intraorale s’utilise pour effectuer des corrections orthodontiques majeures ou pour détecter la présence de déviations et d’asymétries.

Toutefois, en dépit de son efficacité, certaines situations spécifiques nécessitent une évaluation 3D afin d’obtenir des informations complémentaires précises et pertinentes.

L’imagerie 3D : le Cone Beam

Au nombre des techniques de l’imagerie dentaire utilisant la radiographie tridimensionnelle se trouve la technologie du Cone Beam ou Cone Beam Computed Tomography (CBCT). Tomographie volumique à faisceaux coniques en français, le CBCT est un examen radiologique à cheval entre l’imagerie 2D et le scanner. Il consiste à mettre en œuvre un générateur de rayons x en faisceau d’irradiation de forme conique, qui traverse l’objet à explorer avant d’être analysé par un système de détection après atténuation.

Il faut souligner que l’émetteur de rayons X et le détecteur sont alignés et solidaires. Ainsi, à chaque rotation, l’émetteur libère une décharge de rayons X qui parcourent le corps anatomique pour être réceptionnés sur le détecteur. Grâce à l’acquisition numérique de centaines d’images, on obtient un volume permettant de réaliser la reconstitution informatique 3D afin de visualiser virtuellement les parties explorées.

Comparé à l’imagerie 2D, le CBCT permet d’optimiser le diagnostic pour un traitement optimal en fournissant des informations beaucoup plus précises. Il offre notamment le détail des zones dentaires, buccales et maxillaires, sous des angles et des perspectives variés. En plus d’être en haute définition, la radiographie tridimensionnelle est beaucoup plus rapide et s’obtient en quelques secondes.

Les bénéfices liés au CBCT ou à son efficacité peuvent se décliner en termes de :

  • qualité d’image, efficacité technique, fiabilité et reproductibilité des mesures ;
  • efficacité diagnostique (fiabilité, sensibilité, spécificité, reproductivité) ;
  • capacité à modifier un diagnostic préétabli ;
  • capacité à transformer un plan de traitement préétabli ;
  • capacité à impacter les résultats du traitement.

De façon pratique, on peut obtenir les avantages suivants :

  • la possibilité pour le praticien d’agrandir et de faire pivoter l’image de chaque partie examinée ;
  • un passage unique pour obtenir une image complète de la structure orale ;
  • un niveau d’exposition du patient plus faible que dans le cas de la radiologie panoramique ;
  • une absence de produits chimiques et de stockage de films.

Toutefois, en raison du niveau d’irradiation un peu plus élevé que celui de la radiographie panoramique, le CBCT n’est utilisé que dans des cas spécifiques.

Illustration : DR
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