Palmarès du Wildlife Photographer of the Year 2020 : les plus belles photos de nature de l’année dévoilées

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Les résultats de la 56ème édition du Wildlife Photographer of the Year, le plus prestigieux concours de photographie de nature au monde, viennent d’être annoncés. Organisé par le Natural History Museum de Londres, il récompense chaque année les meilleures photographies de nature sélectionnées par un jury international. Cette année, un Français a raflé l’un des premiers prix.

Ouvert à tous, professionnels et amateurs, adultes et jeunes du monde entier, ce concours de référence mondiale est un plaidoyer pour la préservation de notre patrimoine naturel, alors que l’actualité ne cesse de nous rappeler l’accélération de l’appauvrissement de la biodiversité et les enjeux de l’urgence climatique.

Le Willdlife Photographer of the Year 2020, c’est aussi un ouvrage d’exception qui présente les 100 plus belles photographes sélectionnées parmi 50 000 clichés présentés au concours. L’histoire de chaque image, ainsi que ses conditions de prise de vue sont dévoilées. Publié chaque année aux éditions Biotope, le Willdlife Photographer of the Year 2020 est disponible en librairie et sur LeClub-Biotope.com dès aujourd’hui.

Parmi les gagnants de cette année : un Français ! Originaire de Normandie, le photographe Frank Deschandol, qui pratique la photographie animalière depuis plusieurs décennies, est lauréat du premier prix de la catégorie « Comportement : invertébrés » avec sa photographie de guêpes.

Le photographe de nature de l’année 2020

Le gagnant toutes catégories du concours 2020, dont l’image a été choisie parmi celles de tous les gagnants comme étant la plus étonnante et la plus mémorable.

Sergey Gorshkov (Russie)
L’étreinte

Dans une expression de pur ravissement, une tigresse enserre le tronc d’un sapin de Mandchourie, frottant sa joue contre l’écorce pour y laisser le marquage de ses glandes odorantes. C’est un tigre de Sibérie ou de l’Amour, vivant dans le parc national du Léopard, dans l’extrême Est de la Russie. Le tigre de Sibérie, désormais considéré comme appartenant à la même espèce que le tigre du Bengale, n’est présent que dans cette région, quelques individus survivent également en Chine et quelques-uns peut-être en Corée du Nord. Chassée presque jusqu’à l’extinction au siècle passé, cette population reste menacée par le braconnage et l’exploitation forestière qui impactent également ses proies, comme les cerfs et les sangliers. Les suivis réalisés par piège photographique indiquent que les mesures de protection auraient conduit à une population actuelle d’environ 500 à 600 tigres, un accroissement qui on l’espère, pourra être confirmé par de futurs recensements. La faible densité des proies implique que le territoire de chaque tigre est immense et Sergey savait que ses chances étaient minimes, mais il était déterminé à photographier cet animal symbole de la Sibérie. Écumant la forêt pour y trouver des traces, se concentrant sur les arbres qui bordaient les pistes où les félins auraient pu en laisser (odeur, poil, urine, grattage), il installa son premier piège photo en janvier 2019 face à ce grand sapin. Mais ce ne fut pas avant novembre qu’il put réaliser l’image qu’il espérait, celle d’une magnifique tigresse dans son environnement forestier.

Nikon Z-7 + objectif 50 mm f/1.8 ; 1/200 s à f/6,3 ; ISO 250 ; système piège photo Cognisys.

C’est également le lauréat du prix Animaux dans leur environnement

Le prix du photojournaliste de nature : image unique

Kirsten Luce (Etats-Unis)
Show business

Une main levée pour lui ordonner de se dresser, l’autre tenant une baguette, la dresseuse dirige le spectacle sur glace. Une muselière en métal empêche toute velléité de morsure et des filets de sécurité entourent la piste. C’est une image choquante, non parce que ce grand prédateur surplombe la dresseuse dans son costume de patineuse, mais bien à cause de la position inégalitaire de cette ourse et la connaissance que l’on a de sa participation forcée. Pour les spectateurs de ce cirque ambulant russe qui se produit ici dans la cité de Kazan, dans le Tatarstan, il s’agit d’un divertissement. Tous ignorent comment ces ours sont dressés et ce qu’ils endurent en coulisse. Sans oublier qu’en dehors de leur prestation, ils passent la majeure partie de leur temps dans des cages de transport. Cette ourse est l’une des quatre femelles qui auraient été capturées à l’âge de deux ans sur l’archipel François-Joseph (« trouvés abandonnés » nous affirme leur dompteur). Les ours travaillaient encore 18 ans plus tard et étaient un bien précieux pour ce cirque de glace, le seul en Russie à posséder des ours blancs. Pour la photographe qui avait passé plusieurs années à documenter l’exploitation des animaux sauvages, cette scène reste pour elle la plus choquante qu’elle ait pu photographier, mettant en vedette une telle icône de l’arctique sauvage.

Canon EOS 5D Mark IV + objectif 70-200 mm f/2,8 ; 1/500 s à f/4 ; ISO 2000.

Comportement : Invertébrés

Frank Deschandol (France)
Le conte des deux guêpes

Ce remarquable cadrage simultané de ces deux espèces d’hyménoptère prêtes à regagner leur nid est le résultat d’une méticuleuse préparation. La femelle d’Hedychrum, une espèce du groupe des guêpes-coucou, longue de 6 mm, parasite les nids de certaines guêpes solitaires. La femelle pénètre dans le terrier, dépose un œuf sur celui de son hôte. À l’émergence, la larve de la guêpe-coucou consomme l’œuf de la guêpe parasitée, puis se nourrit des réserves accumulées. L’Ammophile des sables pond ses œufs dans un terrier qu’elle approvisionne en chenilles, une par larve, qui sera mangée après l’émergence. Frank voulait au départ photographier les vives couleurs de la guêpe-coucou qui résultent de la réfraction de la lumière sur sa cuticule ; cette dissuasion semble suffisante pour repousser les attaques des autres guêpes. Sur les bancs sableux d’une friche industrielle près de sa maison normande, il avait localisé des terriers d’Ammophile susceptibles d’attirer la guêpe-coucou. Les nids n’étaient pas en plein soleil, ce qui aurait posé un problème de surexposition. Il plaça une barrière infrarouge qui était déclenchée par le passage d’un insecte ; le tout était relié à un système d’obturation qu’il avait mis au point à l’aide d’un ancien disque dur, l’obturateur de son boîtier ne pouvant être assez rapide pour l’opération. Malgré une profondeur de champ extrêmement faible, il put capturer non seulement la guêpe-coucou, mais aussi l’Ammophile. Bien que ces deux espèces interagissent peu ensemble, Frank eut la chance de cette composition offerte par le vol fortuit des deux insectes vers leur terrier.

Canon EOS 5D Mark II + objectif 100 mm f/2,8 + bonnette macro 250D + adaptateur pour montage inversé ; 5 s à f/13 ; ISO 160 ; système d’obturation à grande vitesse adapté ; 6 flashs + lentilles de Fresnel ; déclencheur sans fil Yongnuo ; barrière infrarouge Keyence + relais Meder Reed + amplificateur ; rotule Novoflex magic balance ; trépied

Comportement : Amphibiens et Reptiles

Jaime Culebras (Espagne)
La vie en équilibre

Une grenouille de verre se nourrit d’une araignée sur les versants des Andes, au nord-ouest de l’Équateur. Grandes consommatrices d’invertébrés, ces grenouilles jouent un rôle clé dans l’équilibre des écosystèmes. La passion qu’il éprouve pour les amphibiens avait conduit Jaime à marcher pendant quatre heures sous une pluie battante pour atteindre la réserve de Manduriacu. C’était la nuit et les grenouilles demeuraient insaisissables. Quant au déluge, il ne faisait que croître. Alors qu’il s’en retournait, il eut la chance de découvrir cette petite grenouille accrochée à une branche, ses yeux luisants comme une mosaïque. Non seulement elle mangeait (il n’avait vu le repas d’une grenouille de verre qu’une seule fois), mais en plus celle-ci était une espèce récemment découverte. Elle se distingue par des points dorsaux jaunes et l’absence de palmures digitales. La grenouille de Manduriacu n’existe que sur un petit territoire. La réserve est privée mais menacée par des exploitations minières autorisées par le gouvernement (des mines à ciel ouvert pour l’extraction d’or et de cuivre), ainsi que par des coupes forestières illégales. Sous les averses et le choeur sonore des grenouilles, il tenait son flash et son parapluie d’une main, son appareil photo de l’autre. C’était la première photographie de cette espèce en train de se nourrir.

Sony ILCE-7M3 + objectif 90 mm f/2,8 ; 1/100 s à f/16 ; ISO 320 ; Flash Tongnuo + déclencheur ; étui de protection.

Comportement : Mammifères

Shanyuan Li (Chine)
Au signal, on détale !

Cette image rare d’une famille de Chat de Pallas, ou Manul, dans une steppe reculée du Qinghai – un plateau tibétain du nord-ouest de la Chine – résulte de six ans de travail en haute altitude. Ces petits félins sont habituellement solitaires et difficiles à localiser car principalement actifs au crépuscule et à la nuit. De sa longue expérience, Shanyuan savait que ses chances de les photographier de jour seraient les plus fortes en août et en septembre, quand les chatons auraient quelques mois et qu’ils seraient plus aventureux, alors que leur mère serait occupée à chasser pour eux. Il suivait cette famille de Manul qui était descendue jusqu’à 3 800 mètres à la recherche de leur proie favorite, les picas, des rongeurs semblables à de petits lapins. Il avait installé son affût sur la colline face à la tanière, un ancien trou de marmottes. Il fut récompensé de sa patience quand trois chatons sortirent pour jouer, la mère quant à elle surveillait un renard tibétain qui rôdait alentour. Leur large tête plate et leurs petites oreilles basses, tout comme le motif de leur pelage, leur permettent de survivre aux hivers extrêmes. Dans l’air cristallin et avec un arrière-plan flou, Shanyuan put dépeindre cette petite famille dans un moment intime rarement observé. La mère poussa un cri, le signal de repli vers la sécurité du terrier. Le vrai danger toutefois ne vient pas du renard mais de la fragmentation et de la dégradation des steppes herbeuses de l’Asie centrale, causées par le surpâturage, les conversions agraires, les mines, aussi bien que l’empoisonnement de leurs proies, et la chasse pour leur fourrure. Les manuls sont aussi capturés pour devenir des animaux de compagnie.

Canon EOS-1D Mark II + objectif 800 mm f/5,6 ; 1/1250 s à f/11 ; ISO 640 ; trépied Sirui.

Le monde sous-marin

Songda Cai (Chine)
Robe dorée

Un petit céphalopode, Thysanotheutis rhombus, volette au-dessus de l’abysse et arrête soudain sa chasse. Figé par la lumière de la lampe, il se couvre de paillettes d’or puis sort élégamment de la zone lumineuse. La lampe était celle de Songda qui plongeait de nuit au large des côtes d’Anilao, aux Philippines. Il ne sait jamais ce qu’il peut croiser dans ce monde obscur et silencieux. À la faveur de la nuit, toutes sortes de larves et de petits animaux du zooplancton remontent des profondeurs vers la surface pour se nourrir de phytoplancton. Puis surviennent les prédateurs. Ces calmars sont communs dans les océans tropicaux et subtropicaux et se nourrissent de poissons, d’autres céphalopodes et de crustacés proches de la surface. En novembre, des centaines se rassemblent pour frayer au large d’Anilao. Le stade de développement de cet individu est intermédiaire entre celui de jeune et de sub-adulte. Il ressemble déjà à un calmar de 6 à 7 cm de long. Toujours transparente, cette espèce nage lentement, propulsée par les ondulations de ses nageoires triangulaires. En contractant son manteau musculeux, elle peut d’un jet échapper au danger. Les chromatophores situés juste sous la peau contiennent des sacs élastiques de pigments qui se transforment rapidement en disques de couleur quand l’animal contracte ses muscles. De récentes recherches suggèrent qu’il pourrait également refléter la lumière avec, plus en profondeur sous la peau, des iridophores ajoutant un éclat iridescent. Surplombant l’animal, Songda captura cet instant fugace où le calmar stationnaire, et en parfaite symétrie, semble se couvrir d’or.

Nikon D850 + objectif 60 mm f/2,8 ; 1/200 s à f/20 ; caisson Seacam ; flashs Seaflash 150D ; éclairage Scubalamp.

Portraits d’animaux

Mogens Trolle (Danemark)
Méditation

Un jeune nasique, comme en méditation, incline doucement la tête. Ses paupières étonnamment soulignées de bleu complètent sa fourrure auburn parfaitement soignée. C’est un libre visiteur de la station de nourrissage de Labuk Bay, un sanctuaire pour nasiques dans la région de Sabah à Bornéo. « Cet individu est le plus décontracté de tous les nasiques. » Mogens photographie les primates du monde depuis 5 ans. Chez certaines espèces les contrastes des paupières jouent un rôle social dans la communication, mais leur fonction chez les nasiques reste incertaine. Le trait le plus particulier de ce jeune mâle assis loin des autres célibataires est bien sûr son nez. En vieillissant, cet appendice deviendra un signal de son statut et de son humeur, les femelles ayant un nez beaucoup plus petit. Il l’utilise aussi comme amplificateur quand il crie. Il peut même devenir si grand qu’il pendra devant sa bouche et qu’il lui faudra le pousser pour s’alimenter. Les nasiques ne sont présents qu’à Bornéo et sur les îles alentour et ils sont menacés. Se nourrissant essentiellement de feuilles, de fleurs, de graines, et de fruits verts, ils dépendent des forêts proches des rivières ou des côtes. Etant relativement apathiques, ils sont facilement chassés comme viande de brousse et pour leur pierre bézoard, une sécrétion intestinale utilisée en médecine traditionnelle chinoise. Le portrait inoubliable de ce jeune mâle, à l’expression si paisible, « comme j’en n’ai jamais observée chez un autre primate », nous connecte, espère Mogens, avec une espèce si proche.

Canon EOS-1D X + objectif 500 mm f/4 ; 1/1000 s à f/7,1 ; ISO 1250 : trépied Manfrotto + rotule Benro gimbal.

Prix du portfolio du photographe de nature

Ripan Biswas (Inde)
La dernière morsure

Ces deux féroces prédateurs Oecophylla smaragdina et Cicendela calochroa octonotata ne se croisent pas souvent. La cicindèle poursuit ses proies au sol alors que les fourmis tisserandes restent habituellement dans les arbres. Mais si cela arrive, chacun doit se montrer méfiant. Quand la colonie de fourmis se mit en chasse de petits insectes sur les rives asséchées de la réserve de tigres de Buxa, dans l’ouest du Bengale, la cicindèle en profita pour prélever quelques fourmis. Dans la chaleur de la mi-journée, Ripan s’était couché sur le sable et s’approchait. Les yeux globuleux du coléoptère sont adaptés à localiser les petits invertébrés, sur lesquels il se précipite si rapidement qu’il doit rabattre ses antennes pour éviter les obstacles. Les taches orangées de son corps sont composées de multiples couches réfléchissantes et pourraient être un signal à destination des prédateurs, les prévenant qu’il est venimeux (il contient du cyanure). Il mesure plus de 12 mm de long, une taille qui éclipse celle des fourmis tisserandes. Pour se défendre, l’une d’elles lui avait mordu la patte arrière. La cicindèle s’est retournée rapidement et avec ses mandibules incurvées a sectionné la fourmi en deux, la tête et le thorax restant fermement accrochés à sa patte. « Le coléoptère continua de tirer sur le reste de la fourmi, cherchant à se débarrasser de l’intrus mais ne put l’atteindre. » Ripan utilisa un flash pour illuminer le corps de l’insecte par en dessous, contrebalançant la dure lumière du soleil et prit cette vue spectaculaire au ras du sol.

Nikon D5200 + objectif Tamron 90 mm f/2.8 ; 1/160 s à f/8 ; ISO 160 ; flash annulaire Viltrox.

Le prix de l’étoile montante

Ce prix vise à encourager des photographes de 18 à 26 ans. Il est décerné à un portfolio de six photographies.

Alberto Fantoni (Italie)
Le cadeau du faucon d’Eléonore

Sur les abruptes falaises de l’île de Sardaigne, un faucon d’Eléonore mâle amène une proie à sa partenaire, probablement une alouette, saisie au vol alors qu’elle migrait au-dessus de la Méditerranée. Ces faucons de taille moyenne aiment à nicher en fin d’été sur les falaises le long des côtes, au moment des migrations massives de passereaux qui rejoignent l’Afrique. Les mâles chassent à haute altitude, souvent au large, et capturent de petits migrateurs comme les fauvettes, les pies grièches, les rossignols et les martinets. En dehors de la saison des nids et les jours sans vent, quand les migrateurs se font rares, ils se nourrissent de gros insectes. Quand les poussins sont prêts à l’envol, ils filent plein sud et hivernent en Afrique, principalement à Madagascar. Alberto les observait d’un affût sur l’ile San Pietro d’où il pouvait photographier les adultes perchés en haut de la falaise. Il ne pouvait voir le nid qui était en contre-bas, mais il voyait le mâle, plus petit que la femelle et aux narines cerclées de jaune. Chaque fois qu’il transmettait une proie à la femelle, il ne la cédait qu’avec réticente et après une courte lutte.

Canon EOS 7D Mark II + objectif 500 m f/4,5 ; 1/2000 s à f/7,1 (+1 e/v) ; ISO 800; affût.

Le prix du jeune photographe de nature de l’année 2020

Le prix 2020 du jeune photographe de nature, dont l’image a été jugée comme la plus mémorable de toutes celles produites par des photographes âgés de moins de 18 ans.

Liina Heikkinen (Finlande)
Le renard qui a attrapé l’oie

Pendant ses vacances d’été à Helsinki, Liina alors âgée de 13 ans entendit parler d’une famille de renards qui vivait dans les faubourgs sur l’île forestière de Lehtisaari. Beaucoup d’habitants aiment les renards et ces animaux étaient relativement peu craintifs vis-à-vis des humains. Liina et son père purent passer une longue journée de juillet sans affût, à observer les deux adultes et leurs renardeaux. Ils avaient presque la taille de leurs parents, quoique plus maigres et dégingandés. Dans un mois, ils seraient capables de se débrouiller seuls mais pour le moment, ils capturaient surtout des insectes, des vers de terre et quelques rongeurs. Les adultes leurs amenaient des proies plus grandes que les habituels rongeurs et il était 7h du matin quand l’excitation gagna la famille à l’arrivée de la femelle apportant une bernache. Les plumes volèrent quand les jeunes luttèrent pour cette proie, l’un d’eux finit par s’en emparer et porté par son enthousiasme, urina dessus, puis il traîna l’oie dans une faille tentant de la dévorer. Allongée à quelques mètres, Liina put cadrer cette scène et l’expression du renardeau qui tente de maintenir ses frères et sœurs à distance.

Nikon D4 + 28-300mm f/3.5-5.6 lens; 1/125 s à f/5.6 (-0.3 e/v); ISO 1600

Le reste du palmarès est à découvrir dans l’ouvrage Wildlife Photographer of the Year 2020.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine 

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