Un cimetière mérovingien découvert à Mortagne-sur-Sèvre (Vendée)

A LA UNE

A la rencontre d’Estelle Redpill, « l’influenceuse » qui fait fantasmer une certaine presse de gauche [Interview]

Les réseaux sociaux regorgent de jeunes et moins jeunes qui parviennent, après quelques vidéos tournés sur un sujet en...

Il y a Zemmour et Naulleau, mais aussi « Zemmour et Bolloré »

Passer d’une chaîne d’information (Cnews) à une station généraliste (Europe 1), voilà l’une des tâches auxquelles Vincent Bolloré s’attaque...

Napoléon : « Ma vie est un roman »

Ce mot, peut-être apocryphe, ne manque pas, de toute façon, de justesse. C’est d’ailleurs pourquoi Napoléon Bonaparte a autant...

Brest. Une semaine « brûlante » dans les quartiers « sensibles » de Pontanézen et Bellevue

Brest a été le théâtre de plusieurs épisodes de violence urbaine, dans les quartiers de Pontanézen et de Bellevue,...

Il y a 100 ans était fondée l’Irlande du Nord. Quelle histoire ? Quel avenir ? Explications et sondage.

Ce 3 mai 2021, l'Irlande du Nord fête les 100 ans de sa création. Entité britannique, la province britannique...

Un cimetière mérovingien vient d’être découvert à Mortagne-sur-Sèvre, en Vendée.

Une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) est intervenue en fin d’année dernière à Mortagne-sur-Sèvre (Vendée). Prescrite par les services de l’État (Drac des Pays de la Loire), dans le cadre de l’aménagement d’une zone à bâtir pavillonnaire, l’opération a permis de fouiller une surface de 1370 m2 . Les archéologues ont mis au jour des vestiges du haut Moyen Âge, et principalement un petit ensemble sépulcral comprenant 99 tombes datées des VIe -VIIe siècles de notre ère. Si la plupart des défunts sont inhumés simplement en pleine terre, un petit groupe d’individus a bénéficié d’inhumations dans des sarcophages en calcaire coquiller, témoignant d’un statut social différent. Fait inédit pour la région, la fouille a même révélé une tombe double renfermant deux sarcophages.

L’organisation spatiale du cimetière

Les sépultures sont disposées selon deux directions principales : est/ouest ou nordouest/sud-est. Indépendamment de leur orientation, la densité des fosses est plus forte au centre de la zone fouillée. Les tombes sont organisées en rangées parallèles et les recoupements de sépultures sont rares. On peut imaginer qu’il y avait des allées de circulation entre les rangées et probablement des marqueurs au sol (stèle, cailloux ou encore gravier, cendre, etc.). Ces éléments ont malheureusement disparu au cours des siècles. Dans quelques rares cas, les archéologues ont constaté une réouverture volontaire des tombes, cette pratique consistant à inhumer un second défunt auprès du premier. Le délai entre les deux enterrements peut varier de quelques jours à plusieurs années. Ce geste funéraire particulier témoigne de la volonté de regrouper dans la tombe deux défunts (fratrie directe ou famille élargie) et implique, quelle que soit la durée entre les deux enterrements, que la sépulture soit restée visible et bien identifiée.

Des sarcophages en calcaire coquiller pour des défunts privilégiés ?

L’étude du cimetière médiéval de Mortagne-sur-Sèvre interroge le statut social de la population enterrée. Si la plupart des défunts sont inhumés simplement en pleine terre, avec éventuellement des systèmes de calage, un petit groupe a bénéficié de pratiques funéraires spéciales. Ainsi, une quinzaine d’individus, des adultes pour l’essentiel, ont été enterrés dans des sarcophages trapézoïdaux, en calcaire coquiller dont la provenance n’est pas encore déterminée. Ces sarcophages sont répartis sur l’ensemble de la zone sépulcrale, mais absents de l’extrême sud-est du cimetière. Ils témoignent d’un statut social particulier des personnes inhumées. Rare découverte, les archéologues ont mis au jour une tombe double, renfermant deux sarcophages côte à côte, dans un même creusement, ce qui signe une inhumation simultanée. Bien que parfois observée dans les cimetières tant antiques que médiévaux, cette pratique peu courante est inédite pour la région. Aucun mobilier funéraire d’accompagnement n’a été retrouvé dans les tombes, à l’exception d’un lot d’épingles en alliage cuivreux, identifié dans un sarcophage renfermant le corps d’une femme. Regroupées au niveau de la tête, elles composaient probablement un élément de parure de cheveux ou encore de linge couvrant ceux-ci.

Le chantier de fouille s’est achevé en décembre 2020, une phase d’analyse et d’étude des données démarre maintenant. Les recherches permettront de préciser une part de l’histoire médiévale de Mortagne-Evrunes au travers de sa population inhumée.
Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Mouvement contre le BTS et le bac : lycées bloqués à Nantes, police attaquée à Saint-Nazaire

Depuis le début de la semaine, des syndicats lycéens d’extrême-gauche mènent une agitation aussi numériquement faible que violente. A...

Eric Zemmour : « La pratique de l’islam n’est pas compatible avec la France. Deux civilisations ne peuvent pas vivre sur le même sol...

Eric Zemmour : « La pratique de l’islam n’est pas compatible avec la France. Deux civilisations ne peuvent pas...

Articles liés