La vie est un choix, Histoire des femmes, le FIL, Une moto pour Barbara, Hécatombe : la sélection littéraire hebdo

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La vie est un choix

Après neuf mois d’entretiens, Yves Boisset livre ses souvenirs drôles et tragiques, ses vérités qui ne sont jamais bonnes à dire et raconte son cinéma de combat, l’arme à l’oeil.

« Il ne faut jamais s’attarder à regarder dans le rétroviseur, disait Michel Audiard, on risque de se casser la gueule. »

Après avoir commis une cinquantaine de films, de Dupont Lajoie à Jean Moulin en passant par Le Prix du danger et Un taxi mauve, la tentation est pourtant grande de regarder dans le rétroviseur.
50 ans de cinéma avec trois obsessions : le refus de l’injustice, la quête de vérité et le combat contre la bêtise.

Au fil de ces brûlots qui dénoncent, souvent avec humour, les tares de notre société, ses errances et ses magouilles, on a le bonheur de rencontrer des gens aussi passionnants que Michel Déon, François Mitterrand, Robert Mitchum, Jean-Pierre Melville, Patrick Dewaere, Charlotte Rampling, Michel Piccoli, Jean Carmet, Miou-Miou, Lee Marvin, René Clément, Bernard-Pierre Donnadieu, Annie Girardot, Louis-Ferdinand Céline, pour ne citer que les plus flamboyants.

« Mort aux cons » avait écrit sur le capot de sa Jeep le capitaine Dronne à la veille de la Libération. « Vaste programme » lui avait sobrement fait remarquer le général de Gaulle. On ne saurait mieux dire.

A commander en poche chez Plon

Histoire des femmes

L’histoire des femmes se confond avec celle des hommes, mais elle a ses spécificités propres, elle est « l’histoire de l’humanité lue dans l’évolution de la vie privée ». Souvent en retrait des grands événements qui ont façonné le monde, la femme en est à sa manière tout autant fondatrice que les hommes. Elle en est aussi le reflet. Reflet de l’image que les hommes se font d’eux-mêmes et reflet de la société dans laquelle elle vit. Les conditions de son existence, les libertés et les responsabilités qu’on lui a laissées ou qu’elle a prises, ont déterminé un modèle de société qui l’a à son tour modelée.

Mais de la Chine impériale à la civilisation islamique, de la Grèce antique aux tribus celtiques, de l’Inde aryenne à l’Égypte ancienne, à travers le temps et à travers l’espace, c’est essentiellement sa condition économique qui détermine son mode d’existence, car « une paysanne chinoise, une paysanne chrétienne, une paysanne de Rome ont d’abord vécu comme une paysanne ». À l’autre bout du spectre, la vie de cour détermine des traits particuliers qui font que, à la longue, toutes les femmes s’y ressemblent. Ce sont donc celles « appartenant à ce qu’il est convenu d’appeler l’élite d’une nation qui nous donnent une idée plus exacte de chaque civilisation. […] On s’aperçoit alors que le statut politique sous lequel chaque nation a vécu a eu une grande importance sur la vie et le pouvoir des femmes. » Féodalités, monarchies absolues, empires, régimes démocratiques ont donné aux femmes une place qui n’est pas toujours celle imposée par notre imaginaire collectif. « Il faut renoncer en particulier à l’idée séduisante que la femme est née esclave et proie, qu’elle n’a longtemps connu que la servitude et que son histoire est celle d’une lente accession à des formes supportables de la dépendance, puis de proche en proche à sa libération. Rien n’est plus faux que cette imagerie. »

Maurice Bardèche (1907-1998) est un écrivain et biographe français, agrégé de lettres. Spécialiste du XIX siècle, il enseigna à la Sorbonne et à l’Université de Lille.

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Le Festival interceltique de Lorient, une grande aventure humaine

Construit à partir d’une réflexion sur les mondes celtes, le Festival interceltique de Lorient (FIL pour les intimes) a vu le jour au début des années 1970, dans une période d’intense folie créative.

sa tête pendant quelque 37 ans, Jean-Pierre Pichard nous propose de le découvrir de l’intérieur. Concerts et rencontres magiques, bulle hors du temps permettant à des musiciens irlandais, du Nord et du Sud, de jouer au coude à coude alors qu’on s’entretuait à Belfast…, le FIL réussit le pari de rassembler des cultures minoritaires et de faire entrer dans la vie contemporaine la mémoire d’un passé fondateur.
Jean-Pierre Pichard nous raconte le travail démesuré, sans réels moyens, le stress, les courses folles, mais aussi et surtout l’amitié et la joie de vivre à l’origine de cette remarquable épopée humaine.

L’auteur

Lui-même Penn-soner d’un bagad de 1ère catégorie champion de Bretagne, Jean-Pierre Pichard fait partie des pionniers qui ont été à l’initiative du Festival interceltique de Lorient, et il en a été directeur général pendant près de 4 décennies. Concepteur et organisateur d’événements sur tous les continents, il a contribué à le faire connaître au niveau international ; on lui doit notamment à Paris les Nuits celtiques du Stade de France, la Saint-Patrick à Bercy, ou encore la Breizh Parade sur les Champs-Élysées en 2007.

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Une moto pour Barbara

Barbara, jeune avocate révoltée par le barrage que les hommes établissent devant son ambition de devenir un maître du barreau, devient un mannequin riche et célèbre. Menacée par la loi de son milieu – inversion sexuelle, drogue, prostitution dorée –, elle est sauvée par la moto dont elle s’éprend au cours d’une séance de pose. Elle essaie d’être pilote de vitesse mais, là non plus, ne réussit pas à vaincre les hommes. Elle rassemble alors une bande de contestataires qui trouvent, dans la moto, le cheval de Don Quichotte. Bientôt, la bande ne comprendra plus que des filles décidées à ressusciter les cruelles Amazones. Elles préparent l’enlèvement du Président de la République quand… Janus, l’oncle de Barbara, mystérieux animateur de sociétés secrètes qui, depuis 1945, reprennent le flambeau de Thulé et de l’Ordre Noir, intervient. L’aventure finira dans le Grand Nord de la Sibérie.

On retrouve dans ce roman l’amour de Saint-Loup pour la moto, vue comme une chevalerie moderne, et les grands thèmes de l’auteur : la volonté de puissance, la primauté du héros civilisateur, la quête du Graal. Car Une moto pour Barbara n’est rien d’autre qu’une version moderne de Parsifal.

Marc Augier, dit Saint-Loup (1908-1990), a laissé une œuvre foisonnante qui résonne encore formidablement aujourd’hui. Une moto pour Barbara est le troisième roman réédité par Auda Isarn après Nouveaux Cathares pour Montségur et La République du Mont-Blanc.

A commander chez Auda Isarn

Hécatombe. Pensées éparses pour un monde en miettes

« On croyait chevaucher le tigre, on se fait piétiner par un pangolin. »

Ce qu’il y a de bien avec Xavier Eman, c’est qu’il ne s’embarrasse jamais d’un humanisme encombrant : l’homme, sa pompe, sa majuscule. Vu à travers les réseaux sociaux, ce dernier ressemble plus à un petit mammifère accablé de misères qu’à un grand prédateur. L’auteur d’Hécatombe, recueil de pensées, le passe au broyeur de sa critique – noire, caustique, hilarante, taillée dans la bêtise. Il en devient étonnamment plus humain. Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère, te voici accroché au fronton d’un Panthéon renversé.
Aux hommes malheureux, le satiriste reconnaissant !

A commander chez La Nouvelle librairie

Crédit photo : DR
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