Le végétarisme est-il l’avenir de l’humanité ?

Charles Danten a une triple formation universitaire en agronomie, en médecine vétérinaire et en traduction orientée vers la science et les études cliniques en médecine et en pharmacologie humaines. Il a pratiqué la médecine vétérinaire pendant dix-huit ans, dont dix à son propre compte. Il est l’auteur du livre à succès québécois, Un vétérinaire en colère. À la retraite mais toujours actif, l’autodidacte, journaliste citoyen et lanceur d’alerte Charles Danten se consacre à la recherche, à la rédaction et à la traduction d’articles pour son blogue, charles-danten.blogspot.com, et divers médias alternatifs comme le magazine Le Harfang de la Fédération des Québécois de souche.

Il nous adresse un texte polémique sur le végétarisme, que nous vous proposons de lire ci-dessous.

Précision liminaire : Il faut entendre dans ces pages le terme « végétarien » comme un terme générique englobant tout régime à base de plantes y compris le véganisme, et le terme « viande » comme un terme générique pour tout régime à base de produits animaux y compris le poisson.

Comme le souhaiteraient Jacques Attali et Bill Gates, il est possible qu’un jour, pour des raisons médicales, climatiques, éthiques et spirituelles, nous abandonnions l’alimentation carnée. Mais avant de passer à l’acte, par mesure de précaution, afin d’être sûr de ne pas faire fausse route, assurons-nous d’abord que ce flip-flop radical de la viande au tofu est pleinement justifié.

Raisons médicales

Selon les chercheurs Frédéric Leroy et Nathan Cofnas, les études observationnelles utilisées pour élaborer les politiques alimentaires actuelles axées sur l’alimentation végétarienne sont trop souvent partielles et inexactes. Elles échouent très souvent, lorsqu’elles sont testées avec des essais randomisés contrôlés, l’étalon de référence. Elles sont un outil utile pour la génération d’hypothèses, mais, selon Leroy et Cofnas, leurs conclusions en tant que telles ne doivent pas servir à la mise en œuvre des politiques de santé en l’absence de justifications supplémentaires. « Cela est particulièrement vrai, précisent les chercheurs Leroy et Cofnas, lorsque les résultats sont contre-intuitifs, comme c’est le cas pour la viande, étant donné sa longue histoire en tant qu’aliment essentiel dans l’alimentation de notre espèce. »

De fait, le régime riche en gras saturés et en cholestérol n’est pas si mauvais pour la santé que le prétendent les végétariens. En effet, selon le collège des cardiologues américains, « les aliments riches en acides gras saturés comme les produits laitiers entiers, la viande non transformée et le chocolat noir ne sont pas associés à un risque accru de maladies cardiovasculaires ». Une constatation étayée entre autres par une étude publiée dans The American Journal of Clinical Nutrition (La Revue américaine de la nutrition clinique). Selon les données épidémiologiques actuelles, il n’existe par ailleurs aucun lien causal clair entre la consommation de viande rouge, par exemple, et les maladies chroniques comme le cancer colorectal. Selon les scientifiques Frédéric Leroy et Nathan Cofnas :

Le dossier scientifique contre la viande rouge du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations unies a été exagéré, rendant « un mauvais service au public ». L’affirmation du CIRC (2015) selon laquelle la viande rouge est « probablement cancérigène » n’a jamais été étayée. De fait, une évaluation des risques par Kruger et Zhou (2018) a conclu que ce n’était pas le cas.

De plus, les données de l’anthropologie et de la biologie sont éloquentes, nous sommes des omnivores à forte tendance carnivores. Si nos ascendants du jardin d’Éden étaient herbivores, avec l’invention des outils il y a au moins 2,5 millions d’années nous avons en effet évolué vers un régime à base de viande. Nous sommes d’ailleurs merveilleusement bien adaptés, anatomiquement et physiologiquement pour manger de la viande. La consommation de viande a par ailleurs joué un rôle essentiel dans l’augmentation de la taille du cerveau des hominidés. Instinctivement, la viande et ses dérivés sont les aliments les plus recherchés des humains partout dans le monde. Et ce n’est pas un besoin d’origine culturelle qui peut être transgressé facilement ; c’est un besoin anthropologique (voir ci-dessous).

 

Six vérités sur les végétariens

1) La plupart des végétariens ne sont pas vraiment végétariens : 66 % des « végétariens » ont en effet mangé des produits animaux au cours des dernières 24 heures.

2) Les gens mentent à propos de leur consommation de viande : les femmes à qui des chercheurs ont dit, en effet, qu’elles allaient regarder un film sur un abattoir ont menti sur (ou, comme le dit l’étude, « sous-déclaré stratégiquement ») la quantité de viande qu’elles mangeaient.

3) 84 % des personnes qui arrêtent de manger de la viande finissent par changer d’avis et retournent à un régime qui comprend des produits d’origine animale.

4) Des chercheurs britanniques ont découvert que seulement 25 % des personnes qui affirmaient avoir réduit leur consommation de viande l’ont fait.

5) Les végétariens dont une majorité sont des femmes souffrent souvent de dépression et de troubles de l’alimentation — selon certains scientifiques, le végétarisme serait un trouble occulte des conduites alimentaires.

6) Ça n’a pas toujours été le cas, mais le végétarisme est surtout une idéologie de la gauche, et c’est sans doute la principale vérité qu’il faut retenir de cette liste : « le végétarisme est un mensonge de la pensée libérale ».

 

Certes, le fait que nous soyons biologiquement adaptés à un régime contenant une quantité importante de viande ne prouve pas en soi que les régimes végétariens sont malsains. Cependant, lorsqu’il s’agit de pratiquement toutes les autres espèces, nous tenons généralement pour acquis que le meilleur régime pour une espèce en captivité est celui qu’elle avait dans la nature. Et ce n’est pas un simple appel à la tradition. Les dérogations ne sont pas sans conséquence. Chez le chat, par exemple, il existe un lien incontestable entre le diabète et le pourcentage élevé de céréales dans la nourriture commerciale. Comment expliquer ce fait ? Eh bien le chat étant un pur carnivore, son organisme est incapable de métaboliser une si grande quantité de céréales. Et les humains ne font pas exception à ce principe. En raison de son importance démesurée accordée aux hydrates de carbone et aux céréales, des scientifiques ont fait un lien entre le fameux guide alimentaire de l’Université Harvard axée sur l’alimentation végétarienne et la source de l’épidémie d’obésité morbide et de diabète qui sévit actuellement aux États-Unis.

Raisons climatiques

N’en déplaise à Jacques Attali— qui déclarait face à Jean-Jacques Bourdin, « si nous étions tous végétariens, le problème du méthane [des élevages bovins] serait réglé, ce qui représente 40 % des gaz à effet de serre » —, selon de nombreux climato-réalistes, il n’y aurait aucun lien entre les éructations et les flatulences de bovins et le réchauffement climatique puisque le réchauffement ou, selon la nouvelle dénomination en vigueur, le « changement » climatique anthropique est un mensonge concocté par les mondialistes à des fins idéologiques et financières.

De fait, selon entre autres La Pétition de l’Oregon, signée par 31 500 scientifiques de haut niveau dont 9 000 sont titulaires d’un doctorat en physique atmosphérique, en climatologie et en météorologie :

Il n’existe aucune preuve convaincante que les rejets de dioxyde de carbone, de méthane ou d’autres gaz à effet de serre causent ou causeront dans un avenir prévisible un réchauffement catastrophique de l’atmosphère terrestre et une perturbation du climat de la Terre. De plus, il existe des preuves scientifiques substantielles selon lesquelles l’augmentation du dioxyde de carbone atmosphérique produit de nombreux effets bénéfiques sur l’environnement naturel végétal et animal de la Terre.

À l’instar de la fausse étude de la revue The Lancet sur l’hydroxychloroquine, la même revue a rejeté la fausse étude EAT-Lancet financée entre autres par la Fondation Rockefeller, un membre éminent de la Société fabienne, l’un des piliers financiers de l’Agenda 2030 et de la Grande remise à zéro de l’ONU. Cette pseudo-étude recommandait un régime végétarien afin de réduire l’impact des « pets » de bovidés (et donc de la viande rouge) sur le climat. Or, selon les chercheurs Frédéric Leroy et Nathan Cofnas :

Une réduction importante de la consommation de viande, comme celle préconisée par la Commission EAT-Lancet pourrait entraîner de graves dommages. La viande est depuis longtemps, et continue d’être notre principale source de nutrition de haute qualité. La théorie selon laquelle elle peut être remplacée par des légumineuses et des suppléments n’est que pure spéculation. Alors que les régimes riches en viande se sont révélés efficaces au cours de la longue histoire de notre espèce, les avantages des régimes végétariens sont loin d’être établis et ses dangers ont été largement ignorés par ceux qui les ont approuvés prématurément sur la base de preuves discutables.

Raisons éthiques

La souffrance des animaux est sans aucun doute le principal souci des végétariens, des antispécistes et des humains en général, notamment dans les pays occidentaux nordiques, car personne sauf exception ne veut faire souffrir un animal.

Il est important que « l’homme domine sur le bétail sur toute la Terre », nous sommes après tout des prédateurs nés, au sommet de la chaîne alimentaire, mais ce n’est pas un chèque en blanc. Nous nous devons en échange de traiter ce cheptel providentiel avec le respect qu’il mérite.

Ce qui présuppose que les animaux soient élevés dans des conditions qui respectent leur besoin de socialisation, d’espace, d’air frais, d’eau et de nourritures saines. Chaque fois que c’est possible, évitez par conséquent les élevages concentrationnaires où les animaux sont élevés aux antibiotiques et aux additifs alimentaires avec un sadisme qui dépasse l’entendement même du point de vue productiviste. Vous vous porterez mieux et les animaux aussi.

Il va sans dire dès lors que les abattages hallal et casher, deux traditions inutilement cruelles et irrespectueuses des animaux, n’ont pas leur place dans un pays civilisé comme le nôtre. Si les commandements sacrés ordonnent que le sang s’écoule de l’animal vivant, les méthodes modernes d’abattage avec étourdissement correspondent aux rituels religieux bien mieux que la méthode religieuse. Interdisons donc ces pratiques d’un autre temps comme l’a fait la Suisse en 1893 et plus récemment la Suède, le Danemark, la Slovénie et, en janvier 2019, la Belgique.

Pour une meilleure prise en compte de la souffrance animale, construisons nos élevages et nos abattoirs sur le modèle préconisé par Temple Grandin, docteure zootechnicienne de renommée internationale. Si elle était un animal herbivore, déclare Temple Grandin, « elle “préférerait mourir dans un abattoir” doté d’un système qu’elle a conçu pour rendre l’opération sans douleur, plutôt que dans la nature, en souffrant de la faim ou dans la conscience de l’attaque d’un prédateur : au début de sa carrière, elle a vu dans un ranch en Arizona un veau toujours vivant partiellement dévoré par des coyotes, et en a conclu que “la Nature peut être très rude” ».

De fait, la nature n’est pas un jardin d’Éden où, pour paraphraser la Bible, toutes les créatures sont réconciliées ; le loup habite avec la brebis ; le tigre repose avec le chevreau ; veau, lionceau, bélier vivent ensemble et un jeune enfant les conduit. Cette image idyllique véhiculée par les films de Disney, par exemple, n’existe pas. Dans la nature, c’est qui mangera qui, et dans cette jungle où règne la loi du plus fort, les bons sentiments et la notion de cruauté propre aux humains n’ont aucune place.

Raisons spirituelles

Il n’existe aucun lien entre la bonté d’une personne et le fait d’être végétarien. On trouve de tout dans ce domaine. Le Dalaï-Lama, par exemple, qui n’est pourtant pas une personne dénuée de bonté et de compassion, est un mangeur de viande. Alors que l’assassin Charles Manson était végétarien !

Les hindous, y compris les brahmanes, qui sont pourtant végétariens, sont d’une cruauté inouïe envers les animaux, autant la vache dite sacrée que les chiens et les chats. Même Gandhi ne parvint pas au nom de la bonté universelle « à empêcher les laitiers hindous de laisser délibérément leurs veaux mourir de faim afin de vendre quelques litres de lait de vache supplémentaires », déplorait l’égérie du Front de libération animale Maximiani Portas dite Savitri Devi (1905-1982).

On peut en dire autant de Brigitte Bardot qui fait la promotion tapageuse de la zoothérapie et des animaux de compagnie tout en cassant du sucre sur les éleveurs d’animaux de boucherie, alors qu’animaux de compagnie et animaux de boucherie, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Ce sont en effet tous les deux des animaux domestiques exploités par l’homme. Brigitte Bardot est pourtant bien placée pour savoir que la commercialisation massive des animaux de compagnie, stimulée par les observations anecdotiques du psychiatre américain Boris Levinson, qui sont devenues le leitmotiv de cette industrie, n’est pas sans conséquence sur les animaux de compagnie à tous les niveaux de la chaîne de consommation : production, vente, entretien, réparation et recyclage. Conclusions

Bien que la viande soit un élément central du régime alimentaire de notre espèce depuis des millions d’années, dans le cadre de l’Agenda 2030 et de la Grande remise à zéro, certaines autorités comme l’Europe de Bruxelles, l’ONU, les oligarques comme Jacques Attali et Bill Gates ainsi que les technocrates de Davos cherchent à la faire abolir. Mais les raisons évoquées par ces autorités n’ont absolument rien à voir avec la santé, le climat, l’éthique et la spiritualité, mais tout à voir avec des raisons financières et idéologiques ; elles sont en effet toutes acoquinées avec l’industrie des substituts de viande, les militants du mondialisme et du climat, du droit des animaux et d’autres formes de végétarisme idéologique, comme l’adventisme du septième jour.

Les arguments contre le régime carné ne reposent sur rien de concret. L’affirmation selon laquelle la viande est un « aliment malsain » n’est absolument pas étayée. L’élevage qui peut certes être polluant n’a aucun impact négatif sur le climat. Manger de la viande ne fait de vous ni un monstre sanguinaire ni un méchant suprématiste humain comme le prétend Ingrid Newkirk, la Brigitte Bardot du mouvement animalitaire américain People for the Ethical Treatment of Animals.

Charles Danten

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