A la découverte des Saints Bretons. Le 31 juillet, c’est la Saint Jermen (Germain d’Auxerre)

Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.

Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».

En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.

Le 31 juillet, c’est la Saint Jermen (Germain d’Auxerre)

Germain d’Auxerre ou Germain l’Auxerrois, né vers 380 à Appoigny près d’Auxerre dans l’Yonne et mort le  à Ravenne en Italie, est un fonctionnaire de l’Empire romain et un religieux gaulois de l’Antiquité tardive, devenu 6e évêque d’Auxerre en 418.

C’est un saint chrétien, le plus célèbre des saints Germain, reconnu pour avoir été l’évangélisateur de l’Auxerrois et de la Bretagne insulaire.

Il lutte contre le pélagianisme, notamment en Bretagne insulaire où il fait deux voyages à 16 ans d’intervalle (430 et 448). C’est lors de son premier trajet vers la Bretagne, accompagné par saint Loup, évêque de Troyes, qu’il rencontre une petite fille âgée de dix ans, qu’il consacre à Dieu et qui deviendra sainte Geneviève. Dix-sept ans plus tard, il la revoit à Lutèce, lors de son second voyage de Bretagne. « Comme Germain, elle choisit l’Église et l’empire. Ce calcul politique la conduisit à soutenir les Francs païens, à favoriser leur expansion, et à les inciter à se convertir au catholicisme… Ce fut le triomphe posthume de Germain : Geneviève, sa fille spirituelle, permit la construction d’un royaume à la fois chrétien et romain, qui donna naissance à la France ».
Il est accompagné pour le deuxième voyage par saint Sévère, 14e évêque de Trèves et disciple de Hilaire archevêque d’Arles. Ils sont accueillis par Elaf. Alors que Germain rentre de cette expédition, sa dernière en Bretagne, il reçoit une délégation des villes d’Armorique. Leur peuple avait participé à une rébellion contre Valentinien III et recevait de la part d’Aetius le même traitement que les bagaudes. Les temps et l’Empire romain sont troublés et instables. Aetius, généralissime de l’Empire romain depuis 429 et consul pour la 3e fois en 446, doit faire face à de multiples pressions. Il a délocalisé les Alains du Rhin, vaincus quelques années avant, vers Orléans avec mission pour eux de contrôler (d’attaquer) les bandes bagaudes de la région, particulièrement virulentes à cette époque. Lors de la révolte armoricaine il ordonne au roi des Alains de la Loire  d’attaquer l’Armorique. Germain négocie une paix, que le roi des Allains accepte à condition que le traité de paix soit ratifié par Aetius. Germain se met donc en route pour Ravenne, où se trouve Aetius puis y trouve la mort.

Crédit photo : Pixabay (cc)
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Une réponse

  1. contente d’apprendre qui a mené SAINTE GENEVIEVE MA PATRONNE PUISQUE PARISIENNE !
    parlez beaux merles SA MONTAGNE EST TOUJOURS PRESENTE ET LE PANTHEON on fait selon les égos du moment mais voyez elle vient d’avoir très récemment la visite d’une GENEVIEVE ANTHONIOZ DE GAULLE
    et oui orgueilleux humains !!!

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